Cancer du poumon : quand le ciel vous tombe sur la tête !

Un peu de répit !

Après trois mois de craintes, les contrôles récents sont encou­ra­geants : bilan biolo­gique sans réel chan­ge­ment (insuf­fi­sance rénale stable, anémie stable...), IRM céré­brale sans modi­fi­ca­tions depuis juillet dernier, scan­ner compa­rable à celui d’il y a trois mois, donc la réci­dive a été appa­rem­ment détruite. Mais à l’ap­proche de ces contrôles, je vous prie de croire que le stress était sous-jacent, même s’il ne me para­ly­sait pas.

Tout ça ne voulant pas dire qu’il n’y aura pas un jour un réveil de cellules patientes, vous imagi­ne­rez aisé­ment ce que cela peut donner avec mon opti­misme habi­tuel (ceux qui me connaissent compren­dront...).

Bien, la mala­die est conte­nue à défaut d’être guérie, mais il reste tous les soucis anté­rieurs et ceux consé­cu­tifs aux deux chimio­thé­ra­pies d’il y a trois ans et de l’an dernier : aller­gies diverses, gorge qui gratte en perma­nence, épisodes de possible migraine ophtal­mique (en pause en ce moment, ouf), probable aggra­va­tion brutale de ma cata­racte droite qui fait que je ne peux plus lire du seul œil droit (surtout très gênant sur l’écran), douleurs coliques perma­nentes et troubles du tran­sit.

Et le plus pénible : douleurs dorso-lombaires dès le lever (alors qu’elles avaient disparu l’an dernier après le chan­ge­ment de mate­las) proba­ble­ment aggra­vées ou auto-entre­te­nues par ces douleurs coliques, douleurs muscu­laires avec fati­ga­bi­lité impor­tante. Impos­sible de rester long­temps debout, impos­sible de marcher un moment sans avoir rapi­de­ment besoin de m’as­seoir à cause de la fatigue et des douleurs lombaires et dorsales basses (même le simple tour du jardin est épui­sant). Bien sûr, avec tout ça il y a l’es­souf­fle­ment, la gorge qui sèche au moindre effort (ce qui s’ac­com­pagne en géné­ral à l’in­verse d’une crise de rhinite vaso­mo­trice). Même la masti­ca­tion est parfois diffi­cile, par exemple quand le pain fait un peu "caou­tchouc" ou qu’un morceau de viande est un peu coriace... et le mouchoir est vite trempé lors des repas, le nez est une vraie fontaine à chaque fois. Ne parlons pas des épisodes de tête qui tourne quand je me penche et me relève... mais comme ma tension est stabi­li­sée, pas ques­tion d’en­vi­sa­ger un chan­ge­ment de trai­te­ment pour ça.

Il faut que j’es­saie d’avoir un rendez-vous assez proche avec l’oph­talmo pour ce problème de vision : pas gagné, les délais étant habi­tuel­le­ment de huit mois au moins... Mais si c’est bien une cata­racte, une opéra­tion dans pas trop long­temps m’ar­ran­ge­rait bien. Je ne me souviens plus quand j’ai vu le pneu­mo­logue mais il me semble bien qu’il devrait me revoir cette année : là encore, en géné­ral le délai est de quatre mois !

Pour reve­nir à ma faiblesse muscu­laire, le seul conseil (pas de trai­te­ment) du cancé­ro­logue a été d’abord de marcher, puis quand je lui ai rappelé mes douleurs dorso-lombaires, il m’a proposé de faire du vélo d’ap­par­te­ment, ce qui protè­ge­rait ma colonne et me ramène au vieux projet de rentrer mon vélo de route dans le séjour et de le mettre sur son home-trai­ner, avec le risque de me conten­ter de le regar­der sans monter dessus !

A propos de projet, sont toujours au placard ceux de (re)photo­gra­phier mes collec­tions de stylos, couteaux, appa­reils photo et petites voitures. L’en­vie qui m’avait pris aussi de reprendre les fini­tions de certains engins radio­com­man­dés s’est éteinte, et celle de monter les maquettes de voitures et autres ne se mani­feste plus, malgré les rappels de mon épouse voire du phar­ma­cien qui en est un spécia­liste. Avec ma mauvaise vision actuelle, ça n’aide pas non plus.

