Cancer du poumon : quand le ciel vous tombe sur la tête !

La galère !

La neige qui est tombée avant-hier était très lourde. Certaines branches d’ar­bustes sont encore bien cour­bées vers le sol bien qu’une bonne partie de cette neige ait fondu (il en reste encore proba­ble­ment 10 cm au sol par endroits), d’autres sont proba­ble­ment cassées, je n’ai pas pris le temps d’al­ler véri­fier, il fait froid.

La rue est vergla­cée, impos­sible de sortir en voiture, aucune n’étant équi­pée de pneus hiver. Peut-être vais-je mettre ceux de la Clio, car avec cette neige précoce, avoir un rendez-vous au garage risque d’être diffi­cile. Je l’ai fait à l’au­tomne dernier ou au prin­temps : un jour par roue ! Me pencher pour commen­cer à dévis­ser, trou­ver où posi­tion­ner le cric, lever la voiture, démon­ter la roue et la rempla­cer : j’en ai pour au moins une jour­née à récu­pé­rer, entre le souffle et les douleurs muscu­laires et rachi­diennes.

Le ciel était très clair ce matin, il est au contraire très nuageux en ce moment. J’es­père qu’il ne neigera pas de nouveau !

Avant-hier soir donc, vers 20h15, coupure de courant, retour quelques secondes puis arrêt défi­ni­tif. Comme ça arrive de temps à autre, nous avons attendu. Hélas ça a duré. La maison étant 100% élec­trique, plus de lumière, plus de chauf­fage, plus de télé pour s’in­for­mer, plus de télé­phone fixe, heureu­se­ment le portable fonc­tionne toujours. Impos­sible aussi d’ou­vrir la porte du garage (enfin si, mais on n’au­rait pu la refer­mer), mais bon, les pneus été de la voiture inter­disent tout essai de rouler sur la neige ou le verglas. Il restait l’es­poir que ça revienne un peu plus tard. Un coup de fil à notre four­nis­seur d’élec­tri­cité nous informe que tout est mis en œuvre pour, etc. et que je peux télé­char­ger une appli pour suivre l’évo­lu­tion. Je ne le fais pas tout de suite...

Mauvaise nuit. Réveillé vers 3 h, je constate que le courant n’est toujours pas revenu. Nous nous levons vers 8 h : toujours rien, nous sommes dans le noir, seuls le fenes­tron de la salle de bains et la vitre dépo­lie qui orne la porte d’en­trée nous donnent un peu de clarté. Je tente le télé­char­ge­ment de l’ap­pli et constate qu’il n’y a plus de réseau mobile : impos­sible donc d’ap­pe­ler à l’aide en cas de pépin.

Petit déjeu­ner froid, puisque rien ne fonc­tionne pour chauf­fer quoi que ce soit. Vers 11 h, le courant revient, juste le temps de nous lais­ser ouvrir les volets du séjour, puis se coupe de nouveau. Le soleil brille et nous chauffe à travers les vitres, c’est déjà ça de gagné ! Nouveau retour de quelques secondes une demi-heure plus tard. Fina­le­ment, le courant revient de manière stable vers 12 h 30. Pour éviter toute surcharge au retour, j’avais coupé le chauf­fage. Le déjeu­ner de midi a lui aussi été froid, autant ne pas prendre le risque qu’une nouvelle coupure inter­vienne. J’ai attendu un moment pour remettre en route le chauf­fage. La tempé­ra­ture était descen­due au-dessous de 17°, mais la tension faisait que nous n’avions pas vrai­ment froid. Il n’au­rait pas fallu que ça dure, cepen­dant.

Malgré le retour du courant, la box signale une erreur de réseau et refuse ma connexion. Toujours pas de réseau mobile non plus... Ce n’est qu’à l’ap­proche de 16 h que la connexion mobile et celle pour Inter­net rede­viennent fonc­tion­nelles.

Nous serons restés un peu plus de seize heures sans élec­tri­cité, près de vingt sans inter­net : dur ! Mais je pense à ceux qui, à cette heure, soit trente-six heures plus tard, sont encore dans le noir !

J'ai les guiboles qui gonflent...

Il faut d’abord que je demande pardon aux parti­ci­pants de la fête de la chèvre, il a en effet bien plu avec un bel orage en milieu d’après-midi le 11 août ! Le feu d’ar­ti­fice a quand même pu avoir lieu vers 22 heures, la pluie ayant cessé.

Oui, depuis mon dernier message, j’ai les guiboles qui enflent, surtout du côté gauche. Comme l’œdème est déjà présent au lever, je crai­gnais une origine lympha­tique, ce qui ne serait pas l’idéal...

J’ai eu tendance à exclure une origine veineuse dans la mesure où c’est apparu après la période de cani­cule. Mon méde­cin m’a pres­crit des chaus­settes de conten­tion, mais je n’ai pas encore fran­chi le pas. Pour­tant il m’est souvent arrivé de porter des chaus­settes de main­tien, parfois même l’une sur l’autre. Mais pour avoir essayé un matin il y a quelques temps, et avoir eu beau­coup de mal à les enfi­ler, je crains d’en avoir encore plus avec une conten­tion de type 2. Mais j’y pense...

