Cancer du poumon : quand le ciel vous tombe sur la tête !

L'orage

Les pluies annon­cées dont je parlais dans mon précé­dent billet ont été, une fois de plus, bien moindres qu’es­péré. La terre en a été à peine mouillée.

Samedi de l’autre semaine par contre, il y a dix jours, elle est enfin tombée, pluie forte mais pas trop, et durable. En quelques heures, mes deux cuves de récu­pé­ra­tion d’eau de pluie se sont remplies presque à ras-bord : 1000 litres chacune ! Oh, si la végé­ta­tion en a profité et a un peu reverdi, beau­coup de prés ont encore de larges plaques sable plutôt que vertes.

Ce jour-là, en fin d’après-midi et alors qu’on ne s’y atten­dait pas, quelques coups de tonnerre loin­tains se sont mani­fes­tés. Puis, tout à coup, une énorme lumière et un grand bruit : la foudre était tombée sur le village, à quelques centaines de mètres à vol d’oi­seau, ou à peine plus au sud, en tout cas c’est l’im­pres­sion que j’ai eue depuis la fenêtre de mon bureau. En même temps, un gros claque­ment s’est mani­festé dans le salon, derrière la box et le télé­vi­seur. Plus de connexion Inter­net, plus d’image sur la télé, plus de télé­phone et une odeur de brûlé. Le courant élec­trique, quant à lui, n’a pas été affecté. La box signa­lant une erreur, j’ai lancé une véri­fi­ca­tion depuis l’ap­pli­ca­tion sur mon smart­phone. Au bout de quelques minutes de tests, le verdict est tombé : la box serait à chan­ger, ce qui voulait dire plus d’In­ter­net jusqu’à au moins lundi matin, et encore si une boutique proche en avait une pour échange.

Le lende­main matin, pas convaincu que la box avait grillé, dans la mesure où elle était proté­gée par une prise spéciale, il m’a fallu dépla­cer le meuble suppor­tant la télé pour accé­der aux prises afin de les véri­fier. Pour cela, il m’a fallu m’ac­crou­pir... Rien d’anor­mal au niveau élec­trique, mais impos­sible de débran­cher la prise télé­pho­nique RJ11 : elle semblait collée dans la prise murale. Je me relève donc puis vais cher­cher des outils me permet­tant d’ou­vrir cette prise et de la démon­ter. mis à part une impres­sion de noir sur noir (à part la plaque enjo­li­veur blanche, l’in­té­rieur est tout noir), je ne trouve rien d’évident. S’est ensuite suivie toute une série d’ac­crou­pis­se­ments pour tota­le­ment démon­ter, aller tester la box sur deux autres prises et consta­ter qu’elle fonc­tion­nait, démon­ter une autre prise et la remon­ter (assis sur un pouf cette fois) à la place de celle qui avait grillé. Nous étions dimanche en fin de mati­née et nous avions récu­péré Inter­net, télé­vi­sion et télé­phone fixe...

Restait alors deux choses à faire : annu­ler la décla­ra­tion d’in­ci­dent et prévoir l’achat d’une nouvelle prise. Pour ce qui était de l’achat, c’était a priori simple : trou­ver dans un maga­sin de brico­lage, à une tren­taine de kilo­mètre, une prise compa­rable, ce qui n’a fina­le­ment pas été aussi simple que prévu... Mais le plus diffi­cile a été d’an­nu­ler la procé­dure d’échange ! 20 minutes au moins au télé­phone à dialo­guer avec un robot, fémi­nin certes, avant qu’un inter­lo­cu­teur humain me réponde et que je puisse lui dire que la box fonc­tion­nait et qu’il fallait annu­ler son échange, aucun moyen ne permet­tant de le faire direc­te­ment sur le suivi d’in­ci­dent, en ligne !

Le lende­main et le surlen­de­main, j’étais bourré de cour­ba­tures des contor­sions et des accrou­pis­se­ments. L’avant des cuisses avait le plus souf­fert de leur solli­ci­ta­tion. J’avais l’im­pres­sion d’avoir fait une longue course en montagne ! Il a fallu quelques jours pour que je ne souffre plus, ou du moins que je n’y fasse plus trop atten­tion.

Je n’es­père qu’une chose : que ces efforts et étire­ments aient eu comme consé­quence un renfor­ce­ment muscu­laire et de futures souf­frances moins rapides lors de prochains efforts, comme je l’avais vécu l’été 1989 après de longues et doulou­reuses balades à vélo, qui m’avaient permis ensuite de grim­per des côtes dont j’avais l’ha­bi­tude une fois et demi plus vite qu’a­vant ces efforts. Mais le matin, je me lève encore avec de la raideur muscu­laire au niveau des cuisses et des mollets, sans comp­ter les lombaires. Les prochains chal­lenges devraient être de mettre les quatre roues hiver dans le coffre de la voiture avant de l’ame­ner chez le gara­giste pour qu’il fasse l’échange  et la révi­sion (l’an dernier à la même époque, il était venu cher­cher roues et voiture, mon état ne me permet­tant pas de le faire), et remplir l’autre voiture d’une partie des choses qui attendent depuis des années de partir à la déchet­te­rie...