Et puis c’est telle­ment plus simple de rester devant mon écran à attendre que quelqu’un ait besoin de mon aide... Mais en ce moment, ça ne se bous­cule pas : j’ai même réussi à m’oc­cu­per d’un de mes sites pro, c’est dire.

Allez... un peu de sourire pour termi­ner. Les petits oiseaux chantent, l’aman­dier, le cognas­sier du Japon et les forsy­thias ont commencé à fleu­rir, les violettes et prime­vères ainsi que les aubriètes les ayant précé­dés. L’as­so­cia­tion du cognas­sier avec ses fleurs rouges et des deux forsy­thias avec leur fleurs jaunes en un bosquet est ce que j’at­ten­dais ! Les tulipes poussent, reste à savoir si elles se déci­de­ront à fleu­rir, d’une année à l’autre, c’est très aléa­toire. Il ne manque plus que les hiron­delles pour se croire au prin­temps. Mais je suis ennuyé parce que je n’ai pas réussi à trai­ter mes arbres avec de la bouillie borde­laise, ni à l’au­tomne, ni cet hiver, et il semble­rait qu’on ait droit à toute une période humide à venir.

Ah, j’ou­bliais : prochain contrôle scan­ner, suivi de la consul­ta­tion avec le cancé­ro­logue, prévu le 11 juillet !

Trois ans !

Aujourd’­hui, cela fait donc trois ans que ce cancer du poumon était décou­vert, non nommé encore mais tant suspecté !

Depuis près de deux mois, je ne vous ai rien raconté. Rien de parti­cu­lier en effet, la routine... Rien n’a vrai­ment changé depuis, si ce n’est une aggra­va­tion de ce que je pense être ma cata­racte droite, qui me gêne beau­coup, surtout sur écran où je passe quand même beau­coup d’heures, bien moins qu’a­vant, mais quand même au moins six heures chaque jour. Il faudrait que je tente d’avoir un rendez-vous avec l’oph­tal­mo­logue, en espé­rant un délai pas trop éloi­gné (en temps normal, c’est envi­ron huit mois comme j’ai déjà dû le dire), mais avec l’hi­ver, il ne faudrait pas que des chutes de neige viennent nous bloquer à la maison juste le jour du rendez-vous, comme ça s’était produit mi-mars il y a trois ans lorsque nous devions descendre jusqu’à Valence voir un assu­reur...

Ma voix n’a pas changé, toujours bien cassée et variant parfois, et je n’ai toujours pas pris non plus le télé­phone pour avoir un rendez-vous avec l’or­tho­pho­niste. Les sécré­tions qui découlent de son irri­ta­tion m’obligent à grat­ter souvent ma gorge, surtout après les repas ou après avoir bu. Même un peu d’eau peut suffire. Parfois les bonbons aux plantes et à la stévia, ou de temps en temps un bonbon au miel, suffisent, parfois c’est comme si je ne faisais rien. Ces temps-ci, heureu­se­ment que je m’en­dors rela­ti­ve­ment vite, car même après un ou deux bonbons, je conti­nue à grat­ter et donc à faire du bruit qui peut gêner l’en­dor­mis­se­ment de mon épouse... Cette grat­touille n’est pas récente, et j’ai déjà eu des épisodes où elle était parti­cu­liè­re­ment gênante. Je n’ai pas l’im­pres­sion que les sécré­tions soient bron­chiques mais plutôt laryn­gées, d’au­tant qu’il y a quand même des périodes de la jour­née, et la nuit, où elles me laissent tranquille. Je reste persuadé que le stress aggrave cette irri­ta­tion, même si un probable reflux œsopha­gien pour­rait avoir un rôle (j’ai une hernie hiatale avérée), ainsi que de petites fausses routes lors de la déglu­ti­tion, liées à la para­ly­sie récur­ren­tielle appa­rue il y a un an et respon­sable aussi de mes problèmes de voix. J’au­rais aussi tendance à la rappro­cher de mes épisodes de rhinite vaso­mo­trice qui me font couler le nez dès que je mange ou fais un effort.

Des efforts, je n’en fais plus guère, à part, une fois tous les trente-six du mois, remuer le compos­teur... Plus de brico­lage, toujours pas de montage de maquettes... Je n’ai que réussi l’ex­ploit d’im­pri­mer et relier enfin les scans commen­tés des albums photos venant de mes parents, mais je n’ai rien fait des autres photos numé­ri­sées.