Il faut dire aussi que je n’ar­range rien en n’étant pas capable, assis à mon bureau, de ne pas croi­ser les jambes, le plus souvent jambe droite sur la gauche.

Pour reve­nir à mon problème prin­ci­pal, le contrôle biolo­gique fait il y a une quin­zaine a montré une amélio­ra­tion, il ne reste plus que l’ané­mie et l’in­suf­fi­sance rénale, avec une légère amélio­ra­tion pour les deux. L’IRM céré­brale n’a pas montré d’ano­ma­lie.

Le scan­ner fait il y a une semaine a lui aussi montré une stabi­lité. L’image qui avait attiré l’at­ten­tion au prin­temps n’a pas bougé. Pour mon cancé­ro­logue, tout va bien sur ce plan. Par ailleurs, il a exclu la possi­bi­lité d’une origine lympha­tique à mes œdèmes, tout comme une séquelle de la chimio­thé­ra­pie, leur appa­ri­tion s’étant faite plus d’un an après son arrêt. Un des produits hypo­ten­seurs que je prends depuis mai dernier est suscep­tible d’être en cause, mais là encore, il aura fallu près de trois mois pour que ça se mani­feste ce qui est éton­nant, puisque, en plus, je n’ai pas eu de soucis lors de la cani­cule de juillet.

Une insuf­fi­sance cardiaque pour­rait être envi­sa­gée, selon le cancé­ro­logue, bien que le cœur ait reçu peu de rayons lors des radio­thé­ra­pies de 2016 et 2018, mais lors de ma dernière consul­ta­tion chez mon géné­ra­liste, lui ne l’a pas évoqué. Je vais donc proba­ble­ment commen­cer par la conten­tion et tenter de ne plus croi­ser les jambes, mais ça, je doute d’y arri­ver.

Cette stabi­lité au niveau carci­no­lo­gique (le mot "rémis­sion" n’a pas été prononcé) est encou­ra­geante, mais je conti­nue à traî­ner une grande fatigue (j’ai par exemple fait des siestes de deux heures et demi ces deux derniers jours) et une très forte fati­ga­bi­lité, des épisodes d’es­souf­fle­ment pas toujours en rapport avec des efforts pouvant les expliquer. Les étour­dis­se­ments sont beau­coup plus rares, soit que la stabi­li­sa­tion de mon hyper­ten­sion soit en cause, soit que je me sois adapté en prenant garde aux mouve­ments qui les provoquaient.

Chose para­doxale : alors que certains efforts me sont presque impos­sible, d’autres, pas anodins, le sont à condi­tion que je frac­tionne ou fasse des pauses. Par exemple, la palette suppor­tant une de mes cuves à eau étant en train de forte­ment se dégra­der et me faisant craindre que la cuve bascule de son support en parpaings, j’ai décidé d’en refaire une. pour ça, il m’a fallu aller ache­ter des chevrons en pin Douglas, décou­per une planche de quatre mètres du même bois qui atten­dait de servir depuis quelques années, trai­ter le tout à l’huile de lin, assem­bler, trans­por­ter le tout jusqu’à proxi­mité de la cuve, descendre celle-ci, la bascu­ler pour dévis­ser son arma­ture de l’an­cienne palette, revis­ser sur la nouvelle, remon­ter l’en­semble sur les parpaings. J’y ai passé du temps, mais bien moins que ce que je crai­gnais.

Mon vélo est enfin sur son home-trai­ner depuis plus de quinze jours, mais comme déco­ra­tion ! Impos­sible de me déci­der à monter dessus. D’ailleurs, je ne suis pas sûr d’ar­ri­ver à lever la jambe assez haut pour passer au-dessus de la selle, à voir les diffi­cul­tés que j’ai pour enfi­ler ou enle­ver mon panta­lon (debout en essayant de ne pas tomber). Pour­tant, je sais que ça me ferait du bien de faire travailler mes muscles (aller cher­cher le cour­rier à cinquante mètres de la maison est une épreuve), mais tour­ner les jambes à l’in­té­rieur est telle­ment pénible !

N’ayant rien à faire sur les sites, je pour­rais essayer de rouler, mais pas moyen. C’est telle­ment plus simple de rester assis dans mon fauteuil de bureau, à surveiller le forum et les messages, ou encore à tester mes stylos à plume à la recherche de celui avec lequel je serais le plus à l’aise. Comme une belle écri­ture néces­site, en plus de la maîtrise de la main, un trio plume, encre et papier, les combi­nai­sons sont multiples, ce qui prend du temps à tester ! Le projet est d’ap­prendre à bien écrire, mon écri­ture ayant de tout temps été une catas­trophe, ce que n’a pas arrangé la prise de notes rapides depuis le lycée et la fac, et la saisie des ordon­nances avant de passer au clavier. Pour le moment, les débuts sont diffi­ciles : les plumes sur porte-plume (Sergent-Major ou Brause) sont diffi­ciles à manier, grattent, demandent de fréquents trem­pages, leurs porte-plume me font mal au majeur, tout comme certains stylos à plume, et le résul­tat est pour l’ins­tant témoin du chemin à parcou­rir... Il n’y a que le crayon à papier, qui m’a été conseillé par des adeptes de la calli­gra­phie pour commen­cer à habi­tuer ma main, qui a donné ce matin des lettres assez bien formées. L’avan­tage est que je ne quitte pas mon bureau (en "L" pour ceux qui ne le connaissent pas, ordi­na­teur sur une branche, papier sur l’autre) et que je peux rester à l’af­fût des mails et m’as­su­rer aisé­ment des nouvelles discus­sions ou réponses sur le forum des sites et celui des stylos.

