Cancer du poumon : quand le ciel vous tombe sur la tête !

Je suis triste

Ce midi, juste après le repas et les infos à la télé, avant de faire ma sieste, j’ai ouvert le message que l’épouse d’un collègue venait de m’en­voyer. Elle m’y annonçait le décès de son mari : "Il souhai­tait prendre congé." disait-elle ! Il avait ou allait avoir soixante ans, si je ne me trompe.

C’est avec des sanglots et des larmes que je lui ai répondu, briè­ve­ment pour une fois. Fred et moi nous appré­ciions beau­coup.

Nous avons plus d’une fois échangé via le forum Joomla! puis hors de celui-ci, tant pour régler des problèmes de sites que pour parler d’autre chose, du bou-saadi (il avait eu l’oc­ca­sion de passer à Bou-Saâda il y a une tren­taine d’an­nées), de généa­lo­gie, de méde­cine. Nous avons très vite échangé comme si nous nous connais­sions depuis des années.

Fred était tétra­plé­gique depuis dix-huit ans, suite à un bête acci­dent de la route. Bien que cloué le plus souvent au lit, plus rare­ment au fauteuil comme j’ai cru le comprendre, il était très actif, mili­tait dans une asso­cia­tion de recherches sur les lésions médul­laires, entre autres.

Il était hospi­ta­lisé depuis fin novembre, et il y a un mois, il me disait dans un message encou­ra­geant qu’il comp­tait bien reprendre la gestion des sites dont il s’oc­cu­pait.

La vie est cruelle. Tu vas me manquer Fred !

 

Que dire de moi après ça ? Qu’a­près la bonne nouvelle des résul­tats des contrôles début mars, j’ai ressenti d’abord un éner­ve­ment bizarre, puis un après-midi pendant ma sieste une sensa­tion de cœur qui battait trop fort, mais pas trop vite. Ma tension était bonne. C’était très désa­gréable. Le lende­main j’ai consulté mon méde­cin géné­ra­liste qui n’a rien trouvé d’ex­ci­tant à l’élec­tro­car­dio­gramme et a simple­ment augmenté le dosage d’un de mes médi­ca­ments, en me deman­dant une nouvelle fois si j’avais vu le cardio­logue qui m’avait pris en charge il y a plus de deux ans, pour contrôle de routine.

J’ai hésité à prendre rendez-vous, sachant que les délais étaient longs, même certai­ne­ment en me présen­tant comme méde­cin, d’au­tant que les choses étaient rentrées dans l’ordre. Mais il y a deux semaines, le samedi, nouvel épisode pendant ma sieste avec retour à la normale en fin d’après-midi. Tout allait bien le dimanche, et lundi matin, j’ai tenté d’avoir la secré­taire qui s’oc­cupe des consul­ta­tions avan­cées de cardio­lo­gie à l’hô­pi­tal local. Elle ne serait là que le lende­main après-midi. Un peu plus tard, j’ai tenté d’ob­te­nir un rendez-vous en urgence au service de cardio­lo­gie de l’hô­pi­tal d’An­no­nay : impos­sible, les méde­cins étaient surchar­gés. Il ne me restait plus que l’op­tion d’al­ler aux urgences en début d’après-midi, après ma sieste. En maxi­mi­sant un peu mes symp­tômes, j’ai rapi­de­ment été pris en charge, perfusé juste pour garder une veine au cas où, mis sous scope pour surveillance de mon rythme cardiaque, avec prises de tension de temps à autre, mais il m’a fallu attendre dix-neuf heures trente pour pouvoir passer un angio-scan­ner. Lors du chan­ge­ment d’équipe, une infir­mière a pu faire venir mon épouse à mes côtés. Le temps m’a paru moins long (j’étais alors seul dans une pièce), puis j’ai été trans­féré dans le couloir où, malgré l’état dans lequel nous étions les uns et les autres, à attendre d’être hospi­ta­li­sés ou auto­ri­sés à rentrer à la maison, il régnait une ambiance bon enfant !

En ce qui me concerne, la déci­sion avait été prise de conti­nuer à me surveiller, en m’hos­pi­ta­li­sant dans le service de cardio­lo­gie (ce que j’es­pé­rais...). Il a fallu attendre envi­ron minuit pour que les infir­mières viennent me cher­cher. Mon épouse, qui n’avait pas envie de rentrer de nuit, est restée avec moi et nous avons dû aussi mal dormir l’un que l’autre cette nuit-là, entre les alarmes des autres chambres et les prises de tension régu­lières avec le passage de l’in­fir­mière. Aucun trai­te­ment spéci­fique ne m’avait été donné, j’avais seule­ment pris mes médi­ca­ments habi­tuels avec l’ac­cord du méde­cin urgen­tiste. Une simple surveillance en atten­dant d’éven­tuels examens complé­men­taires. Les deux nuits suivantes ont été un peu meilleures, mais dormir avec ces bruits et ces visites, avec les câbles du scope, l’ap­pa­reil à tension dont le tuyau se débran­chait au moindre mouve­ment, et le capteur de satu­ra­tion d’oxy­gène au bout d’un doigt, ce n’est pas simple...