Mais avec le temps que nous avons eu depuis la sortie photo dont je parle dans mon précé­dent billet, je ne suis plus guère sorti d’ici que pour aller cher­cher mes médi­ca­ments : trop d’hu­mi­dité ou de brume (de chaleur parfois bien que la tempé­ra­ture ne soit globa­le­ment pas trop remon­tée – nous avons même eu un matin de très légères gelées) pour retour­ner faire des photos ou en avoir envie. Depuis deux jours, c’est un vent fou du nord par moments. Demain, il devrait se calmer un peu. Un peu de répit serait le bien­venu pour faire quelques travaux dans le jardin, surtout avec le temps qu’il me faut main­te­nant pour en venir à bout...

Pour finir, oui oui, je me sens mieux, je bouge plus, j’ai recom­mencé à brico­ler, même si mes lombaires n’aiment guère, mais je suis toujours restreint, bien sûr, par le souffle et par cette fati­ga­bi­lité et ces douleurs muscu­laires. Peut-être aussi vais-je enfin me mettre au montage des maquettes statiques de voitures et camions qui m’at­tendent depuis trois ans (j’avais profité des soldes pour ache­ter quelques modèles : Jeep Willis, half-track, camion de pompier améri­cain, Cocci­nelle, deux Ferrari), si la tempé­ra­ture remonte un peu dans le garage et me permet d’y peindre à la bombe ce que je ne peux pas faire dans la maison. Je n’aime pas peindre... et surtout nettoyer le maté­riel. Heureu­se­ment que la plupart des pein­tures permettent main­te­nant le nettoyage du maté­riel à l’eau. Les engins radio­com­man­dés doivent s’en­nuyer, et leurs batte­ries, oubliées depuis trop long­temps et pas régu­liè­re­ment rechar­gées, me lâchent les unes après les autres. Autant je me suis régalé à les monter, les démon­ter, les modi­fier et les tester, autant les utili­ser m’a vite lassé. Peut-être aurais-je dû cher­cher des parte­naires de jeu ? Main­te­nant, il n’y a plus que lorsque les petits-enfants viennent que j’es­saie de trou­ver une batte­rie encore capable de les mouvoir quelques instants, afin qu’eux s’en amusent.

Enfin la pluie !

Il faut dire que j’ai fait le maxi­mum pour la provoquer en me déci­dant hier après-midi — enfin ! — à prendre mon sac-photo et mon appa­reil pour aller faire un tour en voiture en campagne et prendre quelques photos des couleurs autom­nales.

En fin d’après-midi, nous avons vu le mur de pluie derrière le village, masquant en partie la colline. Il nous a enfin touchés un peu plus tard. Malheu­reu­se­ment, ça n’a pas duré très long­temps, mais en atten­dant d’autres averses en fin de semaine, ça aura fait du bien à la campagne. Cet été, chaque fois que les services météo nous annonçaient de fortes pluies dans la région, nous n’avions rien ou presque. Une période de vent prolon­gée le mois dernier m’a fait oublier de faire mes tours du jardin et d’être atten­tif à ce qui s’y passait ; ajou­tez à ça que nous sommes depuis le début de l’été en alerte "crise" à cause de la séche­resse, avec droits d’ar­ro­sage des seuls pota­gers trois soirs par semaine. Le résul­tat est trois pieds de myrtilles grillés. J’es­père qu’en les arro­sant large­ment après avoir constaté leur état, nous leur aurons permis de survivre. Verdict au prin­temps prochain !

Le mois dernier, j’ai fini mes séances de massage et réédu­ca­tion : les 20 séances se sont étalées sur 3 mois. Vers la fin, mes douleurs lombaires se sont atté­nuées. J’ai aussi constaté que je souffre souvent beau­coup plus et beau­coup plus vite lorsqu’il me faut rester statique pour jardi­ner ou brico­ler que si je me remue, bien que la douleur dans la fesse se réveille dès que je vais jusqu’aux boîtes aux lettres, pour­tant à seule­ment une cinquan­taine de mètres de la maison !