Cet appren­tis­sage est diffi­cile, "chas­sez le natu­rel, il revient au galop" : si en début de ligne, j’ar­rive à prendre mon temps, très tôt je reprends l’ha­bi­tude d’écrire très vite. Lettre par lettre, ça va à peu près, mais dès qu’il s’agit de mots, l’écri­ture rapide vient vite tout gâcher. Patience et longueur de temps... Y arri­ve­rai-je ?

Une info en vitesse : ce matin, il y avait un tout petit peu de neige sur les hauteurs, mais en début d’après-midi, un peu de pluie mêlée de neige a été rempla­cée par les flocons, 2 cm envi­ron vers 16 heures, et il neige encore ce soir (19h30). La route ne va pas être agréable demain, mais les mésanges, char­don­ne­rets élégants, pinsons et rouge-gorge seront bien contents que mon épouse ait commencé à leur remplir les mangeoires !

Il va pleuvoir !

Plus de trois mois ont passé depuis mon précé­dent passage. Je remet­tais sans cesse, et je me décide enfin !

Si j’avais écrit rapi­de­ment après mon précé­dent message, ça aurait été pour rous­pé­ter fort, alors j’ai laissé un peu retom­ber. Pour rester à peu près dans la chro­no­lo­gie, dès que j’ai eu la date du TEP scan, j’en ai informé le cardio­logue, espé­rant avoir enfin mon compte-rendu d’hos­pi­ta­li­sa­tion afin de pouvoir le montrer au radio­logue. Ce compte-rendu n’a fina­le­ment été dicté que mi-mai ! Le cardio­logue y prétend que l’épan­che­ment péri­car­dique est ancien, alors que l’ur­gen­tiste, me rappor­tant les dires du radio­logue, avait parlé d’épan­che­ment récent, non visible sur le scan­ner du mois précé­dent... Dès que je l’ai eu, j’en ai envoyé une copie au cancé­ro­logue, en lui signa­lant que je deman­de­rai que l’exa­men et ses conclu­sions lui soient adres­sés, seules ces dernières étant trans­mises au cardio­logue. À ce jour, je n’ai toujours pas de nouvelles du cardio­logue à qui j’avais posé quelques ques­tions, et notam­ment s’il voulait me revoir en consul­ta­tion après cet examen...

La semaine où je devais passer ce TEP scan, j’ai été étonné de ne pas avoir eu de convo­ca­tion pour la consul­ta­tion d’anes­thé­sie en vue de l’opé­ra­tion de la cata­racte qui était prévue la semaine suivante, et j’ai eu l’ex­pli­ca­tion : la secré­taire du service de plani­fi­ca­tion des inter­ven­tions m’a télé­phoné pour repor­ter celle-ci, le méde­cin qui devait m’opé­rer étant parti de l’hô­pi­tal et son plan­ning devant être réat­tri­bué à l’autre chirur­gien. Mon inter­ven­tion était donc repor­tée au 24 juin.

Pour faire vite : bien que la dila­ta­tion pupil­laire n’ait pas été idéale (en plus, j’ai dû attendre un bon moment sur la table car à peine préparé, le chirur­gien a été inter­cepté pour trai­ter une plaie de la paupière avec lésion du canal lacry­mal), l’in­ter­ven­tion s’est très bien passée. En plus, nous avions eu la chance de trou­ver une place proche de l’en­trée, idem le lende­main pour le contrôle (il m’est arrivé la plupart du temps, dont le jour de la consul­ta­tion d’anes­thé­sie, d’être obligé de me garer très loin et de peiner pour rejoindre l’en­trée du bâti­ment). Très vite, je n’ai mis la coque de protec­tion que la nuit et à la sieste. J’ai été étonné de voir presque bien d’em­blée avec ma correc­tion précé­dente, persuadé que l’im­plant prévu pour la vision de loin serait une correc­tion et que correc­tion plus correc­tion, ça ne ferait pas bon ménage. Ce qui est un peu gênant est la présence de reflets parfois, selon l’in­ten­sité de la lumière : des raies en biais orien­tées de la tempe à la racine du nez, et parfois des images de lignes ondu­lées sombres, qui n’ap­pa­raissent que quelques secondes. Bien sûr, les corps flot­tants sont toujours aussi gênants par moments...