Il y a un an, nous avons changé de mate­las, j’en avais proba­ble­ment parlé et dit que suite à ce chan­ge­ment, mes lombal­gies avaient pratique­ment disparu. Le mate­las est moins raide que le précé­dent, les soins de kiné­si­thé­ra­pie et surtout ce chan­ge­ment étaient en cause, mais même si depuis un an j’ai souvent les lombaires qui claquent lorsque je me penche, retrou­vant là ce que j’ai vécu en salle d’opé­ra­tion dans les années 80, j’ai vu réap­pa­raître un enrai­dis­se­ment légè­re­ment doulou­reux, parce que le mate­las manque fina­le­ment de fermeté, peut-être (il s’est déjà partiel­le­ment déformé sous mon poids). Mine de rien, entre les nuits et les siestes, je passe en moyenne onze à douze heures dans mon lit chaque jour ! Jusqu’à deux bonnes heures de sieste parfois, comme aujourd’­hui... La douleur costale basse posté­rieure, qui appa­raît surtout lorsque je dois rester un moment debout, statique, semblant aussi liée aux douleurs coliques qui ne me lâchent guère, je ne sais toujours pas si elle est d’ori­gine viscé­rale ou rachi­dienne. Lorsque je me penche en avant, j’ai l’im­pres­sion que c’est tout autant la raideur rachi­dienne que la douleur colique qui m’ar­rête.

Je parlais plus haut de stress : il ne me quitte pas, la crainte que le prochain contrôle début mars trouve de nouveau quelque chose de mauvais qui m’en­traîne vers de nouveaux trai­te­ments est perma­nente. Mis à part ces divers problèmes, je ne me sens pas mal, juste bien limité dans mes acti­vi­tés, mais en sursis... alors qu’il y a trois ans, j’avais la certi­tude que je gagne­rais mon combat.

Ce qui est curieux, c’est que j’ai comme souve­nir de l’an dernier que je me sentais alors très bien, n’en gardant que ces heures de brico­lage notam­ment, qui m’ont fait énor­mé­ment de bien. Mais récem­ment, me rendant compte que si j’ai des craintes à expri­mer que je ne veux pas parta­ger avec vous pour ne pas vous inquié­ter, et que donc je ne peux mettre ici, j’ai décidé, y pensant depuis long­temps, à récu­pé­rer tous les articles de ce site pour en faire un livre où je pour­rais m’y épan­cher plus si besoin, et à cette occa­sion, j’ai rapi­de­ment relu certains passages pour me souve­nir qu’en fait l’an dernier, dans les semaines qui ont précédé la décou­verte de la réci­dive ganglion­naire, j’étais mal à l’aise, comme si j’avais un pres­sen­ti­ment. J’ai donc extrait tous ces articles, leurs titres et leurs dates pour les impor­ter dans un docu­ment MS Word, où celui-ci et les prochains les rejoin­dront proba­ble­ment, et où je pour­rai si besoin, sur les anciens comme les futurs, appor­ter des préci­sions ou commen­taires que j’au­rais besoin de mettre en mots sans que personne ne les voie avant que ce livre soit devenu acces­sible à mes proches. Bien que n’ayant pas autant raconté depuis trois ans que ce que je pensais, j’en ai déjà plus de 120 pages A4, plus de 200 en A5 !

Récem­ment, j’ai imprimé ce que j’ai nommé mes mémoires, enta­mées il y a plusieurs années et dont le but était d’es­sayer de faire ressur­gir des souve­nirs de ma toute petite enfance, puis de racon­ter ce qui s’est passé plus tard. Dans un premier temps, j’avais ajouté les textes de ce site à ces souve­nirs, puis je les en ai isolés, ne sachant pas trop si je devais en faire un "tome 2" en quelque sorte. Rien n’in­ter­dit de les asso­cier plus tard... Si j’ai imprimé ces pages, c’est pour pouvoir les relire plus faci­le­ment qu’à l’écran et noter si besoin dans la page blanche en face quoi y ajou­ter, qui me revien­drait main­te­nant. Mais je ne m’y suis pas encore mis.