Le radio­logue avait suspecté un petit épan­che­ment péri­car­dique à l’an­gios­can, qui ne se voyait pas au précé­dent scan­ner quatre semaines plus tôt. Le lende­main matin, le cardio­logue m’a semblé plus préoc­cupé par mon histoire de cancer du poumon, malgré la néga­ti­vité des examens début mars. Il prévoyait une écho­car­dio­gra­phie qu’il n’a pu me faire que le lende­main matin, à la recherche de cet épan­che­ment, au cas où il aurait fallu le ponc­tion­ner. Mercredi matin donc, cet examen lui a d’abord fait dire qu’il n’y avait rien à ponc­tion­ner, a permis de savoir que mes artères caro­tides étaient très belles (l’ur­gen­tiste avait parlé de souffle qui n’était donc qu’un arte­fact), et le jeudi matin, j’ai eu l’im­pres­sion que le cardio­logue mettait en doute cette suspi­cion d’épan­che­ment. Il déci­dait alors de me libé­rer, après une épreuve d’ef­fort que je n’ai pu faire qu’un peu après le repas de midi. Celle-ci s’est révé­lée normale. J’ai donc un cœur en bon état, malgré ce problème de tension et de batte­ments trop forts. Je ne sais toujours pas ce qui provoque ces sensa­tions ni s’il y a quelque chose de parti­cu­lier à faire lorsque ça se produit, sinon attendre que ça passe seul...

Pendant mon hospi­ta­li­sa­tion, il avait réduit mon trai­te­ment hypo­ten­seur, chan­geant plusieurs fois en fonc­tion des varia­tions de tension et de rythme, me lais­sant sortir avec le même trai­te­ment anti­aryth­mique, mais avec une seule prise d’hy­po­ten­seur au lieu des quatre (deux produits) que je prenais depuis juillet et l’épi­sode d’hy­per­ten­sion qui avait suivi une séance de chimio­thé­ra­pie. Depuis, cette prise unique ayant peu à peu laissé remon­ter un peu trop ma tension, j’ai réta­bli la prise du soir d’un des produits, et je surveille de temps en temps.

J’es­père que la secré­taire, tout aussi surchar­gée que les méde­cins, m’en­verra une copie du compte-rendu et des conseils me concer­nant, donnés à mon géné­ra­liste, sinon il faudra que je l’ap­pelle pour le lui rede­man­der. Le cardio­logue avait parlé d’un holter sur une semaine pour véri­fier la régu­la­rité de mon rythme cardiaque, mais je suis parti du service sans savoir s’il y avait renoncé compte tenu des résul­tats des autres examens. En tout cas, il ne m’a pas fait contac­ter afin qu’on m’en mette un en place... J’es­père que ma tension se stabi­li­sera. J’ai cru comprendre que le cardio­logue la tolé­rait, compte tenu de mon âge, à des valeurs un peu plus hautes que ce qu’on entend dire. En tout cas, je ne crois pas avoir eu d’étour­dis­se­ments depuis qu’elle est un peu plus haute, ce qui n’est pas plus mal !

Reste main­te­nant à attendre la consul­ta­tion d’oph­tal­mo­lo­gie, avec les internes m’a dit la secré­taire... J’avais d’abord accepté un rendez-vous avec une orthop­tiste pour une OCT (espèce d’écho­gra­phie des yeux, en simpli­fiant), mais après avoir trans­mis la lettre de mon ophtalmo deman­dant l’avis auto­risé d’un confrère, je n’ai eu droit qu’à une consul­ta­tion avec "les internes" lundi 29 au matin. Même pas une propo­si­tion de rendez-vous dans deux ou trois mois avec un des méde­cins confir­més du service, malgré la demande de mon propre ophtalmo ! Cette cata­racte me gêne beau­coup, surtout sur l’écran où je passe plusieurs heures par jour et où je ne vois que d’un œil, comme pour lire mes bouquins, un peu moins à l’ex­té­rieur car je n’y vais guère. Mais selon la lumi­no­sité, c’est très désa­gréable. J’es­père qu’ils voudront bien m’opé­rer, et pas dans deux ans !

J’at­tends aussi un TEP scan, demandé par le cardio­logue (je doute de son inté­rêt, sinon pour se rassu­rer, dans la mesure où le cancé­ro­logue n’avait prévu un nouveau contrôle scan­ner qu’en juillet). La secré­taire m’a annoncé un délai de trois à quatre semaine, donc plus que deux ou trois main­te­nant !