Dix jours après l’in­ter­ven­tion, je me suis rendu au contrôle : d’abord véri­fi­ca­tion par une orthop­tiste qui m’a dit que j’avais 10/10 sur cet œil avec la correc­tion testée, et m’a conseillé de revoir mon ophtalmo trois semaines plus tard. Vu ensuite par l’oph­talmo qui avait fait les mesures fin avril, quelques diffi­cul­tés de compré­hen­sion entre nous, mais il m’as­sure que tout va bien, comme je le ressens. Mais alors qu’il m’avait dit qu’on opère­rait l’œil gauche dans la foulée, cette fois il me dit que non, qu’il faudra attendre que la cata­racte y soit instal­lée (pour le moment, il n’y a qu’une teinte un peu plus "sable" avec cet œil). Il y a quelques jours, j’ai revu mon ophtalmo qui a salué les mesures et le résul­tat de l’im­plant, ne néces­si­tant aucun chan­ge­ment de verre, ce qui, à la limite, m’ar­range. Il ne me reste qu’une petite gêne, comme quand on a un cil ou une pous­sière, de temps à autre.

Reve­nons au TEP scan fin mai : alors que j’avais apporté les examens précé­dents (celui de mai 2018, les deux derniers scan­ners, la dernière biolo­gie) et l’in­ter­ro­ga­toire à remplir avant chaque examen, tout ça ne m’a pas été pris, et donc j’ignore sur quoi s’est basé le radio­logue, puisque la demande d’exa­men faite par le cardio­logue était vierge de toute infor­ma­tion... Cet examen a donc été trans­mis à mon cancé­ro­logue qui m’a fait rassu­rer par sa secré­taire, tout en prévoyant d’en refaire un juste avant le scan­ner et la consul­ta­tion prévus début juillet.

Entre­temps, les épisodes cardiaques (je ne sais toujours pas comment les quali­fier) se repro­dui­saient de temps à autre, toujours la nuit ou à la sieste, et je m’en aper­ce­vais, puisqu’ils me réveillaient, quand j’étais couché sur le côté gauche. Depuis cette consta­ta­tion, je fais le maxi­mum pour ne dormir que sur le dos (où j’ai toujours un mal fou à m’en­dor­mir) ou sur le côté droit, mais il m’est arrivé quelque­fois de me réveiller couché sur ce côté gauche... Disons qu’ils me stressent moins, peut-être parce que je ressens moins forts ces batte­ments et que derniè­re­ment, ils ne duraient guère, en plus de la modé­ra­tion du rythme, bien contrôlé semble-t-il par les bêta-bloquants. Mais je dois dire qu’il m’est toujours aussi désa­gréable de ressen­tir autant ces batte­ments dans la poitrine, mais aussi au bout des doigts (de pieds aussi) dès qu’ils sont appuyés sur les draps ou sur moi, ou encore au niveau de l’oreille ! La gêne thora­cique est parfois présente, légère, mais plus souvent sensible à cause de posi­tions incon­for­tables, comme en ce moment, légè­re­ment penché et appuyé sur l’ac­cou­doir gauche de mon fauteuil de bureau.

Donc début juillet, je suis retourné passer ce TEP scan de contrôle, où cette fois, la radio­logue est venue récu­pé­rer les examens précé­dents et me poser deux ou trois ques­tions, ce qui lui a permis de faire des compa­rai­sons, et à moi de consta­ter (je n’avais pas vrai­ment comparé celui de mai avec le précé­dent) que ce qui avait arrêté le radio­logue en mai était le ganglion précé­dem­ment traité. Puis, deux jours plus tard, j’ai passé le scan­ner puis rencon­tré le cancé­ro­logue. Je ne sais s’il avait déjà regardé le compte-rendu du scan­ner, mais il s’est concen­tré sur le TEP scan. Contrai­re­ment à l’ha­bi­tude, il ne s’est pas enquis de mon état, se conten­tant semble-t-il de voir ma (bonne ?) mine. Ma fatigue et ma fati­ga­bi­lité datant des chimios, il ne s’y est pas arrêté et a prévu un scan­ner et une IRM début novembre, suivis si besoin d’un nouveau TEP scan. Bizar­re­ment, si le TEP a confirmé le petit épan­che­ment péri­car­dique décou­vert à l’an­gios­can de début avril, le scan­ner ne l’a pas trouvé.

Depuis début juin, suite à une info de généa­lo­gie commu­niquée par une loin­taine parente ou alliée, et proba­ble­ment pour m’oc­cu­per l’es­prit, je me suis de nouveau lancé à corps perdu dans des véri­fi­ca­tions et de nouvelles recherches, notam­ment des ancêtres mater­nels de mes enfants, puis du côté mater­nel de mes petits-fils. Je crois avoir pu ajou­ter près de deux mille indi­vi­dus en deux mois. Il faudrait que je conti­nue sur les branches espa­gnoles et baléares, mais là, il faut que je fasse entière confiance aux généa­lo­gistes qui ont publié ces infos, car je n’au­rai pas les moyens de les véri­fier. Depuis quelques jours, je fais une pause ! Mais il reste des énigmes... notam­ment ce couple de mes ancêtres dont je ne trouve l’acte de nais­sance ni de l’un ni de l’autre, alors que j’ai celui de leur mariage, ceux des mariages de leurs parents et des nais­sances de leurs frères et sœurs. Pour elle, j’ai tenté des recherches là où sont nés deux de ses frères, dans le Haut-Rhin, mais rien l’an­née où elle est censée être née d’après son âge lors de son mariage et des nais­sances de ses enfants (1800), ni l’an­née précé­dente. De plus, un de ses frères est né en septembre de cette année-là ! Et pour les années précé­dentes au même lieu, après le mariage de ses parents dans le dépar­te­ment voisin, les actes sont écrits en mélange d’al­sa­cien et de français, avec une écri­ture gothique : indé­chif­frable pour moi, surtout à cause de cette calli­gra­phie... si je ne trouve pas le mot, impos­sible d’en trou­ver la traduc­tion. Bref, j’ai cessé cette recherche, pour le moment...