Peut-être mon addic­tion à l’écran et surtout à aider autrui est-elle aussi un moyen de me fuir moi-même ? Hélas, en ce moment, je n’ai guère à faire sur les sites et comme je suis toujours aussi rapide à trou­ver des solu­tions, ça ne m’oc­cupe que très peu. Il y a quelques temps, j’ai trouvé une occu­pa­tion plus chro­no­phage : la traduc­tion ou révi­sion de fichiers de langue de certaines exten­sions pour Joomla! du fait que certaines ont des traduc­tions absentes ou mal faites, par des traduc­teurs approxi­ma­tifs ou auto­ma­tiques faisant surtout de la traduc­tion litté­rale. Il y a quelques mois, je m’étais attaqué à une traduc­tion inexis­tante d’une exten­sion que j’avais voulu tester. La propo­sant à son auteur, j’en ai été récom­pensé par deux ans de licence gratuite pour un nombre illi­mité de sites, près de 250 € de cadeau ! Je me suis aussi occupé de trois autres, mais pour l’ins­tant, bien que leurs tarifs soient bien plus faibles, aucune licence ne m’a été offerte. Là, je suis en train de finir celle d’une exten­sion dont je n’ai actuel­le­ment ni la licence, ni le besoin pour un projet : près de 3500 chaînes à corri­ger ! J’en suis au moins au quatrième passage pour affi­ner et préci­ser, chan­ger les termes lorsqu’ils ont été initia­le­ment mal compris, je me bats en effet avec des termes anglais qui ont plusieurs signi­fi­ca­tion en français, voire que l’au­teur lui-même utilise dans un sens non clas­sique.

Cette exten­sion est faite par un Cana­dien anglo­phone, ne parlant pas du tout français, et qui a utilisé les services de traduc­tion auto­ma­tique de Google pour propo­ser sa version française, bour­rée d’er­reurs et donc diffi­cile à comprendre pour qui débute avec cette exten­sion assez poin­tue et parfois complexe. Le prin­cipe des fichiers de langue dans Joomla! est d’uti­li­ser un couple chaîne-traduc­tion : le système inter­prète donc la chaîne dans le code pour en affi­cher sa traduc­tion. Pour un projet on m’avait demandé conseil sur une possi­bi­lité de prendre des rendez-vous de durée variable, pour plusieurs inter­ve­nants. Après recherches, cette exten­sion m’a semblé la plus adap­tée et nous avons commencé à la para­mé­trer ; j’ai aussi commencé à amélio­rer sa traduc­tion pour qu’elle colle mieux au projet et pour mieux comprendre le fonc­tion­ne­ment de ce système de prises de rendez-vous capable de gérer donc plusieurs inter­ve­nants, les pauses, les congés, etc.
Mais après un accro­chage avec la cliente qui ne s’im­pliquait guère dans la créa­tion de son site, savait critiquer l’ab­sence d’un "s" dans un mot de la traduc­tion initiale mais était inca­pable de répondre aux ques­tions pratiques indis­pen­sables aux para­mé­trages, le projet a capoté. Comme dirait les jeunes, elle nous a fait un "caca nerveux" ou "pété un câble" lorsque je lui ai rappelé que je lui avais donné toutes les infos néces­saires pour qu’elle teste le système de rendez-vous sur un site et celui de tchat sur un autre, et nous donne un premier avis avant que nous allions plus loin, et qu’elle nous repro­chait de ne pas pouvoir tester... D’un certain côté, ce n’est pas plus mal dans la mesure où cette dame pouvait chan­ger d’avis sans préavis et nous obli­ger à chan­ger complè­te­ment la concep­tion de son site, nous faisant perdre ainsi beau­coup de temps. J’au­rais dû alors aban­don­ner le projet de traduc­tion, puisque mes fichiers n’al­laient inté­res­ser personne avec qui je sois en rela­tion, aucun projet en vue ne pouvant en avoir besoin, pas même une nouvelle inter­ve­nante sur le forum fran­co­phone de Joomla! à qui je l’avais conseillé et qui n’était même pas allée voir les démos sur le site de l’au­teur, sous prétexte que cette exten­sion était commer­ciale : $49/an... Mais j’ai trouvé cette exten­sion trop inté­res­sante pour lais­ser tomber.
De plus, son auteur se prénomme Rob et nous devons être à peu près de la même géné­ra­tion, ce qui m’a un peu motivé aussi. Et puis ça prend beau­coup de temps tout en étant stimu­lant, ça occupe, quoi !

