Cancer du poumon : quand le ciel vous tombe sur la tête !

Déboussolé !

Mardi, avec l’ins­tau­ra­tion de ce presque couvre-feu, moi qui ne sors plus que très excep­tion­nel­le­ment de chez moi depuis des mois et des mois, j’ai passé une jour­née très bizarre. Ce confi­ne­ment, que je consi­dère pour­tant comme abso­lu­ment néces­saire, me perturbe.

Comme souvent, pour ce qui me concerne, je suis pris entre deux certi­tudes : la première que je ne serai pas touché, et qu’au pire, je résis­te­rai et guéri­rai vite, la seconde que si je suis atteint, j’ai de grands risques de ne pas en réchap­per, entre mon poumon unique et mes soucis cardiaques.

Je suis aussi face à un dilemme : le 30 mars, je devrais passer mon scan­ner de contrôle et voir le cancé­ro­logue en consul­ta­tion. J’avais initia­le­ment rendez-vous le 26, mais il a été reporté au 30, sans que le service du scan­ner en soit prévenu. J’ai donc reçu une convo­ca­tion pour passer ce scan­ner le 26, un peu avant l’heure prévue de la consul­ta­tion. Mais quand j’ai appelé le secré­ta­riat du scan­ner pour le repor­ter au 30 afin de ne faire qu’un dépla­ce­ment, impos­sible d’ob­te­nir un horaire proche de celui de la consul­ta­tion ce jour-là : donc scan­ner à 10h30, consul­ta­tion à 14h15, soit plus de 4 heures à passer sur place, ce qui, en ces temps d’épi­dé­mie, n’est pas très raison­nable, d’au­tant que si je me fais trans­por­ter en taxi, celui-ci ne m’at­ten­dra pas entre les deux et qu’il me faudra patien­ter soit à la clinique soit au centre de radio­thé­ra­pie.

J’ai donc inter­rogé hier matin par mail le cancé­ro­logue qui m’a répondu immé­dia­te­ment qu’il tenait à cet examen de contrôle, mais que la consul­ta­tion dépen­drait de son résul­tat. Comme ça ne chan­gera rien à l’at­tente entre l’en­voi du compte-rendu par fax ou mail et sa véri­fi­ca­tion ainsi que celle du bilan biolo­gique, puis sa déci­sion, je pense que si je main­tiens ce scan­ner, ce sera de toutes manières sans consul­ta­tion le jour-même.

Je ne ressens rien qui puisse me faire craindre une réci­dive, je suis seule­ment gêné par mes soucis cardiaques, ce qui m’in­cite à ne pas prendre le risque d’al­ler passer ce scan­ner main­te­nant et à repor­ter examen et consul­ta­tion à plus tard. D’un autre côté, la douche froide, il y a deux ans, de la décou­verte de ce ganglion alors que rien ne le lais­sait augu­rer, me fait dire que je dois mettre dans la balance ce risque, qui pour­rait néces­si­ter de nouveaux trai­te­ments, et celui d’at­tra­per ce COVID-19 !

Aujourd’­hui, et à moins que mon irri­ta­tion laryn­gée actuelle (virus ou pollens, sans fièvre) s’ag­grave, j’ima­gine ce scéna­rio : bilan biolo­gique en début de semaine prochaine : s’il est compa­rable à celui de début novembre, pas de scan­ner dans l’im­mé­diat ; s’il est perturbé, main­tien du scan­ner à discu­ter, consul­ta­tion quelques temps plus tard si je passe ce scan­ner et que le cancé­ro­logue la juge néces­saire. Mais peut-être déci­de­rai-je très vite de tout annu­ler !

Quatre mois se sont passés depuis mon dernier passage ici. Je n’ai pas d’ex­cuse. Comme je viens de le dire, rien ne laisse penser à une reprise, mes seuls soucis actuels sont cardiaques, d’où ce silence prolongé.

Je me pola­rise sur mon rythme cardiaque, d’au­tant plus que je ressens en perma­nence ces batte­ments dans la poitrine et n’y prête trop atten­tion que lorsque je suis allongé la nuit ou à la sieste. Au bout des doigts dès qu’ils appuient légè­re­ment, des oreilles quand je suis couché sur le côté... Si depuis des mois, les chan­ge­ments de rythme montrent une modé­ra­tion de celui-ci lors de ces épisodes, les rendant moins inquié­tants, d’une part je ressens cette sensa­tion désa­gréable de "mal-être" qui me réveille, d’autre part, en chan­geant de posi­tion, sentir ce rythme dimi­nuer fait que je me demande s’il va se stabi­li­ser ou trop bais­ser me perturbe... J’ai eu l’im­pres­sion à une période que ces troubles surve­naient quand j’étais couché sur le côté gauche. J’ai donc pendant des semaines perturbé un peu plus mon sommeil en tentant d’évi­ter cette posi­tion, prise incons­ciem­ment. Depuis quelques temps, il semble que je la tolère mieux. Certaines nuits sont hachées, d’autres plus sereines, mais pour autant, depuis bien long­temps je ne me lève pas reposé.