J’au­rais dû mettre en place mon vélo sur son home trai­ner. Du coup, il prend toujours la pous­sière dans le garage, pneus à plat faute d’avoir été regon­flés depuis un sacré moment. Il m’est arrivé de sortir un peu dans le jardin, histoire de bouger un petit peu, mais ça n’a guère fait pleu­voir...

Un peu de répit !

Après trois mois de craintes, les contrôles récents sont encou­ra­geants : bilan biolo­gique sans réel chan­ge­ment (insuf­fi­sance rénale stable, anémie stable...), IRM céré­brale sans modi­fi­ca­tions depuis juillet dernier, scan­ner compa­rable à celui d’il y a trois mois, donc la réci­dive a été appa­rem­ment détruite. Mais à l’ap­proche de ces contrôles, je vous prie de croire que le stress était sous-jacent, même s’il ne me para­ly­sait pas.

Tout ça ne voulant pas dire qu’il n’y aura pas un jour un réveil de cellules patientes, vous imagi­ne­rez aisé­ment ce que cela peut donner avec mon opti­misme habi­tuel (ceux qui me connaissent compren­dront...).

Bien, la mala­die est conte­nue à défaut d’être guérie, mais il reste tous les soucis anté­rieurs et ceux consé­cu­tifs aux deux chimio­thé­ra­pies d’il y a trois ans et de l’an dernier : aller­gies diverses, gorge qui gratte en perma­nence, épisodes de possible migraine ophtal­mique (en pause en ce moment, ouf), probable aggra­va­tion brutale de ma cata­racte droite qui fait que je ne peux plus lire du seul œil droit (surtout très gênant sur l’écran), douleurs coliques perma­nentes et troubles du tran­sit.

Et le plus pénible : douleurs dorso-lombaires dès le lever (alors qu’elles avaient disparu l’an dernier après le chan­ge­ment de mate­las) proba­ble­ment aggra­vées ou auto-entre­te­nues par ces douleurs coliques, douleurs muscu­laires avec fati­ga­bi­lité impor­tante. Impos­sible de rester long­temps debout, impos­sible de marcher un moment sans avoir rapi­de­ment besoin de m’as­seoir à cause de la fatigue et des douleurs lombaires et dorsales basses (même le simple tour du jardin est épui­sant). Bien sûr, avec tout ça il y a l’es­souf­fle­ment, la gorge qui sèche au moindre effort (ce qui s’ac­com­pagne en géné­ral à l’in­verse d’une crise de rhinite vaso­mo­trice). Même la masti­ca­tion est parfois diffi­cile, par exemple quand le pain fait un peu "caou­tchouc" ou qu’un morceau de viande est un peu coriace... et le mouchoir est vite trempé lors des repas, le nez est une vraie fontaine à chaque fois. Ne parlons pas des épisodes de tête qui tourne quand je me penche et me relève... mais comme ma tension est stabi­li­sée, pas ques­tion d’en­vi­sa­ger un chan­ge­ment de trai­te­ment pour ça.

Il faut que j’es­saie d’avoir un rendez-vous assez proche avec l’oph­talmo pour ce problème de vision : pas gagné, les délais étant habi­tuel­le­ment de huit mois au moins... Mais si c’est bien une cata­racte, une opéra­tion dans pas trop long­temps m’ar­ran­ge­rait bien. Je ne me souviens plus quand j’ai vu le pneu­mo­logue mais il me semble bien qu’il devrait me revoir cette année : là encore, en géné­ral le délai est de quatre mois !

Pour reve­nir à ma faiblesse muscu­laire, le seul conseil (pas de trai­te­ment) du cancé­ro­logue a été d’abord de marcher, puis quand je lui ai rappelé mes douleurs dorso-lombaires, il m’a proposé de faire du vélo d’ap­par­te­ment, ce qui protè­ge­rait ma colonne et me ramène au vieux projet de rentrer mon vélo de route dans le séjour et de le mettre sur son home-trai­ner, avec le risque de me conten­ter de le regar­der sans monter dessus !

A propos de projet, sont toujours au placard ceux de (re)photo­gra­phier mes collec­tions de stylos, couteaux, appa­reils photo et petites voitures. L’en­vie qui m’avait pris aussi de reprendre les fini­tions de certains engins radio­com­man­dés s’est éteinte, et celle de monter les maquettes de voitures et autres ne se mani­feste plus, malgré les rappels de mon épouse voire du phar­ma­cien qui en est un spécia­liste. Avec ma mauvaise vision actuelle, ça n’aide pas non plus.

Et puis c’est telle­ment plus simple de rester devant mon écran à attendre que quelqu’un ait besoin de mon aide... Mais en ce moment, ça ne se bous­cule pas : j’ai même réussi à m’oc­cu­per d’un de mes sites pro, c’est dire.