J'ai mieux dormi !

Cette fois, je n’ai pas eu besoin du demi-comprimé d’an­xio­ly­tique qu’il m’ar­rive de prendre lorsque le stress monte trop ou encore pour atté­nuer mes douleurs coliques.

Il paraît que j’ai dit plusieurs fois "oui" dans la nuit, mais je n’ai aucun souve­nir des rêves qui ont pu les amener. Je sais que j’ai souvent tourné, cepen­dant, que j’ai senti mon nez irrité plusieurs fois, mais je me rendor­mais aussi­tôt.

Cet anxio­ly­tique, j’en avais pris un demi-comprimé de son plus faible dosage avant-hier soir. Je l’avais décou­vert il y a bien long­temps, après en avoir avalé un autre et en être devenu dépen­dant dans les semaines et mois qui avaient suivi ma sépa­ra­tion et mon divorce. Celui-ci, je me suis très vite aperçu que je pouvais ne l’uti­li­ser que très épiso­dique­ment, et depuis, c’est très excep­tion­nel­le­ment que j’y ai eu recours.

Mais ces derniers quinze jours, l’ap­proche du scan­ner de contrôle m’inquié­tait et mes nuits étaient hachées, mes douleurs coliques plus fréquentes et intenses. Certains soirs donc, je préfé­rais prendre le risque d’être un peu plus vaseux le lende­main, mais je l’au­rais été en dormant mal... J’ai hésité à passer à une prépa­ra­tion de phyto­thé­ra­pie, mais j’ai cédé à la faci­lité, ayant sous la main une boîte de ce produit.

Il faut dire qu’a­vant-hier je me suis levé plus tôt que d’ha­bi­tude, et quand j’ai quitté mon siège de bureau pour aller déjeu­ner, j’ai ressenti une forte douleur lombaire, surtout sur la crête iliaque gauche, ce qui n’est pas habi­tuel, et au niveau des dernières côtes droites, comme lorsque je reste trop long­temps debout. Les douleurs coliques étaient aussi un peu plus présentes. Un peu de para­cé­ta­mol, pour une fois, et ces douleurs étaient suppor­tables. Après ma sieste, grosse crise de colite, seule une douleur dorsale basse persis­tait. Hier, cette douleur dorsale était plus diffuse, tout comme ce matin. Peut-être est-elle en rapport avec cette crise coli­tique, pour­tant, les douleurs coliques sont peu intenses.

Donc j’ai quand même mieux dormi cette nuit. Hier, j’avais comme grosse crainte d’abord ce que révè­le­rait le scan­ner, ensuite le risque d’être bloqué sur la route par les gilets jaunes et de ne pas pouvoir faire ce scan­ner. J’avais rendez-vous à 15 h. Parti un peu tôt, j’étais légè­re­ment en avance. On m’a pris avec un peu de retard, il a fallu presque plus de temps pour trou­ver une veine utili­sable pour l’injec­tion que pour l’exa­men lui-même. Il était presque 17 h lorsque j’ai eu les résul­tats : le ganglion a quasi­ment disparu et ne prend pas le produit de contraste. Ouf !

Il me fallait alors trou­ver comment aller jusqu’au centre de radio­thé­ra­pie voir mon cancé­ro­logue. Ne connais­sant pas suffi­sam­ment Valence, je ne pouvais prendre le risque de m’y perdre aussi ai-je fait un long détour pour retrou­ver une route que je connais­sais. J’ai pu passer sans encombre malgré la présence d’un gros groupe de gilets jaunes sur un circu­laire au sud de Valence (pour ceux qui me liront plus tard, peut-être, ce sont des parti­cu­liers en révolte contre la baisse du pouvoir d’achat, grogne déclen­chée par de nouvelles hausses des taxes sur les carbu­rants, hausses dont le but est, avec d’autres mesures plus ou moins contrai­gnantes, de nous forcer à passer à la voiture élec­trique dont je doute fort qu’elle soit en vérité moins polluante).