Aujourd’­hui, c’est la fête de la chèvre au village, un peu plus tôt dans le mois que les années précé­dentes. Il fait beau ; les pluies de ces derniers jours, bien que trop modé­rées à mon goût (nous sommes en alerte séche­resse renfor­cée depuis début juillet) ont rafraî­chi l’at­mo­sphère. Y aller m’au­rait peut-être tenté, mais outre que je fatigue trop vite, je souffre depuis une semaine d’une douleur lombaire basse droite, avec douleur scia­tique dans la fesse et la face externe de la cuisse. La douleur court aussi tout le long de la crête iliaque droite, rejoi­gnant, devant, la douleur colique qui prend avec plai­sir le relais ! Ces douleurs coliques sont perma­nentes, au point que parfois j’ai tendance à les oublier. Pour ce qui est de cette scia­tique, il faut dire que la semaine dernière l’éva­cua­tion de l’évier de la cuisine s’est bouchée. C’était déjà arrivé, nous obli­geant à vider tout ce que le meuble contient pour pouvoir démon­ter le siphon et passer un furet direc­te­ment dans le tuyau d’éva­cua­tion. Donc vendredi, assis par terre (c’était rigolo de me voir peiner à me rele­ver, ensuite !), de travers car le siphon est juste derrière la traverse sur laquelle est fixée une des portes du meuble, après avoir eu du mal à passer le premier coude, je me suis trouvé bloqué, persuadé que c’était un second coude au niveau où le tuyau passe sous la chape de sol. Malgré mes efforts, impos­sible de passer. Donc remon­tage et nouvel essai de produit censé débou­cher faci­le­ment, sans réel effet, d’eau bouillante, pas mieux. L’eau se vidait extrê­me­ment lente­ment. Nouveaux essais samedi et dimanche, bien que persuadé de devoir appe­ler un plom­bier lundi. Et à force de téna­cité, j’ai fini par passer à travers ce bouchon. Puis eau bouillante suivie d’eau chaude depuis le robi­net : les choses sont rentrées dans l’ordre, mais je crains fort que ça recom­mence ! J’avais acheté un furet plus long, mais il est aussi plus épais et ne passe pas le premier coude ! J’au­rais envie de mettre un "Y" avec un bouchon étanche juste derrière le siphon, afin de ne pas devoir démon­ter le siphon pour passer le furet, mais je crains de ne pas arri­ver à décou­per le tuyau pour l’y placer...

Avec la séche­resse, si les arbres et les haies n’ont pas souf­fert, beau­coup de fram­boi­siers ont grillé, les noise­tiers ont perdu beau­coup de leurs feuilles, les cassis­siers aussi ont en partie grillé. Pour une fois, j’ai pu me réga­ler de reines-claudes. Oh, il n’y en a pas eu beau­coup, mais comme les années précé­dentes la produc­tion avait été nulle, c’est quand même mieux ! Nous devrions avoir bien­tôt les mira­belles (l’arbre croule sous le nombre) et les prunes d’Ente. Depuis quelques jours, nous avons aussi des figues. Par contre, les myrtilliers n’ont pas fleuri cette année. Pour­tant, le prin­temps n’a rien eu de parti­cu­lier pouvant expliquer cette anoma­lie. Et les tomates et hari­cots végètent ! Seuls les deux plants de sarriette, énormes, profitent de l’ar­ro­sage (à l’eau de pluie) de ceux-ci. Les amandes sont entre fraîches et sèches, donc pas à mon goût, mais je ne sais pas s’il nous en restera. Il y a quelques jours, j’ai vu un pic (vert ou épeiche, je ne saurais dire) commen­cer à s’y attaquer ; souvent les mésanges, qui m’avaient mangé toutes les noisettes il y a deux ans, s’en régalent aussi. Quant aux pommes, un des pommiers n’en avait que deux encore récem­ment, l’autre est chargé de nombreux petits fruits dont je crains qu’ils soient véreux. Nous verrons bien.

J’ai­me­rais bien arri­ver à retrou­ver quelques forces pour pouvoir recom­men­cer à être un peu plus actif au jardin. Remuer le compost (bien riche en vers en ce moment) m’épuise. Peut-être arri­ve­rai-je à enfin mettre le vélo sur son home-trai­ner et me remus­cle­rai-je un peu ???

Il serait bien, aussi, que je me décide à termi­ner le char radio­com­mandé pour lequel il reste quelques pièces à peindre et à placer, mais encore à démar­rer le montage des maquettes statiques (l’Al­pine A110 au 1/43° me tente malgré la fragi­lité de la résine !).

Aujourd’­hui peut-être ? ou alors demain...

Du bon et du moins bon...

Deux semaines ont passé, des choses ont changé, d’autres pas...