Allez... un peu de sourire pour termi­ner. Les petits oiseaux chantent, l’aman­dier, le cognas­sier du Japon et les forsy­thias ont commencé à fleu­rir, les violettes et prime­vères ainsi que les aubriètes les ayant précé­dés. L’as­so­cia­tion du cognas­sier avec ses fleurs rouges et des deux forsy­thias avec leur fleurs jaunes en un bosquet est ce que j’at­ten­dais ! Les tulipes poussent, reste à savoir si elles se déci­de­ront à fleu­rir, d’une année à l’autre, c’est très aléa­toire. Il ne manque plus que les hiron­delles pour se croire au prin­temps. Mais je suis ennuyé parce que je n’ai pas réussi à trai­ter mes arbres avec de la bouillie borde­laise, ni à l’au­tomne, ni cet hiver, et il semble­rait qu’on ait droit à toute une période humide à venir.

Ah, j’ou­bliais : prochain contrôle scan­ner, suivi de la consul­ta­tion avec le cancé­ro­logue, prévu le 11 juillet !

Trois ans !

Aujourd’­hui, cela fait donc trois ans que ce cancer du poumon était décou­vert, non nommé encore mais tant suspecté !

Depuis près de deux mois, je ne vous ai rien raconté. Rien de parti­cu­lier en effet, la routine... Rien n’a vrai­ment changé depuis, si ce n’est une aggra­va­tion de ce que je pense être ma cata­racte droite, qui me gêne beau­coup, surtout sur écran où je passe quand même beau­coup d’heures, bien moins qu’a­vant, mais quand même au moins six heures chaque jour. Il faudrait que je tente d’avoir un rendez-vous avec l’oph­tal­mo­logue, en espé­rant un délai pas trop éloi­gné (en temps normal, c’est envi­ron huit mois comme j’ai déjà dû le dire), mais avec l’hi­ver, il ne faudrait pas que des chutes de neige viennent nous bloquer à la maison juste le jour du rendez-vous, comme ça s’était produit mi-mars il y a trois ans lorsque nous devions descendre jusqu’à Valence voir un assu­reur...

Ma voix n’a pas changé, toujours bien cassée et variant parfois, et je n’ai toujours pas pris non plus le télé­phone pour avoir un rendez-vous avec l’or­tho­pho­niste. Les sécré­tions qui découlent de son irri­ta­tion m’obligent à grat­ter souvent ma gorge, surtout après les repas ou après avoir bu. Même un peu d’eau peut suffire. Parfois les bonbons aux plantes et à la stévia, ou de temps en temps un bonbon au miel, suffisent, parfois c’est comme si je ne faisais rien. Ces temps-ci, heureu­se­ment que je m’en­dors rela­ti­ve­ment vite, car même après un ou deux bonbons, je conti­nue à grat­ter et donc à faire du bruit qui peut gêner l’en­dor­mis­se­ment de mon épouse... Cette grat­touille n’est pas récente, et j’ai déjà eu des épisodes où elle était parti­cu­liè­re­ment gênante. Je n’ai pas l’im­pres­sion que les sécré­tions soient bron­chiques mais plutôt laryn­gées, d’au­tant qu’il y a quand même des périodes de la jour­née, et la nuit, où elles me laissent tranquille. Je reste persuadé que le stress aggrave cette irri­ta­tion, même si un probable reflux œsopha­gien pour­rait avoir un rôle (j’ai une hernie hiatale avérée), ainsi que de petites fausses routes lors de la déglu­ti­tion, liées à la para­ly­sie récur­ren­tielle appa­rue il y a un an et respon­sable aussi de mes problèmes de voix. J’au­rais aussi tendance à la rappro­cher de mes épisodes de rhinite vaso­mo­trice qui me font couler le nez dès que je mange ou fais un effort.

Des efforts, je n’en fais plus guère, à part, une fois tous les trente-six du mois, remuer le compos­teur... Plus de brico­lage, toujours pas de montage de maquettes... Je n’ai que réussi l’ex­ploit d’im­pri­mer et relier enfin les scans commen­tés des albums photos venant de mes parents, mais je n’ai rien fait des autres photos numé­ri­sées.

Il y a un an, nous avons changé de mate­las, j’en avais proba­ble­ment parlé et dit que suite à ce chan­ge­ment, mes lombal­gies avaient pratique­ment disparu. Le mate­las est moins raide que le précé­dent, les soins de kiné­si­thé­ra­pie et surtout ce chan­ge­ment étaient en cause, mais même si depuis un an j’ai souvent les lombaires qui claquent lorsque je me penche, retrou­vant là ce que j’ai vécu en salle d’opé­ra­tion dans les années 80, j’ai vu réap­pa­raître un enrai­dis­se­ment légè­re­ment doulou­reux, parce que le mate­las manque fina­le­ment de fermeté, peut-être (il s’est déjà partiel­le­ment déformé sous mon poids). Mine de rien, entre les nuits et les siestes, je passe en moyenne onze à douze heures dans mon lit chaque jour ! Jusqu’à deux bonnes heures de sieste parfois, comme aujourd’­hui... La douleur costale basse posté­rieure, qui appa­raît surtout lorsque je dois rester un moment debout, statique, semblant aussi liée aux douleurs coliques qui ne me lâchent guère, je ne sais toujours pas si elle est d’ori­gine viscé­rale ou rachi­dienne. Lorsque je me penche en avant, j’ai l’im­pres­sion que c’est tout autant la raideur rachi­dienne que la douleur colique qui m’ar­rête.