En dehors de ça, les étour­dis­se­ments sont toujours là. Surtout quand je me penche et me relève, quand j’ai passé quelques instants sur le canapé ou mon fauteuil, beau­coup plus rare­ment si j’ai été assis dans mon bureau ou sur une chaise du séjour, ou encore plus excep­tion­nel­le­ment quand je me lève de mon lit. Pas de vertige au sens propre, mais l’im­pres­sion que ma tête se vide et que mes jambes ne vont plus me porter. La forte lumière aussi peut en être la cause, comme elle peut provoquer ce qui ressemble à des migraines ophtal­miques. Dans le jardin, quand le soleil brille fort, les dépla­ce­ments des yeux, à eux seuls, peuvent provoquer cette sensa­tion de déséqui­libre, m’obli­geant à cher­cher où m’as­seoir.

Récem­ment, j’ai aussi ressenti des troubles de l’équi­libre diffé­rents de ces étour­dis­se­ments, avec sensa­tion de perte immé­diate d’équi­libre comme si ma tête ne savait plus où j’étais, une frac­tion de seconde seule­ment. Plutôt quand j’étais mal réveillé, dans le noir ou la pénombre. Certains matins, en allant soula­ger ma vessie, je me sentais légè­re­ment oscil­ler d’avant en arrière, comme si les muscles n’étaient pas capables de s’ac­cor­der pour me main­te­nir, tout simple­ment... Appa­rem­ment, ces troubles de l’équi­libre ont disparu.

Je ne serais pas étonné qu’une partie de ces troubles soient en lien avec mon trai­te­ment. Vers la mi-janvier, je me suis botté les fesses pour prendre des rendez-vous chez le pneu­mo­logue et l’oph­tal­mo­logue. Sauf contrordre d’ici là, ce sera pour la deuxième quin­zaine de juin. Le plus diffi­cile a été ensuite le rendez-vous avec le cardio­logue. Il vient en consul­ta­tion avan­cée à l’hô­pi­tal local, mais le délai est de trois mois. La secré­taire m’a conseillé d’ap­pe­ler l’hô­pi­tal d’An­no­nay, qui de son côté m’a annoncé des délais plus longs encore. Mais compte tenu de mon statut, la secré­taire a soumis ma demande au confrère qui a accepté de me voir, proba­ble­ment en pleine visite des patients hospi­ta­li­sés, le 24 janvier. Jambes enflées, essouf­fle­ment, étour­dis­se­ments... justi­fiaient cette entorse.

Ce jour-là, dans un premier temps une mani­pu­la­trice m’a fait un élec­tro-cardio­gramme, puis j’ai attendu dans la même salle que le cardio­logue vienne me faire une écho-cardio­gra­phie. Il s’y est lancé sans presque me ques­tion­ner. Elle a duré long­temps, et je n’ai su que deux choses : la pres­sion pulmo­naire est légè­re­ment augmen­tée, mais la veine cave n’est pas dila­tée. Sur la ques­tion des troubles du rythme, rien... Compte tenu des œdèmes, il m’a alors conseillé la prise d’un diuré­tique en plus des autres produits, la prise d’un hypo­ten­seur le soir plutôt que matin, afin de limi­ter son impact sur les œdèmes, et l’aug­men­ta­tion, sur ma ques­tion, du trai­te­ment anti-aryth­mique. J’es­pé­rais avoir une copie du cour­rier qu’il a dicté pour mon géné­ra­liste (que je n’ai pas vu depuis, ne tenant pas, bien que vacciné, à attra­per la grippe), mais je n’ai rien reçu. J’ignore donc ce qu’il a noté.

Cette modi­fi­ca­tion du trai­te­ment n’a pas été de tout repos, et dans un premier temps, il m’a fallu réduire la dose de cet hypo­ten­seur vaso­di­la­ta­teur, avant de le suppri­mer : trop d’étour­dis­se­ments. Depuis, la tension semble correc­te­ment stabi­li­sée, les étour­dis­se­ments sont moins fréquents ; je soupçonne l’aug­men­ta­tion de la dose d’an­tia­ryth­mique d’y jouer un grand rôle, mais je préfère ces troubles d’équi­libre à ceux du rythme.

Avec le cardio­logue, nous avons évoqué la pose d’un holter afin de surveiller pendant une semaine le rythme cardiaque. Ce ne sera possible que le 29 avril, sauf contrordre là aussi. Si le trai­te­ment est effi­cace, peut-être cet examen n’aura-t-il aucun inté­rêt ? Mais peut-être y a-t-il des moments où je ne m’aperçois pas d’un passage en fibril­la­tion auri­cu­laire, pouvant faire alors discu­ter un trai­te­ment par radio-fréquence pour neutra­li­ser le foyer initial ?

Tout ça m’a encore fait réduire un peu plus mes acti­vi­tés physiques. L’es­souf­fle­ment peut me prendre après des acti­vi­tés anodines : me désha­biller le soir me fait arri­ver très essouf­flé dans mon lit. Me débar­bouiller non seule­ment m’es­souffle, mais fait réap­pa­raître douleurs cervi­cales et scapu­laires ; tout effort, si l’es­souf­fle­ment ne m’oblige pas à m’ar­rê­ter rapi­de­ment, fait que les muscles de la nuque deviennent doulou­reux et m’obligent à garder la tête basse, n’ar­ri­vant pas à la main­te­nir rele­vée ! Mes lombaires semblent verrouillées, doulou­reuses dès le lever, claquant parfois le soir quand je me penche pour enle­ver mon panta­lon... J’ai perdu 2 cm sous la toise... peut-être par démi­né­ra­li­sa­tion, à cause des troubles de l’ap­pé­tit que j’ai eus suite aux cures de chimio­thé­ra­pie ! Je mangeais plus de fromage et prenais systé­ma­tique­ment un dessert lacté le soir "avant" ; je ne mange presque plus de fromage, sauf râpé, et je ne prends ce type de dessert que rare­ment depuis. Après avoir constaté ce très probable manque de calcium, je me tiens à la prise d’un laitage, yaourt, fromage frais, fais­selle, à "4 heures". Je ne repren­drai pas ces deux centi­mètres, mais peut-être évite­rai-je d’en perdre encore ?