J’ai ensuite eu la chance que le cancé­ro­logue me prenne avec un peu d’avance. Il a été satis­fait de ce que le scan­ner a montré et de la stabi­lité du bilan biolo­gique (très légère amélio­ra­tion au niveau rénal, par contre retour à une anémie suppor­table). Nous nous rever­rons dans trois mois, avec IRM céré­brale et nouveau scan­ner.

Je l’ai informé de ma réti­cence puis de l’ar­rêt rapide de prise du médi­ca­ment destiné à trai­ter les dyses­thé­sies des pieds, suffi­sam­ment peu gênantes pour éviter un trai­te­ment. J’ai oublié de lui parler de cette irri­ta­tion de la gorge, si fréquente, mais le scan­ner n’y a rien noté de parti­cu­lier, et je sais que souvent le stress (celui de cette irri­ta­tion même, aussi) y est pour beau­coup.

Il reste cette voix cassée pour laquelle il ne me semblait pas convaincu de l’in­té­rêt d’une réédu­ca­tion. Nous savons que le nerf lésé ne récu­pé­rera pas et que la corde vocale conti­nuera à ne pas fonc­tion­ner correc­te­ment. Je lui ai donc reposé la ques­tion et on a convenu que je pren­drai contact avec l’or­tho­pho­niste pour au moins avoir un avis spécia­lisé. Je ne sais pas encore quand je me déci­de­rai...

De mauvais poil...

Près de huit semaines ont passé depuis la fin des séances de radio­thé­ra­pie, et, hormis le fait que je n’ai plus ces multiples dépla­ce­ments à faire, rien n’a changé dans mon rythme de vie ! Ça me met de mauvais poil !

Ajou­tez à ça que depuis des années je le suis déjà en cette période d’ap­proche des fêtes et que le scan­ner de contrôle et la consul­ta­tion du cancé­ro­logue sont pour dans quelques jours, si les gilets jaunes ne me bloquent pas...

Comment pour­rais-je cacher que ce qu’on va trou­ver pour­rait ne pas être une bonne nouvelle ? On a beau vouloir se battre, on n’est pas maître de grand-chose...

Oh, il y a quelques semaines, j’étais persuadé (méthode Coué ?) que j’al­lais enfin termi­ner ma gestion des vieilles photos et m’at­taquer au reste de mes projets, dont le montage des maquettes, la réor­ga­ni­sa­tion, après prises de photos, de la présen­ta­tion des collec­tions d’ap­pa­reils photo et des voitures minia­tures. J’étais même arrivé à faire de la place sur mon bureau. Depuis, ça s’est de nouveau rempli de tas de choses qui pour­raient être rangées à portée de main, et il n’y a pas de place même pour y placer un bloc de papier à lettre et encore moins une maquette à monter.

J’avais prévu, malgré la grande diffi­culté probable, de commen­cer par le montage de la maquette de l’Al­pine A110 de 1973 en résine, au 1/43°. Mais en sortant le plan­cher de son sachet, une partie de l’ar­rière a cassé, l’autre en a fait autant quand je l’ai rangé : il va falloir que je trouve comment arri­ver à recol­ler bien à plat ces pièces dont l’épais­seur doit être infé­rieure au milli­mètre. Alors je me suis dit que j’al­lais commen­cer par la partie carros­se­rie et mettre les vitres, persuadé que c’était l’en­semble du bloc de plas­tique trans­pa­rent que j’au­rais à coller, mais non, il faut décou­per le pare-brise et les vitres laté­rales minus­cules sans les toucher avec les doigts pour ne pas les salir, avant de les coller... Bref, ça a mis un gros coup d’ar­rêt, d’au­tant que la maquette étant livrée avec un simple éclaté, il n’est pas simple pour un débu­tant de savoir dans quel ordre il a inté­rêt à procé­der.

Mises à part les heures passées devant mon écran et celles des siestes qui durent de une à deux heures, parfois un peu plus, je ne fais rien ! Et quand il n’y a rien d’in­té­res­sant à faire sur l’or­di­na­teur, ça me met encore plus de mauvais poil !

Je me suis lancé il y a quelques temps dans la traduc­tion en français d’un utili­taire permet­tant de gérer de nombreux sites depuis un seul : gain de temps puisqu’il ne faut pas ouvrir chacun pour en véri­fier le besoin de mise à jour ou de sauve­gardes, et les faire si néces­saire. La traduc­tion en elle-même a été rapide, les tests pour vali­der cette traduc­tion un peu moins.

