J'ai les guiboles qui gonflent...

Il faut d’abord que je demande pardon aux parti­ci­pants de la fête de la chèvre, il a en effet bien plu avec un bel orage en milieu d’après-midi le 11 août ! Le feu d’ar­ti­fice a quand même pu avoir lieu vers 22 heures, la pluie ayant cessé.

Oui, depuis mon dernier message, j’ai les guiboles qui enflent, surtout du côté gauche. Comme l’œdème est déjà présent au lever, je crai­gnais une origine lympha­tique, ce qui ne serait pas l’idéal...

J’ai eu tendance à exclure une origine veineuse dans la mesure où c’est apparu après la période de cani­cule. Mon méde­cin m’a pres­crit des chaus­settes de conten­tion, mais je n’ai pas encore fran­chi le pas. Pour­tant il m’est souvent arrivé de porter des chaus­settes de main­tien, parfois même l’une sur l’autre. Mais pour avoir essayé un matin il y a quelques temps, et avoir eu beau­coup de mal à les enfi­ler, je crains d’en avoir encore plus avec une conten­tion de type 2. Mais j’y pense...

Il faut dire aussi que je n’ar­range rien en n’étant pas capable, assis à mon bureau, de ne pas croi­ser les jambes, le plus souvent jambe droite sur la gauche.

Pour reve­nir à mon problème prin­ci­pal, le contrôle biolo­gique fait il y a une quin­zaine a montré une amélio­ra­tion, il ne reste plus que l’ané­mie et l’in­suf­fi­sance rénale, avec une légère amélio­ra­tion pour les deux. L’IRM céré­brale n’a pas montré d’ano­ma­lie.

Le scan­ner fait il y a une semaine a lui aussi montré une stabi­lité. L’image qui avait attiré l’at­ten­tion au prin­temps n’a pas bougé. Pour mon cancé­ro­logue, tout va bien sur ce plan. Par ailleurs, il a exclu la possi­bi­lité d’une origine lympha­tique à mes œdèmes, tout comme une séquelle de la chimio­thé­ra­pie, leur appa­ri­tion s’étant faite plus d’un an après son arrêt. Un des produits hypo­ten­seurs que je prends depuis mai dernier est suscep­tible d’être en cause, mais là encore, il aura fallu près de trois mois pour que ça se mani­feste ce qui est éton­nant, puisque, en plus, je n’ai pas eu de soucis lors de la cani­cule de juillet.

Une insuf­fi­sance cardiaque pour­rait être envi­sa­gée, selon le cancé­ro­logue, bien que le cœur ait reçu peu de rayons lors des radio­thé­ra­pies de 2016 et 2018, mais lors de ma dernière consul­ta­tion chez mon géné­ra­liste, lui ne l’a pas évoqué. Je vais donc proba­ble­ment commen­cer par la conten­tion et tenter de ne plus croi­ser les jambes, mais ça, je doute d’y arri­ver.

Cette stabi­lité au niveau carci­no­lo­gique (le mot "rémis­sion" n’a pas été prononcé) est encou­ra­geante, mais je conti­nue à traî­ner une grande fatigue (j’ai par exemple fait des siestes de deux heures et demi ces deux derniers jours) et une très forte fati­ga­bi­lité, des épisodes d’es­souf­fle­ment pas toujours en rapport avec des efforts pouvant les expliquer. Les étour­dis­se­ments sont beau­coup plus rares, soit que la stabi­li­sa­tion de mon hyper­ten­sion soit en cause, soit que je me sois adapté en prenant garde aux mouve­ments qui les provoquaient.

Chose para­doxale : alors que certains efforts me sont presque impos­sible, d’autres, pas anodins, le sont à condi­tion que je frac­tionne ou fasse des pauses. Par exemple, la palette suppor­tant une de mes cuves à eau étant en train de forte­ment se dégra­der et me faisant craindre que la cuve bascule de son support en parpaings, j’ai décidé d’en refaire une. pour ça, il m’a fallu aller ache­ter des chevrons en pin Douglas, décou­per une planche de quatre mètres du même bois qui atten­dait de servir depuis quelques années, trai­ter le tout à l’huile de lin, assem­bler, trans­por­ter le tout jusqu’à proxi­mité de la cuve, descendre celle-ci, la bascu­ler pour dévis­ser son arma­ture de l’an­cienne palette, revis­ser sur la nouvelle, remon­ter l’en­semble sur les parpaings. J’y ai passé du temps, mais bien moins que ce que je crai­gnais.

Mon vélo est enfin sur son home-trai­ner depuis plus de quinze jours, mais comme déco­ra­tion ! Impos­sible de me déci­der à monter dessus. D’ailleurs, je ne suis pas sûr d’ar­ri­ver à lever la jambe assez haut pour passer au-dessus de la selle, à voir les diffi­cul­tés que j’ai pour enfi­ler ou enle­ver mon panta­lon (debout en essayant de ne pas tomber). Pour­tant, je sais que ça me ferait du bien de faire travailler mes muscles (aller cher­cher le cour­rier à cinquante mètres de la maison est une épreuve), mais tour­ner les jambes à l’in­té­rieur est telle­ment pénible !

N’ayant rien à faire sur les sites, je pour­rais essayer de rouler, mais pas moyen. C’est telle­ment plus simple de rester assis dans mon fauteuil de bureau, à surveiller le forum et les messages, ou encore à tester mes stylos à plume à la recherche de celui avec lequel je serais le plus à l’aise. Comme une belle écri­ture néces­site, en plus de la maîtrise de la main, un trio plume, encre et papier, les combi­nai­sons sont multiples, ce qui prend du temps à tester ! Le projet est d’ap­prendre à bien écrire, mon écri­ture ayant de tout temps été une catas­trophe, ce que n’a pas arrangé la prise de notes rapides depuis le lycée et la fac, et la saisie des ordon­nances avant de passer au clavier. Pour le moment, les débuts sont diffi­ciles : les plumes sur porte-plume (Sergent-Major ou Brause) sont diffi­ciles à manier, grattent, demandent de fréquents trem­pages, leurs porte-plume me font mal au majeur, tout comme certains stylos à plume, et le résul­tat est pour l’ins­tant témoin du chemin à parcou­rir... Il n’y a que le crayon à papier, qui m’a été conseillé par des adeptes de la calli­gra­phie pour commen­cer à habi­tuer ma main, qui a donné ce matin des lettres assez bien formées. L’avan­tage est que je ne quitte pas mon bureau (en "L" pour ceux qui ne le connaissent pas, ordi­na­teur sur une branche, papier sur l’autre) et que je peux rester à l’af­fût des mails et m’as­su­rer aisé­ment des nouvelles discus­sions ou réponses sur le forum des sites et celui des stylos.

Cet appren­tis­sage est diffi­cile, "chas­sez le natu­rel, il revient au galop" : si en début de ligne, j’ar­rive à prendre mon temps, très tôt je reprends l’ha­bi­tude d’écrire très vite. Lettre par lettre, ça va à peu près, mais dès qu’il s’agit de mots, l’écri­ture rapide vient vite tout gâcher. Patience et longueur de temps... Y arri­ve­rai-je ?

Une info en vitesse : ce matin, il y avait un tout petit peu de neige sur les hauteurs, mais en début d’après-midi, un peu de pluie mêlée de neige a été rempla­cée par les flocons, 2 cm envi­ron vers 16 heures, et il neige encore ce soir (19h30). La route ne va pas être agréable demain, mais les mésanges, char­don­ne­rets élégants, pinsons et rouge-gorge seront bien contents que mon épouse ait commencé à leur remplir les mangeoires !