Pour ce qui n’a pas changé : toujours pas de nouvelles du cardio­logue. J’ai relancé par mail en passant par une autre adresse, espé­rant atteindre une secré­taire à défaut du cardio­logue...

Commençons par le moins bon : il y a une semaine, j’ai attrapé un bon virus (mon épouse y a elle aussi eu droit et n’en est pas encore guérie). Gros rhume vite passé en laryn­gite puis bron­chite. Depuis, par moments, le nez est une fontaine, un peu plus que lorsque je n’ai que ma rhinite aller­gique et vaso­mo­trice, mais surtout je me suis mis à tous­ser avec des diffi­cul­tés à expec­to­rer. Oh, il n’y a pas beau­coup à sortir, mais je soupçonne ma para­ly­sie récur­ren­tielle de compliquer les choses. Par moments, lorsque j’ins­pire pour pouvoir tous­ser, quelque chose (la corde vocale gauche ou je ne sais quoi) semble se mettre en travers et l’air a du mal à entrer dans la trachée ! Pas d’af­fo­le­ment, une ou deux secondes de patience et tout rentre dans l’ordre.
J’ai hâte que ça se termine, c’est vrai­ment fati­gant ! Hier par exemple, alors que j’avais bien dormi, sans tous­ser de la nuit, j’ai fait une sieste de plus de deux heures.

Passons au "bon"...

Je n’ai pas repris ma tension depuis plusieurs jours. Elle était remon­tée, comme je l’ai dit précé­dem­ment, mais doit s’être stabi­li­sée. Je n’ai quasi­ment plus d’étour­dis­se­ments, sauf parfois en tous­sant lorsque je suis debout. Je n’ai pas ressenti d’autres épisodes de batte­ments cardiaques trop forts, espé­rons que ça dure. S’il n’y avait cette crève, je me senti­rais bien.

Mon rendez-vous avec les internes au service d’oph­tal­mo­lo­gie du C.H. de Valence, qui m’inquié­tait à cause de ce "avec les internes" dont je ne compre­nais pas ce qu’il impliquait, a été très produc­tif.
Dans un premier temps, une orthop­tiste m’a fait une OCT macu­laire et un contrôle du nerf optique qui ont montré qu’il n’y avait rien d’anor­mal à leur niveau et que rien ne contrin­diquait donc une opéra­tion de cette cata­racte droite pour me rendre une vision correcte. Elle m’a alors dilaté les pupilles, puis un interne m’a fait un examen du fond d’œil à la lampe à fente afin de complé­ter ce qu’a­vait montré l’OCT. Il s’est absenté quelques minutes avant de me confier à un ophtalmo qui m’a fait sur deux machines diffé­rentes toute une série de contrôles complé­men­taires puis de mesures pour défi­nir le type d’im­plant qui rempla­cera le cris­tal­lin, calculé pour corri­ger ma vision de loin. Il a parlé d’un type de cata­racte qui pour­rait provoquer un glau­come, ce qui a proba­ble­ment contri­bué à la déci­sion d’in­ter­ven­tion. Il est même prévu d’opé­rer l’œil gauche un peu plus tard, bien que je ne ressente aucun signe. La seule inquié­tude rela­tive de l’oph­talmo est que j’ai les pupilles très serrées et que lorsqu’il m’a examiné, les deux instil­la­tions de mydria­tique ne les avait pas suffi­sam­ment dila­tées. Au pire, m’a-t-il dit, cela rallon­gera l’in­ter­ven­tion à cause du besoin d’uti­li­ser un appa­reil écar­tant l’iris en complé­ment du collyre, pour pouvoir enle­ver le cris­tal­lin et le rempla­cer par l’im­plant.

Pendant ce temps mon épouse patien­tait dans la salle d’at­tente. Me doutant que je ne pour­rais proba­ble­ment pas conduire en raison de la dila­ta­tion pupil­laire et de l’éblouis­se­ment que cela cause­rait, je lui avais demandé de m’ac­com­pa­gner. Bien m’en a pris : à peine sorti de l’hô­pi­tal, il m’a fallu vite fait mettre mes lunettes de soleil, mais même avec elles, j’étais gêné.

En sortant du service, muni de l’or­don­nance de l’oph­talmo et d’un docu­ment destiné au service de gestion des plan­nings opéra­toires, nous nous y sommes rendus et j’y ai accepté la date du 29 mai. Je devrai bien­tôt être informé de celle du rendez-vous avec l’anes­thé­siste. J’es­père d’ici là rece­voir le compte-rendu de mon hospi­ta­li­sa­tion en cardio pour le lui montrer...

Une fois tout ceci fait, j’en ai profité pour aller au secré­ta­riat du service de méde­cine nucléaire afin de savoir quand était envi­sagé mon TEP scan. Au milieu de dizaines de demandes, la secré­taire a eu du mal à retrou­ver mon ordon­nance faxée par le service de cardio sans aucun rensei­gne­ment... et m’a proposé la date du 23 mai que j’ai bien sûr accep­tée. Bien que j’es­père que cet examen aura été inutile, ce qui voudra dire que les choses sont autant stabi­li­sées que l’ont montré les scan­ners, je dois avouer que j’ai quand même une petite inquié­tude... L’an dernier à la même époque, des travaux avaient rendu les TEP scan impos­sibles : je ne sais pas ce qui a été fait, mais à voir le nombre de demandes en attente, c’est au moins un double­ment des salles qu’il aurait fallu. Je me demande comment ils arrivent à gérer les urgences. Un examen qui ne peut être réalisé que six semaines plus tard, c’est éven­tuel­le­ment lais­ser évoluer plusieurs semaines de trop une patho­lo­gie et en compliquer le trai­te­ment...