Ensuite, j’ai été solli­cité sur la faisa­bi­lité d’un projet que j’ai consi­déré comme impos­sible faute de savoir coder en PHP, la réduc­tion du besoin ayant ensuite permis de trou­ver une solu­tion, mais les choses traînent. J’ai aussi été solli­cité pour un audit et une éven­tuelle inter­ven­tion sur un site dont le montage est exotique : au bout de près de deux semaines, le collègue qui m’a solli­cité n’avait toujours pas de réponse de son client ; j’ai donc détruit la copie du site sur laquelle j’avais commencé à travailler ! Ça aussi me met de mauvais poil !

Eh oui, ce n’est pas pour rien qu’on m’a surnommé Lucky Luke il y a quelques années en raison de ma rapi­dité de réac­tion, alors quand je sais qu’il faudra quelques heures pour réali­ser un projet mais que les "donneurs d’ordre" mettent des jours à se déci­der, oui, ça m’énerve !

Je conviens pour­tant que j’en fais autant moi-même pour certaines choses, mais pas lorsqu’il faut faire appel à un tiers.

Il faudrait que je profite de la période pour dépla­cer deux groseilliers qui sont proba­ble­ment trop au soleil et qui ne se déve­loppent pas comme espéré, mais après avoir fait la folie de chan­ger moi-même les roues été de ma voiture pour ses roues hiver, j’ai des doutes sur mes capa­ci­tés à le faire ! Une roue par jour, des diffi­cul­tés à vous faire rire si vous m’aviez vu, pour me rele­ver lorsque je mettais un genou à terre pour posi­tion­ner le cric, tout autant pour desser­rer et resser­rer les boulons et mani­pu­ler les roues (c’est qu’elles pèsent !)... Après la deuxième roue, j’avais l’im­pres­sion d’avoir été roué de coups, j’avais un mal fou à m’as­seoir et me lever de mon siège tant les muscles étaient raides ! Il me faut main­te­nant empi­ler ces roues été dans un coin du garage et véri­fier ou faire véri­fier le gonflage avant d’al­ler faire mon scan­ner (cette fois, je n’ai pas voulu faire appel au taxi, peut-être ai-je eu tort ?). J’au­rais dû m’y prendre plus tôt et faire chan­ger ces roues par mon gara­giste avant que, le froid arri­vant, tout le monde s’y préci­pite...

La suite... Après vous avoir écrit tout ça ce matin, j’ai réussi à marquer et empi­ler les roues, regon­fler les pneus avant, puis après une longue pause, à dépla­cer les groseilliers : prépa­ra­tion de la zone contre la terrasse près de laquelle ils seront moins expo­sés au soleil et se plai­ront peut-être plus, extrac­tion et plan­ta­tion. Cuit, j’ai tout laissé en place, et tout à l’heure il m’est resté juste assez de forces pour ranger les outils (j’ai vu passer une musa­raigne ou un petit mulot dans la cabane à outils...) et la brouette, récu­pé­rer les pièges à phéro­mones du buis et du pin, tailler les groseilliers, couper au ras du sol un sureau qui pousse à un endroit non désiré et enfin rentrer la tondeuse. Il y aurait encore des choses à faire ! Et je n’ai toujours pas de nouvelles du paysa­giste qui devait venir tailler arbres et haies. Je pense qu’il m’a défi­ni­ti­ve­ment oublié et j’en ai assez de lui envoyer des rappels. Ah au fait, avec ma voix qui ne s’ar­range pas, je ne risque pas de lui télé­pho­ner, les mails devraient suffire.

Je suis moulu !

Radiothérapie terminée !

Ouf ! la dernière séance de radio­thé­ra­pie a eu lieu hier en fin de mati­née ; j’avais vu l’on­co­logue la veille. Pardon d’avoir attendu que ce soit terminé avant de mettre à jour ce site !

Depuis ma dernière inter­ven­tion, il y a eu du mieux et du moins bon.