Je parlais plus haut de stress : il ne me quitte pas, la crainte que le prochain contrôle début mars trouve de nouveau quelque chose de mauvais qui m’en­traîne vers de nouveaux trai­te­ments est perma­nente. Mis à part ces divers problèmes, je ne me sens pas mal, juste bien limité dans mes acti­vi­tés, mais en sursis... alors qu’il y a trois ans, j’avais la certi­tude que je gagne­rais mon combat.

Ce qui est curieux, c’est que j’ai comme souve­nir de l’an dernier que je me sentais alors très bien, n’en gardant que ces heures de brico­lage notam­ment, qui m’ont fait énor­mé­ment de bien. Mais récem­ment, me rendant compte que si j’ai des craintes à expri­mer que je ne veux pas parta­ger avec vous pour ne pas vous inquié­ter, et que donc je ne peux mettre ici, j’ai décidé, y pensant depuis long­temps, à récu­pé­rer tous les articles de ce site pour en faire un livre où je pour­rais m’y épan­cher plus si besoin, et à cette occa­sion, j’ai rapi­de­ment relu certains passages pour me souve­nir qu’en fait l’an dernier, dans les semaines qui ont précédé la décou­verte de la réci­dive ganglion­naire, j’étais mal à l’aise, comme si j’avais un pres­sen­ti­ment. J’ai donc extrait tous ces articles, leurs titres et leurs dates pour les impor­ter dans un docu­ment MS Word, où celui-ci et les prochains les rejoin­dront proba­ble­ment, et où je pour­rai si besoin, sur les anciens comme les futurs, appor­ter des préci­sions ou commen­taires que j’au­rais besoin de mettre en mots sans que personne ne les voie avant que ce livre soit devenu acces­sible à mes proches. Bien que n’ayant pas autant raconté depuis trois ans que ce que je pensais, j’en ai déjà plus de 120 pages A4, plus de 200 en A5 !

Récem­ment, j’ai imprimé ce que j’ai nommé mes mémoires, enta­mées il y a plusieurs années et dont le but était d’es­sayer de faire ressur­gir des souve­nirs de ma toute petite enfance, puis de racon­ter ce qui s’est passé plus tard. Dans un premier temps, j’avais ajouté les textes de ce site à ces souve­nirs, puis je les en ai isolés, ne sachant pas trop si je devais en faire un "tome 2" en quelque sorte. Rien n’in­ter­dit de les asso­cier plus tard... Si j’ai imprimé ces pages, c’est pour pouvoir les relire plus faci­le­ment qu’à l’écran et noter si besoin dans la page blanche en face quoi y ajou­ter, qui me revien­drait main­te­nant. Mais je ne m’y suis pas encore mis.

Peut-être mon addic­tion à l’écran et surtout à aider autrui est-elle aussi un moyen de me fuir moi-même ? Hélas, en ce moment, je n’ai guère à faire sur les sites et comme je suis toujours aussi rapide à trou­ver des solu­tions, ça ne m’oc­cupe que très peu. Il y a quelques temps, j’ai trouvé une occu­pa­tion plus chro­no­phage : la traduc­tion ou révi­sion de fichiers de langue de certaines exten­sions pour Joomla! du fait que certaines ont des traduc­tions absentes ou mal faites, par des traduc­teurs approxi­ma­tifs ou auto­ma­tiques faisant surtout de la traduc­tion litté­rale. Il y a quelques mois, je m’étais attaqué à une traduc­tion inexis­tante d’une exten­sion que j’avais voulu tester. La propo­sant à son auteur, j’en ai été récom­pensé par deux ans de licence gratuite pour un nombre illi­mité de sites, près de 250 € de cadeau ! Je me suis aussi occupé de trois autres, mais pour l’ins­tant, bien que leurs tarifs soient bien plus faibles, aucune licence ne m’a été offerte. Là, je suis en train de finir celle d’une exten­sion dont je n’ai actuel­le­ment ni la licence, ni le besoin pour un projet : près de 3500 chaînes à corri­ger ! J’en suis au moins au quatrième passage pour affi­ner et préci­ser, chan­ger les termes lorsqu’ils ont été initia­le­ment mal compris, je me bats en effet avec des termes anglais qui ont plusieurs signi­fi­ca­tion en français, voire que l’au­teur lui-même utilise dans un sens non clas­sique.