Avec tout ça, je crois que ce n’est encore pas pour demain, le vélo sur son home-trai­ner !

Je suis triste

Ce midi, juste après le repas et les infos à la télé, avant de faire ma sieste, j’ai ouvert le message que l’épouse d’un collègue venait de m’en­voyer. Elle m’y annonçait le décès de son mari : "Il souhai­tait prendre congé." disait-elle ! Il avait ou allait avoir soixante ans, si je ne me trompe.

C’est avec des sanglots et des larmes que je lui ai répondu, briè­ve­ment pour une fois. Fred et moi nous appré­ciions beau­coup.

Nous avons plus d’une fois échangé via le forum Joomla! puis hors de celui-ci, tant pour régler des problèmes de sites que pour parler d’autre chose, du bou-saadi (il avait eu l’oc­ca­sion de passer à Bou-Saâda il y a une tren­taine d’an­nées), de généa­lo­gie, de méde­cine. Nous avons très vite échangé comme si nous nous connais­sions depuis des années.

Fred était tétra­plé­gique depuis dix-huit ans, suite à un bête acci­dent de la route. Bien que cloué le plus souvent au lit, plus rare­ment au fauteuil comme j’ai cru le comprendre, il était très actif, mili­tait dans une asso­cia­tion de recherches sur les lésions médul­laires, entre autres.

Il était hospi­ta­lisé depuis fin novembre, et il y a un mois, il me disait dans un message encou­ra­geant qu’il comp­tait bien reprendre la gestion des sites dont il s’oc­cu­pait.

La vie est cruelle. Tu vas me manquer Fred !

 

Que dire de moi après ça ? Qu’a­près la bonne nouvelle des résul­tats des contrôles début mars, j’ai ressenti d’abord un éner­ve­ment bizarre, puis un après-midi pendant ma sieste une sensa­tion de cœur qui battait trop fort, mais pas trop vite. Ma tension était bonne. C’était très désa­gréable. Le lende­main j’ai consulté mon méde­cin géné­ra­liste qui n’a rien trouvé d’ex­ci­tant à l’élec­tro­car­dio­gramme et a simple­ment augmenté le dosage d’un de mes médi­ca­ments, en me deman­dant une nouvelle fois si j’avais vu le cardio­logue qui m’avait pris en charge il y a plus de deux ans, pour contrôle de routine.

J’ai hésité à prendre rendez-vous, sachant que les délais étaient longs, même certai­ne­ment en me présen­tant comme méde­cin, d’au­tant que les choses étaient rentrées dans l’ordre. Mais il y a deux semaines, le samedi, nouvel épisode pendant ma sieste avec retour à la normale en fin d’après-midi. Tout allait bien le dimanche, et lundi matin, j’ai tenté d’avoir la secré­taire qui s’oc­cupe des consul­ta­tions avan­cées de cardio­lo­gie à l’hô­pi­tal local. Elle ne serait là que le lende­main après-midi. Un peu plus tard, j’ai tenté d’ob­te­nir un rendez-vous en urgence au service de cardio­lo­gie de l’hô­pi­tal d’An­no­nay : impos­sible, les méde­cins étaient surchar­gés. Il ne me restait plus que l’op­tion d’al­ler aux urgences en début d’après-midi, après ma sieste. En maxi­mi­sant un peu mes symp­tômes, j’ai rapi­de­ment été pris en charge, perfusé juste pour garder une veine au cas où, mis sous scope pour surveillance de mon rythme cardiaque, avec prises de tension de temps à autre, mais il m’a fallu attendre dix-neuf heures trente pour pouvoir passer un angio-scan­ner. Lors du chan­ge­ment d’équipe, une infir­mière a pu faire venir mon épouse à mes côtés. Le temps m’a paru moins long (j’étais alors seul dans une pièce), puis j’ai été trans­féré dans le couloir où, malgré l’état dans lequel nous étions les uns et les autres, à attendre d’être hospi­ta­li­sés ou auto­ri­sés à rentrer à la maison, il régnait une ambiance bon enfant !

En ce qui me concerne, la déci­sion avait été prise de conti­nuer à me surveiller, en m’hos­pi­ta­li­sant dans le service de cardio­lo­gie (ce que j’es­pé­rais...). Il a fallu attendre envi­ron minuit pour que les infir­mières viennent me cher­cher. Mon épouse, qui n’avait pas envie de rentrer de nuit, est restée avec moi et nous avons dû aussi mal dormir l’un que l’autre cette nuit-là, entre les alarmes des autres chambres et les prises de tension régu­lières avec le passage de l’in­fir­mière. Aucun trai­te­ment spéci­fique ne m’avait été donné, j’avais seule­ment pris mes médi­ca­ments habi­tuels avec l’ac­cord du méde­cin urgen­tiste. Une simple surveillance en atten­dant d’éven­tuels examens complé­men­taires. Les deux nuits suivantes ont été un peu meilleures, mais dormir avec ces bruits et ces visites, avec les câbles du scope, l’ap­pa­reil à tension dont le tuyau se débran­chait au moindre mouve­ment, et le capteur de satu­ra­tion d’oxy­gène au bout d’un doigt, ce n’est pas simple...