Il me faut me déci­der à aller trai­ter mes arbres à la bouillie borde­laise, en espé­rant que le vent ne rabat­tra pas le produit sur moi pour me trans­for­mer en Schtroumpf, et que mes yeux et mes forces ne me trahi­ront pas !

La galère !

La neige qui est tombée avant-hier était très lourde. Certaines branches d’ar­bustes sont encore bien cour­bées vers le sol bien qu’une bonne partie de cette neige ait fondu (il en reste encore proba­ble­ment 10 cm au sol par endroits), d’autres sont proba­ble­ment cassées, je n’ai pas pris le temps d’al­ler véri­fier, il fait froid.

La rue est vergla­cée, impos­sible de sortir en voiture, aucune n’étant équi­pée de pneus hiver. Peut-être vais-je mettre ceux de la Clio, car avec cette neige précoce, avoir un rendez-vous au garage risque d’être diffi­cile. Je l’ai fait à l’au­tomne dernier ou au prin­temps : un jour par roue ! Me pencher pour commen­cer à dévis­ser, trou­ver où posi­tion­ner le cric, lever la voiture, démon­ter la roue et la rempla­cer : j’en ai pour au moins une jour­née à récu­pé­rer, entre le souffle et les douleurs muscu­laires et rachi­diennes.

Le ciel était très clair ce matin, il est au contraire très nuageux en ce moment. J’es­père qu’il ne neigera pas de nouveau !

Avant-hier soir donc, vers 20h15, coupure de courant, retour quelques secondes puis arrêt défi­ni­tif. Comme ça arrive de temps à autre, nous avons attendu. Hélas ça a duré. La maison étant 100% élec­trique, plus de lumière, plus de chauf­fage, plus de télé pour s’in­for­mer, plus de télé­phone fixe, heureu­se­ment le portable fonc­tionne toujours. Impos­sible aussi d’ou­vrir la porte du garage (enfin si, mais on n’au­rait pu la refer­mer), mais bon, les pneus été de la voiture inter­disent tout essai de rouler sur la neige ou le verglas. Il restait l’es­poir que ça revienne un peu plus tard. Un coup de fil à notre four­nis­seur d’élec­tri­cité nous informe que tout est mis en œuvre pour, etc. et que je peux télé­char­ger une appli pour suivre l’évo­lu­tion. Je ne le fais pas tout de suite...

Mauvaise nuit. Réveillé vers 3 h, je constate que le courant n’est toujours pas revenu. Nous nous levons vers 8 h : toujours rien, nous sommes dans le noir, seuls le fenes­tron de la salle de bains et la vitre dépo­lie qui orne la porte d’en­trée nous donnent un peu de clarté. Je tente le télé­char­ge­ment de l’ap­pli et constate qu’il n’y a plus de réseau mobile : impos­sible donc d’ap­pe­ler à l’aide en cas de pépin.

Petit déjeu­ner froid, puisque rien ne fonc­tionne pour chauf­fer quoi que ce soit. Vers 11 h, le courant revient, juste le temps de nous lais­ser ouvrir les volets du séjour, puis se coupe de nouveau. Le soleil brille et nous chauffe à travers les vitres, c’est déjà ça de gagné ! Nouveau retour de quelques secondes une demi-heure plus tard. Fina­le­ment, le courant revient de manière stable vers 12 h 30. Pour éviter toute surcharge au retour, j’avais coupé le chauf­fage. Le déjeu­ner de midi a lui aussi été froid, autant ne pas prendre le risque qu’une nouvelle coupure inter­vienne. J’ai attendu un moment pour remettre en route le chauf­fage. La tempé­ra­ture était descen­due au-dessous de 17°, mais la tension faisait que nous n’avions pas vrai­ment froid. Il n’au­rait pas fallu que ça dure, cepen­dant.

Malgré le retour du courant, la box signale une erreur de réseau et refuse ma connexion. Toujours pas de réseau mobile non plus... Ce n’est qu’à l’ap­proche de 16 h que la connexion mobile et celle pour Inter­net rede­viennent fonc­tion­nelles.

Nous serons restés un peu plus de seize heures sans élec­tri­cité, près de vingt sans inter­net : dur ! Mais je pense à ceux qui, à cette heure, soit trente-six heures plus tard, sont encore dans le noir !

J'ai les guiboles qui gonflent...

Il faut d’abord que je demande pardon aux parti­ci­pants de la fête de la chèvre, il a en effet bien plu avec un bel orage en milieu d’après-midi le 11 août ! Le feu d’ar­ti­fice a quand même pu avoir lieu vers 22 heures, la pluie ayant cessé.

Oui, depuis mon dernier message, j’ai les guiboles qui enflent, surtout du côté gauche. Comme l’œdème est déjà présent au lever, je crai­gnais une origine lympha­tique, ce qui ne serait pas l’idéal...