Cette exten­sion est faite par un Cana­dien anglo­phone, ne parlant pas du tout français, et qui a utilisé les services de traduc­tion auto­ma­tique de Google pour propo­ser sa version française, bour­rée d’er­reurs et donc diffi­cile à comprendre pour qui débute avec cette exten­sion assez poin­tue et parfois complexe. Le prin­cipe des fichiers de langue dans Joomla! est d’uti­li­ser un couple chaîne-traduc­tion : le système inter­prète donc la chaîne dans le code pour en affi­cher sa traduc­tion. Pour un projet on m’avait demandé conseil sur une possi­bi­lité de prendre des rendez-vous de durée variable, pour plusieurs inter­ve­nants. Après recherches, cette exten­sion m’a semblé la plus adap­tée et nous avons commencé à la para­mé­trer ; j’ai aussi commencé à amélio­rer sa traduc­tion pour qu’elle colle mieux au projet et pour mieux comprendre le fonc­tion­ne­ment de ce système de prises de rendez-vous capable de gérer donc plusieurs inter­ve­nants, les pauses, les congés, etc.
Mais après un accro­chage avec la cliente qui ne s’im­pliquait guère dans la créa­tion de son site, savait critiquer l’ab­sence d’un "s" dans un mot de la traduc­tion initiale mais était inca­pable de répondre aux ques­tions pratiques indis­pen­sables aux para­mé­trages, le projet a capoté. Comme dirait les jeunes, elle nous a fait un "caca nerveux" ou "pété un câble" lorsque je lui ai rappelé que je lui avais donné toutes les infos néces­saires pour qu’elle teste le système de rendez-vous sur un site et celui de tchat sur un autre, et nous donne un premier avis avant que nous allions plus loin, et qu’elle nous repro­chait de ne pas pouvoir tester... D’un certain côté, ce n’est pas plus mal dans la mesure où cette dame pouvait chan­ger d’avis sans préavis et nous obli­ger à chan­ger complè­te­ment la concep­tion de son site, nous faisant perdre ainsi beau­coup de temps. J’au­rais dû alors aban­don­ner le projet de traduc­tion, puisque mes fichiers n’al­laient inté­res­ser personne avec qui je sois en rela­tion, aucun projet en vue ne pouvant en avoir besoin, pas même une nouvelle inter­ve­nante sur le forum fran­co­phone de Joomla! à qui je l’avais conseillé et qui n’était même pas allée voir les démos sur le site de l’au­teur, sous prétexte que cette exten­sion était commer­ciale : $49/an... Mais j’ai trouvé cette exten­sion trop inté­res­sante pour lais­ser tomber.
De plus, son auteur se prénomme Rob et nous devons être à peu près de la même géné­ra­tion, ce qui m’a un peu motivé aussi. Et puis ça prend beau­coup de temps tout en étant stimu­lant, ça occupe, quoi !

J'ai mieux dormi !

Cette fois, je n’ai pas eu besoin du demi-comprimé d’an­xio­ly­tique qu’il m’ar­rive de prendre lorsque le stress monte trop ou encore pour atté­nuer mes douleurs coliques.

Il paraît que j’ai dit plusieurs fois "oui" dans la nuit, mais je n’ai aucun souve­nir des rêves qui ont pu les amener. Je sais que j’ai souvent tourné, cepen­dant, que j’ai senti mon nez irrité plusieurs fois, mais je me rendor­mais aussi­tôt.

Cet anxio­ly­tique, j’en avais pris un demi-comprimé de son plus faible dosage avant-hier soir. Je l’avais décou­vert il y a bien long­temps, après en avoir avalé un autre et en être devenu dépen­dant dans les semaines et mois qui avaient suivi ma sépa­ra­tion et mon divorce. Celui-ci, je me suis très vite aperçu que je pouvais ne l’uti­li­ser que très épiso­dique­ment, et depuis, c’est très excep­tion­nel­le­ment que j’y ai eu recours.

Mais ces derniers quinze jours, l’ap­proche du scan­ner de contrôle m’inquié­tait et mes nuits étaient hachées, mes douleurs coliques plus fréquentes et intenses. Certains soirs donc, je préfé­rais prendre le risque d’être un peu plus vaseux le lende­main, mais je l’au­rais été en dormant mal... J’ai hésité à passer à une prépa­ra­tion de phyto­thé­ra­pie, mais j’ai cédé à la faci­lité, ayant sous la main une boîte de ce produit.

Il faut dire qu’a­vant-hier je me suis levé plus tôt que d’ha­bi­tude, et quand j’ai quitté mon siège de bureau pour aller déjeu­ner, j’ai ressenti une forte douleur lombaire, surtout sur la crête iliaque gauche, ce qui n’est pas habi­tuel, et au niveau des dernières côtes droites, comme lorsque je reste trop long­temps debout. Les douleurs coliques étaient aussi un peu plus présentes. Un peu de para­cé­ta­mol, pour une fois, et ces douleurs étaient suppor­tables. Après ma sieste, grosse crise de colite, seule une douleur dorsale basse persis­tait. Hier, cette douleur dorsale était plus diffuse, tout comme ce matin. Peut-être est-elle en rapport avec cette crise coli­tique, pour­tant, les douleurs coliques sont peu intenses.