Le radio­logue avait suspecté un petit épan­che­ment péri­car­dique à l’an­gios­can, qui ne se voyait pas au précé­dent scan­ner quatre semaines plus tôt. Le lende­main matin, le cardio­logue m’a semblé plus préoc­cupé par mon histoire de cancer du poumon, malgré la néga­ti­vité des examens début mars. Il prévoyait une écho­car­dio­gra­phie qu’il n’a pu me faire que le lende­main matin, à la recherche de cet épan­che­ment, au cas où il aurait fallu le ponc­tion­ner. Mercredi matin donc, cet examen lui a d’abord fait dire qu’il n’y avait rien à ponc­tion­ner, a permis de savoir que mes artères caro­tides étaient très belles (l’ur­gen­tiste avait parlé de souffle qui n’était donc qu’un arte­fact), et le jeudi matin, j’ai eu l’im­pres­sion que le cardio­logue mettait en doute cette suspi­cion d’épan­che­ment. Il déci­dait alors de me libé­rer, après une épreuve d’ef­fort que je n’ai pu faire qu’un peu après le repas de midi. Celle-ci s’est révé­lée normale. J’ai donc un cœur en bon état, malgré ce problème de tension et de batte­ments trop forts. Je ne sais toujours pas ce qui provoque ces sensa­tions ni s’il y a quelque chose de parti­cu­lier à faire lorsque ça se produit, sinon attendre que ça passe seul...

Pendant mon hospi­ta­li­sa­tion, il avait réduit mon trai­te­ment hypo­ten­seur, chan­geant plusieurs fois en fonc­tion des varia­tions de tension et de rythme, me lais­sant sortir avec le même trai­te­ment anti­aryth­mique, mais avec une seule prise d’hy­po­ten­seur au lieu des quatre (deux produits) que je prenais depuis juillet et l’épi­sode d’hy­per­ten­sion qui avait suivi une séance de chimio­thé­ra­pie. Depuis, cette prise unique ayant peu à peu laissé remon­ter un peu trop ma tension, j’ai réta­bli la prise du soir d’un des produits, et je surveille de temps en temps.

J’es­père que la secré­taire, tout aussi surchar­gée que les méde­cins, m’en­verra une copie du compte-rendu et des conseils me concer­nant, donnés à mon géné­ra­liste, sinon il faudra que je l’ap­pelle pour le lui rede­man­der. Le cardio­logue avait parlé d’un holter sur une semaine pour véri­fier la régu­la­rité de mon rythme cardiaque, mais je suis parti du service sans savoir s’il y avait renoncé compte tenu des résul­tats des autres examens. En tout cas, il ne m’a pas fait contac­ter afin qu’on m’en mette un en place... J’es­père que ma tension se stabi­li­sera. J’ai cru comprendre que le cardio­logue la tolé­rait, compte tenu de mon âge, à des valeurs un peu plus hautes que ce qu’on entend dire. En tout cas, je ne crois pas avoir eu d’étour­dis­se­ments depuis qu’elle est un peu plus haute, ce qui n’est pas plus mal !

Reste main­te­nant à attendre la consul­ta­tion d’oph­tal­mo­lo­gie, avec les internes m’a dit la secré­taire... J’avais d’abord accepté un rendez-vous avec une orthop­tiste pour une OCT (espèce d’écho­gra­phie des yeux, en simpli­fiant), mais après avoir trans­mis la lettre de mon ophtalmo deman­dant l’avis auto­risé d’un confrère, je n’ai eu droit qu’à une consul­ta­tion avec "les internes" lundi 29 au matin. Même pas une propo­si­tion de rendez-vous dans deux ou trois mois avec un des méde­cins confir­més du service, malgré la demande de mon propre ophtalmo ! Cette cata­racte me gêne beau­coup, surtout sur l’écran où je passe plusieurs heures par jour et où je ne vois que d’un œil, comme pour lire mes bouquins, un peu moins à l’ex­té­rieur car je n’y vais guère. Mais selon la lumi­no­sité, c’est très désa­gréable. J’es­père qu’ils voudront bien m’opé­rer, et pas dans deux ans !

J’at­tends aussi un TEP scan, demandé par le cardio­logue (je doute de son inté­rêt, sinon pour se rassu­rer, dans la mesure où le cancé­ro­logue n’avait prévu un nouveau contrôle scan­ner qu’en juillet). La secré­taire m’a annoncé un délai de trois à quatre semaine, donc plus que deux ou trois main­te­nant !

J’au­rais dû mettre en place mon vélo sur son home trai­ner. Du coup, il prend toujours la pous­sière dans le garage, pneus à plat faute d’avoir été regon­flés depuis un sacré moment. Il m’est arrivé de sortir un peu dans le jardin, histoire de bouger un petit peu, mais ça n’a guère fait pleu­voir...