J’ai eu tendance à exclure une origine veineuse dans la mesure où c’est apparu après la période de cani­cule. Mon méde­cin m’a pres­crit des chaus­settes de conten­tion, mais je n’ai pas encore fran­chi le pas. Pour­tant il m’est souvent arrivé de porter des chaus­settes de main­tien, parfois même l’une sur l’autre. Mais pour avoir essayé un matin il y a quelques temps, et avoir eu beau­coup de mal à les enfi­ler, je crains d’en avoir encore plus avec une conten­tion de type 2. Mais j’y pense...

Il faut dire aussi que je n’ar­range rien en n’étant pas capable, assis à mon bureau, de ne pas croi­ser les jambes, le plus souvent jambe droite sur la gauche.

Pour reve­nir à mon problème prin­ci­pal, le contrôle biolo­gique fait il y a une quin­zaine a montré une amélio­ra­tion, il ne reste plus que l’ané­mie et l’in­suf­fi­sance rénale, avec une légère amélio­ra­tion pour les deux. L’IRM céré­brale n’a pas montré d’ano­ma­lie.

Le scan­ner fait il y a une semaine a lui aussi montré une stabi­lité. L’image qui avait attiré l’at­ten­tion au prin­temps n’a pas bougé. Pour mon cancé­ro­logue, tout va bien sur ce plan. Par ailleurs, il a exclu la possi­bi­lité d’une origine lympha­tique à mes œdèmes, tout comme une séquelle de la chimio­thé­ra­pie, leur appa­ri­tion s’étant faite plus d’un an après son arrêt. Un des produits hypo­ten­seurs que je prends depuis mai dernier est suscep­tible d’être en cause, mais là encore, il aura fallu près de trois mois pour que ça se mani­feste ce qui est éton­nant, puisque, en plus, je n’ai pas eu de soucis lors de la cani­cule de juillet.

Une insuf­fi­sance cardiaque pour­rait être envi­sa­gée, selon le cancé­ro­logue, bien que le cœur ait reçu peu de rayons lors des radio­thé­ra­pies de 2016 et 2018, mais lors de ma dernière consul­ta­tion chez mon géné­ra­liste, lui ne l’a pas évoqué. Je vais donc proba­ble­ment commen­cer par la conten­tion et tenter de ne plus croi­ser les jambes, mais ça, je doute d’y arri­ver.

Cette stabi­lité au niveau carci­no­lo­gique (le mot "rémis­sion" n’a pas été prononcé) est encou­ra­geante, mais je conti­nue à traî­ner une grande fatigue (j’ai par exemple fait des siestes de deux heures et demi ces deux derniers jours) et une très forte fati­ga­bi­lité, des épisodes d’es­souf­fle­ment pas toujours en rapport avec des efforts pouvant les expliquer. Les étour­dis­se­ments sont beau­coup plus rares, soit que la stabi­li­sa­tion de mon hyper­ten­sion soit en cause, soit que je me sois adapté en prenant garde aux mouve­ments qui les provoquaient.

Chose para­doxale : alors que certains efforts me sont presque impos­sible, d’autres, pas anodins, le sont à condi­tion que je frac­tionne ou fasse des pauses. Par exemple, la palette suppor­tant une de mes cuves à eau étant en train de forte­ment se dégra­der et me faisant craindre que la cuve bascule de son support en parpaings, j’ai décidé d’en refaire une. pour ça, il m’a fallu aller ache­ter des chevrons en pin Douglas, décou­per une planche de quatre mètres du même bois qui atten­dait de servir depuis quelques années, trai­ter le tout à l’huile de lin, assem­bler, trans­por­ter le tout jusqu’à proxi­mité de la cuve, descendre celle-ci, la bascu­ler pour dévis­ser son arma­ture de l’an­cienne palette, revis­ser sur la nouvelle, remon­ter l’en­semble sur les parpaings. J’y ai passé du temps, mais bien moins que ce que je crai­gnais.

Mon vélo est enfin sur son home-trai­ner depuis plus de quinze jours, mais comme déco­ra­tion ! Impos­sible de me déci­der à monter dessus. D’ailleurs, je ne suis pas sûr d’ar­ri­ver à lever la jambe assez haut pour passer au-dessus de la selle, à voir les diffi­cul­tés que j’ai pour enfi­ler ou enle­ver mon panta­lon (debout en essayant de ne pas tomber). Pour­tant, je sais que ça me ferait du bien de faire travailler mes muscles (aller cher­cher le cour­rier à cinquante mètres de la maison est une épreuve), mais tour­ner les jambes à l’in­té­rieur est telle­ment pénible !

N’ayant rien à faire sur les sites, je pour­rais essayer de rouler, mais pas moyen. C’est telle­ment plus simple de rester assis dans mon fauteuil de bureau, à surveiller le forum et les messages, ou encore à tester mes stylos à plume à la recherche de celui avec lequel je serais le plus à l’aise. Comme une belle écri­ture néces­site, en plus de la maîtrise de la main, un trio plume, encre et papier, les combi­nai­sons sont multiples, ce qui prend du temps à tester ! Le projet est d’ap­prendre à bien écrire, mon écri­ture ayant de tout temps été une catas­trophe, ce que n’a pas arrangé la prise de notes rapides depuis le lycée et la fac, et la saisie des ordon­nances avant de passer au clavier. Pour le moment, les débuts sont diffi­ciles : les plumes sur porte-plume (Sergent-Major ou Brause) sont diffi­ciles à manier, grattent, demandent de fréquents trem­pages, leurs porte-plume me font mal au majeur, tout comme certains stylos à plume, et le résul­tat est pour l’ins­tant témoin du chemin à parcou­rir... Il n’y a que le crayon à papier, qui m’a été conseillé par des adeptes de la calli­gra­phie pour commen­cer à habi­tuer ma main, qui a donné ce matin des lettres assez bien formées. L’avan­tage est que je ne quitte pas mon bureau (en "L" pour ceux qui ne le connaissent pas, ordi­na­teur sur une branche, papier sur l’autre) et que je peux rester à l’af­fût des mails et m’as­su­rer aisé­ment des nouvelles discus­sions ou réponses sur le forum des sites et celui des stylos.

