Nouveau contrôle

Mardi dernier, nouveau scan­ner. Chose étonnante, ce jour-là, aucun retard ; la mani­pu­la­trice a pu me piquer sans faillir, l’exa­men s’est très vite terminé, avec juste un fort échauf­fe­ment lors de l’injec­tion du produit de contraste. Une compres­sion prolongée du point de ponc­tion a permis d’éviter un hématome. Le matin-même, je m’étais cogné le dos de la main et j’avais négligé de compri­mer : j’ai depuis un beau bleu !

Il me restait à attendre que le radio­logue analyse mes clichés, les compare si besoin aux précédents passés en janvier, et vienne me dire ce qu’il en était. L’at­tente m’a paru longue, mais il m’a annoncé une bonne nouvelle : aucune anoma­lie décelable actuel­le­ment. Ouf !

Deux jours plus tard, j’avais rendez-vous avec le cancérologue. Qu’a­vais-je à lui racon­ter ? Qu’hier j’avais eu très mal au dos, peut-être en lien au trajet en voiture, mais que depuis pas mal de temps main­te­nant, la station debout et la marche ne se contentent pas de réveiller la douleur lombaire basse, surtout au niveau de la crête iliaque, et la douleur scia­tique au niveau de la fesse et de la hanche, mais provoquent une douleur dorsale basse droite encore plus désagréable. Que les séquelles de la colite post-chimiothérapie sont de plus en plus pénibles, avec douleurs quasi perma­nentes, très gênantes de nuit si je me réveille vers 4 ou 5 heures, avec des ballon­ne­ments parfois très impor­tants qui me perturbent jour et nuit. Que je me sens toujours aussi fatigué et essoufflé au moindre effort. Ce que j’ai oublié de lui dire, c’est que ma rhinite s’est aggravée ainsi que mes acouphènes...

Malgré l’anémie persis­tante, la créatininémie encore un peu plus élevée que lors des précédents examens et quelques autres pertur­ba­tions biolo­giques, le cancérologue m’a semblé satis­fait, surtout de la norma­lité du scan­ner. Nous nous rever­rons dans quatre mois, après une nouvelle IRM cérébrale, un nouveau scan­ner et un nouveau bilan biolo­gique.

Nous avons convenu qu’il serait bien que je perde du poids, les dernières pesées me situant aux envi­rons de 81 ou 82 kg. Mais pour en perdre, étant donné que je ne mange pas beau­coup, il faudrait que je fasse régulièrement de l’exer­cice prolongé. Mais comment en faire alors que le moindre effort m’es­souffle (me doucher, me déshabiller et me mettre au lit...) et qu’il n’y a aucun espoir d’améliorer mon souffle ? Il faudrait aussi que je renforce mes muscles lombaires et dorsaux, peut-être aurais-je ainsi moins de douleurs ? Il faut dire aussi que fatigue et essouf­fle­ment ne me motivent vrai­ment pas pour faire de l’exer­cice... Il faudra que j’aille consul­ter mon généraliste, et peut-être bien faire un bilan sérieux et complet de mon état muscu­laire et arti­cu­laire avec ma kinésithérapeute ?

En atten­dant, j’ai de quoi faire au jardin, le vélo m’at­tend toujours dans le garage, de même que du range­ment à y faire, mais je ne m’en sens toujours pas le courage !