Donc j’ai quand même mieux dormi cette nuit. Hier, j’avais comme grosse crainte d’abord ce que révè­le­rait le scan­ner, ensuite le risque d’être bloqué sur la route par les gilets jaunes et de ne pas pouvoir faire ce scan­ner. J’avais rendez-vous à 15 h. Parti un peu tôt, j’étais légè­re­ment en avance. On m’a pris avec un peu de retard, il a fallu presque plus de temps pour trou­ver une veine utili­sable pour l’injec­tion que pour l’exa­men lui-même. Il était presque 17 h lorsque j’ai eu les résul­tats : le ganglion a quasi­ment disparu et ne prend pas le produit de contraste. Ouf !

Il me fallait alors trou­ver comment aller jusqu’au centre de radio­thé­ra­pie voir mon cancé­ro­logue. Ne connais­sant pas suffi­sam­ment Valence, je ne pouvais prendre le risque de m’y perdre aussi ai-je fait un long détour pour retrou­ver une route que je connais­sais. J’ai pu passer sans encombre malgré la présence d’un gros groupe de gilets jaunes sur un circu­laire au sud de Valence (pour ceux qui me liront plus tard, peut-être, ce sont des parti­cu­liers en révolte contre la baisse du pouvoir d’achat, grogne déclen­chée par de nouvelles hausses des taxes sur les carbu­rants, hausses dont le but est, avec d’autres mesures plus ou moins contrai­gnantes, de nous forcer à passer à la voiture élec­trique dont je doute fort qu’elle soit en vérité moins polluante).

J’ai ensuite eu la chance que le cancé­ro­logue me prenne avec un peu d’avance. Il a été satis­fait de ce que le scan­ner a montré et de la stabi­lité du bilan biolo­gique (très légère amélio­ra­tion au niveau rénal, par contre retour à une anémie suppor­table). Nous nous rever­rons dans trois mois, avec IRM céré­brale et nouveau scan­ner.

Je l’ai informé de ma réti­cence puis de l’ar­rêt rapide de prise du médi­ca­ment destiné à trai­ter les dyses­thé­sies des pieds, suffi­sam­ment peu gênantes pour éviter un trai­te­ment. J’ai oublié de lui parler de cette irri­ta­tion de la gorge, si fréquente, mais le scan­ner n’y a rien noté de parti­cu­lier, et je sais que souvent le stress (celui de cette irri­ta­tion même, aussi) y est pour beau­coup.

Il reste cette voix cassée pour laquelle il ne me semblait pas convaincu de l’in­té­rêt d’une réédu­ca­tion. Nous savons que le nerf lésé ne récu­pé­rera pas et que la corde vocale conti­nuera à ne pas fonc­tion­ner correc­te­ment. Je lui ai donc reposé la ques­tion et on a convenu que je pren­drai contact avec l’or­tho­pho­niste pour au moins avoir un avis spécia­lisé. Je ne sais pas encore quand je me déci­de­rai...

De mauvais poil...

Près de huit semaines ont passé depuis la fin des séances de radio­thé­ra­pie, et, hormis le fait que je n’ai plus ces multiples dépla­ce­ments à faire, rien n’a changé dans mon rythme de vie ! Ça me met de mauvais poil !

Ajou­tez à ça que depuis des années je le suis déjà en cette période d’ap­proche des fêtes et que le scan­ner de contrôle et la consul­ta­tion du cancé­ro­logue sont pour dans quelques jours, si les gilets jaunes ne me bloquent pas...

Comment pour­rais-je cacher que ce qu’on va trou­ver pour­rait ne pas être une bonne nouvelle ? On a beau vouloir se battre, on n’est pas maître de grand-chose...

Oh, il y a quelques semaines, j’étais persuadé (méthode Coué ?) que j’al­lais enfin termi­ner ma gestion des vieilles photos et m’at­taquer au reste de mes projets, dont le montage des maquettes, la réor­ga­ni­sa­tion, après prises de photos, de la présen­ta­tion des collec­tions d’ap­pa­reils photo et des voitures minia­tures. J’étais même arrivé à faire de la place sur mon bureau. Depuis, ça s’est de nouveau rempli de tas de choses qui pour­raient être rangées à portée de main, et il n’y a pas de place même pour y placer un bloc de papier à lettre et encore moins une maquette à monter.