Cet appren­tis­sage est diffi­cile, "chas­sez le natu­rel, il revient au galop" : si en début de ligne, j’ar­rive à prendre mon temps, très tôt je reprends l’ha­bi­tude d’écrire très vite. Lettre par lettre, ça va à peu près, mais dès qu’il s’agit de mots, l’écri­ture rapide vient vite tout gâcher. Patience et longueur de temps... Y arri­ve­rai-je ?

Une info en vitesse : ce matin, il y avait un tout petit peu de neige sur les hauteurs, mais en début d’après-midi, un peu de pluie mêlée de neige a été rempla­cée par les flocons, 2 cm envi­ron vers 16 heures, et il neige encore ce soir (19h30). La route ne va pas être agréable demain, mais les mésanges, char­don­ne­rets élégants, pinsons et rouge-gorge seront bien contents que mon épouse ait commencé à leur remplir les mangeoires !

Il va pleuvoir !

Plus de trois mois ont passé depuis mon précé­dent passage. Je remet­tais sans cesse, et je me décide enfin !

Si j’avais écrit rapi­de­ment après mon précé­dent message, ça aurait été pour rous­pé­ter fort, alors j’ai laissé un peu retom­ber. Pour rester à peu près dans la chro­no­lo­gie, dès que j’ai eu la date du TEP scan, j’en ai informé le cardio­logue, espé­rant avoir enfin mon compte-rendu d’hos­pi­ta­li­sa­tion afin de pouvoir le montrer au radio­logue. Ce compte-rendu n’a fina­le­ment été dicté que mi-mai ! Le cardio­logue y prétend que l’épan­che­ment péri­car­dique est ancien, alors que l’ur­gen­tiste, me rappor­tant les dires du radio­logue, avait parlé d’épan­che­ment récent, non visible sur le scan­ner du mois précé­dent... Dès que je l’ai eu, j’en ai envoyé une copie au cancé­ro­logue, en lui signa­lant que je deman­de­rai que l’exa­men et ses conclu­sions lui soient adres­sés, seules ces dernières étant trans­mises au cardio­logue. À ce jour, je n’ai toujours pas de nouvelles du cardio­logue à qui j’avais posé quelques ques­tions, et notam­ment s’il voulait me revoir en consul­ta­tion après cet examen...

La semaine où je devais passer ce TEP scan, j’ai été étonné de ne pas avoir eu de convo­ca­tion pour la consul­ta­tion d’anes­thé­sie en vue de l’opé­ra­tion de la cata­racte qui était prévue la semaine suivante, et j’ai eu l’ex­pli­ca­tion : la secré­taire du service de plani­fi­ca­tion des inter­ven­tions m’a télé­phoné pour repor­ter celle-ci, le méde­cin qui devait m’opé­rer étant parti de l’hô­pi­tal et son plan­ning devant être réat­tri­bué à l’autre chirur­gien. Mon inter­ven­tion était donc repor­tée au 24 juin.

Pour faire vite : bien que la dila­ta­tion pupil­laire n’ait pas été idéale (en plus, j’ai dû attendre un bon moment sur la table car à peine préparé, le chirur­gien a été inter­cepté pour trai­ter une plaie de la paupière avec lésion du canal lacry­mal), l’in­ter­ven­tion s’est très bien passée. En plus, nous avions eu la chance de trou­ver une place proche de l’en­trée, idem le lende­main pour le contrôle (il m’est arrivé la plupart du temps, dont le jour de la consul­ta­tion d’anes­thé­sie, d’être obligé de me garer très loin et de peiner pour rejoindre l’en­trée du bâti­ment). Très vite, je n’ai mis la coque de protec­tion que la nuit et à la sieste. J’ai été étonné de voir presque bien d’em­blée avec ma correc­tion précé­dente, persuadé que l’im­plant prévu pour la vision de loin serait une correc­tion et que correc­tion plus correc­tion, ça ne ferait pas bon ménage. Ce qui est un peu gênant est la présence de reflets parfois, selon l’in­ten­sité de la lumière : des raies en biais orien­tées de la tempe à la racine du nez, et parfois des images de lignes ondu­lées sombres, qui n’ap­pa­raissent que quelques secondes. Bien sûr, les corps flot­tants sont toujours aussi gênants par moments...