Commençons par le moins bon ! Mes troubles de la sensi­bi­lité au niveau des pieds ne se sont guère amélio­rés, mais au vu des diverses indi­ca­tions et des effets secon­daires du produit que m’a pres­crit le confrère, je ne suis pas chaud pour attaquer ce médi­ca­ment, la gêne n’étant pas si impor­tante. Je verrai plus tard...
Il y a un peu plus d’une quin­zaine de jours, une brûlure cuta­née est appa­rue au niveau de la clavi­cule gauche, à proxi­mité du ster­num. En fait, j’ai eu des déman­geai­sons à ce niveau, et j’ai eu le tort de grat­ter, même si je me suis retenu le plus possible. Je ne l’ai fait que de la pulpe des doigts puis du dos des ongles, mais je me suis retrouvé avec une zone bour­sou­flée.
En même temps, j’ai trouvé que le creux sus-clavi­cu­laire gauche était bien gonflé, et j’ai eu l’im­pres­sion d’y palper un ganglion, ce qui m’a un peu surpris et inquiété. Le remplaçant du cancé­ro­logue m’a donné l’im­pres­sion de confir­mer la présence d’un ganglion, et m’a pres­crit une pommade pour la brûlure, ce qui a nette­ment amélioré les choses.
La gêne à la déglu­ti­tion s’est un peu aggra­vée. Les aliments secs comme le pain, ou plus récem­ment la peau des grains de raisin, ont du mal à descendre, parfois aussi les gélules. Pour ça m’avait été pres­crit un anti-acide en gélules et un autre en gel. Ce dernier est désa­gréable, me pique la langue et la gorge, sans comp­ter que je n’ap­pré­cie pas son goût par-dessus celui de ce que j’ai mangé ou bu juste avant. Du coup, je retarde un peu la prise et oublie parfois...
Quelque chose de bien désa­gréable aussi : des pico­te­ments du fond de la gorge (ça me grat­touille ou ça me chatouille ?) surtout après avoir mangé ou même bu quelques gorgées d’eau. Ce n’est pas nouveau, ça date de plusieurs années, mais ça me semble plus impor­tant depuis peu. Ce n’est pas constant. Souvent sucer un bonbon suisse aux plantes et à la stévia suffit à me calmer, parfois pas. En fait, je suis obligé de racler pour faire remon­ter des sécré­tions qui me paraissent laryn­gées. Parfois aussi, après le repas, j’ai l’im­pres­sion de sécré­tions pulmo­naires ou trachéales à faire remon­ter, et la toux, en raison des zones para­ly­sées, est beau­coup moins effi­cace et me déclenche des haut-le-cœur très pénibles. Heureu­se­ment, ce n’est pas fréquent !

En ce qui concerne le mieux, d’abord la tension semble s’être stabi­li­sée. Je n’ai pratique­ment plus d’épi­sodes d’étour­dis­se­ments, j’en arrive même à oublier de faire atten­tion lorsque je me lève de mon fauteuil. Cepen­dant ces derniers jours encore lorsque je descen­dais du taxi, à l’al­ler comme au retour, j’avais encore cette impres­sion désa­gréable de tanguer. Ensuite, le contrôle biolo­gique fait il y a une quin­zaine de jours a montré une nette amélio­ra­tion. Presque tous les para­mètres sont reve­nus à la normale, seule l’at­teinte rénale reste là.
Je me sens plus vaillant, mais la fati­ga­bi­lité et l’es­souf­fle­ment sont rapi­de­ment là.
Enfin, le cancé­ro­logue m’a rassuré : il n’y a pas de ganglion sus-clavi­cu­laire gauche, mais un simple œdème lié aux rayons.

Aujourd’­hui donc, il me reste quelques traces de brûlure que je vais conti­nuer à trai­ter quelques jours encore, cette gêne à la déglu­ti­tion, cet œdème sus-clavi­cu­laire, ces dyses­thé­sies des pieds dont j’es­père que tous vont peu à peu dispa­raître. Restera la voix dont je doute fort qu’elle s’amé­liore, si la cause en est bien une para­ly­sie du nerf récur­rent. Je n’ai pas reposé la ques­tion d’une réédu­ca­tion, nous en repar­le­rons proba­ble­ment dans quelques semaines.

Me voilà avec huit semaines de répit. Nouveau scan­ner fin novembre et consul­ta­tion dans la foulée. Nous saurons alors si les rayons ont été effi­caces et quelle sera la suite des événe­ments.