J’avais prévu, malgré la grande diffi­culté probable, de commen­cer par le montage de la maquette de l’Al­pine A110 de 1973 en résine, au 1/43°. Mais en sortant le plan­cher de son sachet, une partie de l’ar­rière a cassé, l’autre en a fait autant quand je l’ai rangé : il va falloir que je trouve comment arri­ver à recol­ler bien à plat ces pièces dont l’épais­seur doit être infé­rieure au milli­mètre. Alors je me suis dit que j’al­lais commen­cer par la partie carros­se­rie et mettre les vitres, persuadé que c’était l’en­semble du bloc de plas­tique trans­pa­rent que j’au­rais à coller, mais non, il faut décou­per le pare-brise et les vitres laté­rales minus­cules sans les toucher avec les doigts pour ne pas les salir, avant de les coller... Bref, ça a mis un gros coup d’ar­rêt, d’au­tant que la maquette étant livrée avec un simple éclaté, il n’est pas simple pour un débu­tant de savoir dans quel ordre il a inté­rêt à procé­der.

Mises à part les heures passées devant mon écran et celles des siestes qui durent de une à deux heures, parfois un peu plus, je ne fais rien ! Et quand il n’y a rien d’in­té­res­sant à faire sur l’or­di­na­teur, ça me met encore plus de mauvais poil !

Je me suis lancé il y a quelques temps dans la traduc­tion en français d’un utili­taire permet­tant de gérer de nombreux sites depuis un seul : gain de temps puisqu’il ne faut pas ouvrir chacun pour en véri­fier le besoin de mise à jour ou de sauve­gardes, et les faire si néces­saire. La traduc­tion en elle-même a été rapide, les tests pour vali­der cette traduc­tion un peu moins.

Ensuite, j’ai été solli­cité sur la faisa­bi­lité d’un projet que j’ai consi­déré comme impos­sible faute de savoir coder en PHP, la réduc­tion du besoin ayant ensuite permis de trou­ver une solu­tion, mais les choses traînent. J’ai aussi été solli­cité pour un audit et une éven­tuelle inter­ven­tion sur un site dont le montage est exotique : au bout de près de deux semaines, le collègue qui m’a solli­cité n’avait toujours pas de réponse de son client ; j’ai donc détruit la copie du site sur laquelle j’avais commencé à travailler ! Ça aussi me met de mauvais poil !

Eh oui, ce n’est pas pour rien qu’on m’a surnommé Lucky Luke il y a quelques années en raison de ma rapi­dité de réac­tion, alors quand je sais qu’il faudra quelques heures pour réali­ser un projet mais que les "donneurs d’ordre" mettent des jours à se déci­der, oui, ça m’énerve !

Je conviens pour­tant que j’en fais autant moi-même pour certaines choses, mais pas lorsqu’il faut faire appel à un tiers.

Il faudrait que je profite de la période pour dépla­cer deux groseilliers qui sont proba­ble­ment trop au soleil et qui ne se déve­loppent pas comme espéré, mais après avoir fait la folie de chan­ger moi-même les roues été de ma voiture pour ses roues hiver, j’ai des doutes sur mes capa­ci­tés à le faire ! Une roue par jour, des diffi­cul­tés à vous faire rire si vous m’aviez vu, pour me rele­ver lorsque je mettais un genou à terre pour posi­tion­ner le cric, tout autant pour desser­rer et resser­rer les boulons et mani­pu­ler les roues (c’est qu’elles pèsent !)... Après la deuxième roue, j’avais l’im­pres­sion d’avoir été roué de coups, j’avais un mal fou à m’as­seoir et me lever de mon siège tant les muscles étaient raides ! Il me faut main­te­nant empi­ler ces roues été dans un coin du garage et véri­fier ou faire véri­fier le gonflage avant d’al­ler faire mon scan­ner (cette fois, je n’ai pas voulu faire appel au taxi, peut-être ai-je eu tort ?). J’au­rais dû m’y prendre plus tôt et faire chan­ger ces roues par mon gara­giste avant que, le froid arri­vant, tout le monde s’y préci­pite...

La suite... Après vous avoir écrit tout ça ce matin, j’ai réussi à marquer et empi­ler les roues, regon­fler les pneus avant, puis après une longue pause, à dépla­cer les groseilliers : prépa­ra­tion de la zone contre la terrasse près de laquelle ils seront moins expo­sés au soleil et se plai­ront peut-être plus, extrac­tion et plan­ta­tion. Cuit, j’ai tout laissé en place, et tout à l’heure il m’est resté juste assez de forces pour ranger les outils (j’ai vu passer une musa­raigne ou un petit mulot dans la cabane à outils...) et la brouette, récu­pé­rer les pièges à phéro­mones du buis et du pin, tailler les groseilliers, couper au ras du sol un sureau qui pousse à un endroit non désiré et enfin rentrer la tondeuse. Il y aurait encore des choses à faire ! Et je n’ai toujours pas de nouvelles du paysa­giste qui devait venir tailler arbres et haies. Je pense qu’il m’a défi­ni­ti­ve­ment oublié et j’en ai assez de lui envoyer des rappels. Ah au fait, avec ma voix qui ne s’ar­range pas, je ne risque pas de lui télé­pho­ner, les mails devraient suffire.

Je suis moulu !