Dix jours après l’in­ter­ven­tion, je me suis rendu au contrôle : d’abord véri­fi­ca­tion par une orthop­tiste qui m’a dit que j’avais 10/10 sur cet œil avec la correc­tion testée, et m’a conseillé de revoir mon ophtalmo trois semaines plus tard. Vu ensuite par l’oph­talmo qui avait fait les mesures fin avril, quelques diffi­cul­tés de compré­hen­sion entre nous, mais il m’as­sure que tout va bien, comme je le ressens. Mais alors qu’il m’avait dit qu’on opère­rait l’œil gauche dans la foulée, cette fois il me dit que non, qu’il faudra attendre que la cata­racte y soit instal­lée (pour le moment, il n’y a qu’une teinte un peu plus "sable" avec cet œil). Il y a quelques jours, j’ai revu mon ophtalmo qui a salué les mesures et le résul­tat de l’im­plant, ne néces­si­tant aucun chan­ge­ment de verre, ce qui, à la limite, m’ar­range. Il ne me reste qu’une petite gêne, comme quand on a un cil ou une pous­sière, de temps à autre.

Reve­nons au TEP scan fin mai : alors que j’avais apporté les examens précé­dents (celui de mai 2018, les deux derniers scan­ners, la dernière biolo­gie) et l’in­ter­ro­ga­toire à remplir avant chaque examen, tout ça ne m’a pas été pris, et donc j’ignore sur quoi s’est basé le radio­logue, puisque la demande d’exa­men faite par le cardio­logue était vierge de toute infor­ma­tion... Cet examen a donc été trans­mis à mon cancé­ro­logue qui m’a fait rassu­rer par sa secré­taire, tout en prévoyant d’en refaire un juste avant le scan­ner et la consul­ta­tion prévus début juillet.

Entre­temps, les épisodes cardiaques (je ne sais toujours pas comment les quali­fier) se repro­dui­saient de temps à autre, toujours la nuit ou à la sieste, et je m’en aper­ce­vais, puisqu’ils me réveillaient, quand j’étais couché sur le côté gauche. Depuis cette consta­ta­tion, je fais le maxi­mum pour ne dormir que sur le dos (où j’ai toujours un mal fou à m’en­dor­mir) ou sur le côté droit, mais il m’est arrivé quelque­fois de me réveiller couché sur ce côté gauche... Disons qu’ils me stressent moins, peut-être parce que je ressens moins forts ces batte­ments et que derniè­re­ment, ils ne duraient guère, en plus de la modé­ra­tion du rythme, bien contrôlé semble-t-il par les bêta-bloquants. Mais je dois dire qu’il m’est toujours aussi désa­gréable de ressen­tir autant ces batte­ments dans la poitrine, mais aussi au bout des doigts (de pieds aussi) dès qu’ils sont appuyés sur les draps ou sur moi, ou encore au niveau de l’oreille ! La gêne thora­cique est parfois présente, légère, mais plus souvent sensible à cause de posi­tions incon­for­tables, comme en ce moment, légè­re­ment penché et appuyé sur l’ac­cou­doir gauche de mon fauteuil de bureau.

Donc début juillet, je suis retourné passer ce TEP scan de contrôle, où cette fois, la radio­logue est venue récu­pé­rer les examens précé­dents et me poser deux ou trois ques­tions, ce qui lui a permis de faire des compa­rai­sons, et à moi de consta­ter (je n’avais pas vrai­ment comparé celui de mai avec le précé­dent) que ce qui avait arrêté le radio­logue en mai était le ganglion précé­dem­ment traité. Puis, deux jours plus tard, j’ai passé le scan­ner puis rencon­tré le cancé­ro­logue. Je ne sais s’il avait déjà regardé le compte-rendu du scan­ner, mais il s’est concen­tré sur le TEP scan. Contrai­re­ment à l’ha­bi­tude, il ne s’est pas enquis de mon état, se conten­tant semble-t-il de voir ma (bonne ?) mine. Ma fatigue et ma fati­ga­bi­lité datant des chimios, il ne s’y est pas arrêté et a prévu un scan­ner et une IRM début novembre, suivis si besoin d’un nouveau TEP scan. Bizar­re­ment, si le TEP a confirmé le petit épan­che­ment péri­car­dique décou­vert à l’an­gios­can de début avril, le scan­ner ne l’a pas trouvé.

Depuis début juin, suite à une info de généa­lo­gie commu­niquée par une loin­taine parente ou alliée, et proba­ble­ment pour m’oc­cu­per l’es­prit, je me suis de nouveau lancé à corps perdu dans des véri­fi­ca­tions et de nouvelles recherches, notam­ment des ancêtres mater­nels de mes enfants, puis du côté mater­nel de mes petits-fils. Je crois avoir pu ajou­ter près de deux mille indi­vi­dus en deux mois. Il faudrait que je conti­nue sur les branches espa­gnoles et baléares, mais là, il faut que je fasse entière confiance aux généa­lo­gistes qui ont publié ces infos, car je n’au­rai pas les moyens de les véri­fier. Depuis quelques jours, je fais une pause ! Mais il reste des énigmes... notam­ment ce couple de mes ancêtres dont je ne trouve l’acte de nais­sance ni de l’un ni de l’autre, alors que j’ai celui de leur mariage, ceux des mariages de leurs parents et des nais­sances de leurs frères et sœurs. Pour elle, j’ai tenté des recherches là où sont nés deux de ses frères, dans le Haut-Rhin, mais rien l’an­née où elle est censée être née d’après son âge lors de son mariage et des nais­sances de ses enfants (1800), ni l’an­née précé­dente. De plus, un de ses frères est né en septembre de cette année-là ! Et pour les années précé­dentes au même lieu, après le mariage de ses parents dans le dépar­te­ment voisin, les actes sont écrits en mélange d’al­sa­cien et de français, avec une écri­ture gothique : indé­chif­frable pour moi, surtout à cause de cette calli­gra­phie... si je ne trouve pas le mot, impos­sible d’en trou­ver la traduc­tion. Bref, j’ai cessé cette recherche, pour le moment...

Aujourd’­hui, c’est la fête de la chèvre au village, un peu plus tôt dans le mois que les années précé­dentes. Il fait beau ; les pluies de ces derniers jours, bien que trop modé­rées à mon goût (nous sommes en alerte séche­resse renfor­cée depuis début juillet) ont rafraî­chi l’at­mo­sphère. Y aller m’au­rait peut-être tenté, mais outre que je fatigue trop vite, je souffre depuis une semaine d’une douleur lombaire basse droite, avec douleur scia­tique dans la fesse et la face externe de la cuisse. La douleur court aussi tout le long de la crête iliaque droite, rejoi­gnant, devant, la douleur colique qui prend avec plai­sir le relais ! Ces douleurs coliques sont perma­nentes, au point que parfois j’ai tendance à les oublier. Pour ce qui est de cette scia­tique, il faut dire que la semaine dernière l’éva­cua­tion de l’évier de la cuisine s’est bouchée. C’était déjà arrivé, nous obli­geant à vider tout ce que le meuble contient pour pouvoir démon­ter le siphon et passer un furet direc­te­ment dans le tuyau d’éva­cua­tion. Donc vendredi, assis par terre (c’était rigolo de me voir peiner à me rele­ver, ensuite !), de travers car le siphon est juste derrière la traverse sur laquelle est fixée une des portes du meuble, après avoir eu du mal à passer le premier coude, je me suis trouvé bloqué, persuadé que c’était un second coude au niveau où le tuyau passe sous la chape de sol. Malgré mes efforts, impos­sible de passer. Donc remon­tage et nouvel essai de produit censé débou­cher faci­le­ment, sans réel effet, d’eau bouillante, pas mieux. L’eau se vidait extrê­me­ment lente­ment. Nouveaux essais samedi et dimanche, bien que persuadé de devoir appe­ler un plom­bier lundi. Et à force de téna­cité, j’ai fini par passer à travers ce bouchon. Puis eau bouillante suivie d’eau chaude depuis le robi­net : les choses sont rentrées dans l’ordre, mais je crains fort que ça recom­mence ! J’avais acheté un furet plus long, mais il est aussi plus épais et ne passe pas le premier coude ! J’au­rais envie de mettre un "Y" avec un bouchon étanche juste derrière le siphon, afin de ne pas devoir démon­ter le siphon pour passer le furet, mais je crains de ne pas arri­ver à décou­per le tuyau pour l’y placer...

Avec la séche­resse, si les arbres et les haies n’ont pas souf­fert, beau­coup de fram­boi­siers ont grillé, les noise­tiers ont perdu beau­coup de leurs feuilles, les cassis­siers aussi ont en partie grillé. Pour une fois, j’ai pu me réga­ler de reines-claudes. Oh, il n’y en a pas eu beau­coup, mais comme les années précé­dentes la produc­tion avait été nulle, c’est quand même mieux ! Nous devrions avoir bien­tôt les mira­belles (l’arbre croule sous le nombre) et les prunes d’Ente. Depuis quelques jours, nous avons aussi des figues. Par contre, les myrtilliers n’ont pas fleuri cette année. Pour­tant, le prin­temps n’a rien eu de parti­cu­lier pouvant expliquer cette anoma­lie. Et les tomates et hari­cots végètent ! Seuls les deux plants de sarriette, énormes, profitent de l’ar­ro­sage (à l’eau de pluie) de ceux-ci. Les amandes sont entre fraîches et sèches, donc pas à mon goût, mais je ne sais pas s’il nous en restera. Il y a quelques jours, j’ai vu un pic (vert ou épeiche, je ne saurais dire) commen­cer à s’y attaquer ; souvent les mésanges, qui m’avaient mangé toutes les noisettes il y a deux ans, s’en régalent aussi. Quant aux pommes, un des pommiers n’en avait que deux encore récem­ment, l’autre est chargé de nombreux petits fruits dont je crains qu’ils soient véreux. Nous verrons bien.

J’ai­me­rais bien arri­ver à retrou­ver quelques forces pour pouvoir recom­men­cer à être un peu plus actif au jardin. Remuer le compost (bien riche en vers en ce moment) m’épuise. Peut-être arri­ve­rai-je à enfin mettre le vélo sur son home-trai­ner et me remus­cle­rai-je un peu ???

Il serait bien, aussi, que je me décide à termi­ner le char radio­com­mandé pour lequel il reste quelques pièces à peindre et à placer, mais encore à démar­rer le montage des maquettes statiques (l’Al­pine A110 au 1/43° me tente malgré la fragi­lité de la résine !).

Aujourd’­hui peut-être ? ou alors demain...

Du bon et du moins bon...

Deux semaines ont passé, des choses ont changé, d’autres pas...

Pour ce qui n’a pas changé : toujours pas de nouvelles du cardio­logue. J’ai relancé par mail en passant par une autre adresse, espé­rant atteindre une secré­taire à défaut du cardio­logue...

Commençons par le moins bon : il y a une semaine, j’ai attrapé un bon virus (mon épouse y a elle aussi eu droit et n’en est pas encore guérie). Gros rhume vite passé en laryn­gite puis bron­chite. Depuis, par moments, le nez est une fontaine, un peu plus que lorsque je n’ai que ma rhinite aller­gique et vaso­mo­trice, mais surtout je me suis mis à tous­ser avec des diffi­cul­tés à expec­to­rer. Oh, il n’y a pas beau­coup à sortir, mais je soupçonne ma para­ly­sie récur­ren­tielle de compliquer les choses. Par moments, lorsque j’ins­pire pour pouvoir tous­ser, quelque chose (la corde vocale gauche ou je ne sais quoi) semble se mettre en travers et l’air a du mal à entrer dans la trachée ! Pas d’af­fo­le­ment, une ou deux secondes de patience et tout rentre dans l’ordre.
J’ai hâte que ça se termine, c’est vrai­ment fati­gant ! Hier par exemple, alors que j’avais bien dormi, sans tous­ser de la nuit, j’ai fait une sieste de plus de deux heures.

Passons au "bon"...

Je n’ai pas repris ma tension depuis plusieurs jours. Elle était remon­tée, comme je l’ai dit précé­dem­ment, mais doit s’être stabi­li­sée. Je n’ai quasi­ment plus d’étour­dis­se­ments, sauf parfois en tous­sant lorsque je suis debout. Je n’ai pas ressenti d’autres épisodes de batte­ments cardiaques trop forts, espé­rons que ça dure. S’il n’y avait cette crève, je me senti­rais bien.

Mon rendez-vous avec les internes au service d’oph­tal­mo­lo­gie du C.H. de Valence, qui m’inquié­tait à cause de ce "avec les internes" dont je ne compre­nais pas ce qu’il impliquait, a été très produc­tif.
Dans un premier temps, une orthop­tiste m’a fait une OCT macu­laire et un contrôle du nerf optique qui ont montré qu’il n’y avait rien d’anor­mal à leur niveau et que rien ne contrin­diquait donc une opéra­tion de cette cata­racte droite pour me rendre une vision correcte. Elle m’a alors dilaté les pupilles, puis un interne m’a fait un examen du fond d’œil à la lampe à fente afin de complé­ter ce qu’a­vait montré l’OCT. Il s’est absenté quelques minutes avant de me confier à un ophtalmo qui m’a fait sur deux machines diffé­rentes toute une série de contrôles complé­men­taires puis de mesures pour défi­nir le type d’im­plant qui rempla­cera le cris­tal­lin, calculé pour corri­ger ma vision de loin. Il a parlé d’un type de cata­racte qui pour­rait provoquer un glau­come, ce qui a proba­ble­ment contri­bué à la déci­sion d’in­ter­ven­tion. Il est même prévu d’opé­rer l’œil gauche un peu plus tard, bien que je ne ressente aucun signe. La seule inquié­tude rela­tive de l’oph­talmo est que j’ai les pupilles très serrées et que lorsqu’il m’a examiné, les deux instil­la­tions de mydria­tique ne les avait pas suffi­sam­ment dila­tées. Au pire, m’a-t-il dit, cela rallon­gera l’in­ter­ven­tion à cause du besoin d’uti­li­ser un appa­reil écar­tant l’iris en complé­ment du collyre, pour pouvoir enle­ver le cris­tal­lin et le rempla­cer par l’im­plant.

Pendant ce temps mon épouse patien­tait dans la salle d’at­tente. Me doutant que je ne pour­rais proba­ble­ment pas conduire en raison de la dila­ta­tion pupil­laire et de l’éblouis­se­ment que cela cause­rait, je lui avais demandé de m’ac­com­pa­gner. Bien m’en a pris : à peine sorti de l’hô­pi­tal, il m’a fallu vite fait mettre mes lunettes de soleil, mais même avec elles, j’étais gêné.

En sortant du service, muni de l’or­don­nance de l’oph­talmo et d’un docu­ment destiné au service de gestion des plan­nings opéra­toires, nous nous y sommes rendus et j’y ai accepté la date du 29 mai. Je devrai bien­tôt être informé de celle du rendez-vous avec l’anes­thé­siste. J’es­père d’ici là rece­voir le compte-rendu de mon hospi­ta­li­sa­tion en cardio pour le lui montrer...

Une fois tout ceci fait, j’en ai profité pour aller au secré­ta­riat du service de méde­cine nucléaire afin de savoir quand était envi­sagé mon TEP scan. Au milieu de dizaines de demandes, la secré­taire a eu du mal à retrou­ver mon ordon­nance faxée par le service de cardio sans aucun rensei­gne­ment... et m’a proposé la date du 23 mai que j’ai bien sûr accep­tée. Bien que j’es­père que cet examen aura été inutile, ce qui voudra dire que les choses sont autant stabi­li­sées que l’ont montré les scan­ners, je dois avouer que j’ai quand même une petite inquié­tude... L’an dernier à la même époque, des travaux avaient rendu les TEP scan impos­sibles : je ne sais pas ce qui a été fait, mais à voir le nombre de demandes en attente, c’est au moins un double­ment des salles qu’il aurait fallu. Je me demande comment ils arrivent à gérer les urgences. Un examen qui ne peut être réalisé que six semaines plus tard, c’est éven­tuel­le­ment lais­ser évoluer plusieurs semaines de trop une patho­lo­gie et en compliquer le trai­te­ment...

Avec tout ça, je crois que ce n’est encore pas pour demain, le vélo sur son home-trai­ner !