J’es­pé­rais, et j’ai eu l’im­pres­sion que c’était le cas, que les séances avaient aussi nette­ment amélioré ma fati­ga­bi­lité, bien que le step­per m’était toujours aussi diffi­cile à suppor­ter. Mais depuis, il suffit d’ef­forts bien modé­rés pour m’obli­ger à m’ap­puyer sur un tronc d’arbre ou un dossier de chaise, voire m’as­seoir pour récu­pé­rer. Il faut dire qu’en plus, vers le milieu de septembre, j’ai eu une impres­sion de crise de tachy­car­die, régu­lière cette fois, et que ça a incité le géné­ra­liste consulté à augmen­ter mon trai­te­ment anti-aryth­mique. Résul­tat : plus d’épi­sodes d’ins­ta­bi­lité ou d’étour­dis­se­ments qu’au­pa­ra­vant, plus d’épi­sodes d’éblouis­se­ments, peut-être aussi plus de fati­ga­bi­lité !

Je prévoyais depuis quelques semaines des balades photo­gra­phiques. J’ai acheté un bâton de marche, un sac à dos photo assez léger. Hier, le sac n’est pas sorti de la voiture, le bâton non plus... Trou­ver où se garer sur ces petites routes de campagne est souvent une gageure et ne va pas toujours avec les points de vue inté­res­sants. Il m’a fallu arri­ver à combi­ner les deux, à renon­cer à certaines photos, parfois aussi à cause de la lumière inadap­tée ou du voile atmo­sphé­rique. J’étais bien parti avec un filtre pola­ri­sant pour essayer de neutra­li­ser en partie ce voile, et des filtres dégra­dés pour assom­brir le ciel si besoin, mais trop pressé, à mon habi­tude, je les ai négli­gés.

Au retour de cette balade d’une quaran­taine de kilo­mètres, bien que je n’aie pratique­ment pas marché sinon de la voiture jusqu’aux points qui me parais­saient les mieux adap­tés pour les photos, à tout au plus quelques mètres, j’étais cuit en descen­dant de la voiture, les yeux me brûlaient, et ils me brûlent encore ce matin ! 40 kilo­mètres seule­ment, mais il faut dire que j’étais en perma­nence à surveiller mes rétro­vi­seurs, de crainte que ma vitesse réduite ne gêne d’autres véhi­cules. Mais simple­ment le fait de sortir l’ap­pa­reil du sac, de sortir, de reve­nir et de ranger l’ap­pa­reil m’es­souf­flait ! C’est éton­nant car je n’ai pas du tout ressenti les mêmes choses au mois d’août lorsque nous sommes allés au village pour la jour­née de brocante vide-grenier et que nous avons donc marché un bon moment.

Ce matin, le vent souf­flait assez fort mais le soleil était là. Il s’est ensuite vite caché derrière les nuages et il se pour­rait bien qu’il pleuve de nouveau, donc pas de photos en pers­pec­tive pour aujourd’­hui et proba­ble­ment pas avant la semaine prochaine. 

J’es­père que ces prochaines balades photo, envi­sa­gées en campagne ou dans des villages alen­tour, ne me lais­se­ront pas aussi cuit que celle d’hier !

Scanner ce matin

Après l’IRM céré­brale passée jeudi, il me fallait, ce matin à 10 heures, aller passer mon scan­ner TAP (scan­ner thoraco-abdo­mino-pelvien pour les non-initiés). Donc lever plus tôt que d’ha­bi­tude (encore que depuis les chaleurs, j’ai tendance à me lever tôt pour aérer un peu plus la maison, mais ces derniers jours la tempé­ra­ture exté­rieure est très fraîche la nuit et le matin), pour pouvoir partir un peu plus d’une heure avant ce rendez-vous et ne pas être en retard en cas d’em­bou­teillages ou de diffi­cul­tés à trou­ver une place de station­ne­ment.

Le trajet s’est passé sans encombre, trou­ver une place a été un peu plus diffi­cile, mais j’étais quand même en avance. Je n’ai pas eu à attendre bien long­temps avant qu’on m’ap­pelle, c’est l’avan­tage des rendez-vous du matin, je crois. Une fois installé sur la table, la mani­pu­la­trice a pu sans diffi­cul­tés utili­ser la veine déjà piquée ces derniers jours pour la prise de sang et l’IRM, une chance qu’elle tienne le coup... L’exa­men en lui-même a été rapide, ça a un peu chauffé à l’injec­tion du produit de contraste, mais rien de bien gênant. Ensuite, en raison de mon insuf­fi­sance rénale, et comme ça ne se bous­cu­lait pas pour une fois, on m’a gardé quelques instants pour me faire passer une poche d’hy­dra­ta­tion, histoire de hâter l’éli­mi­na­tion du produit de contraste. Une fois le cathé­ter enlevé, il m’a fallu compri­mer deux ou trois minutes avant de me rhabiller, pour éviter que ça saigne, anti­coa­gu­lant oblige, puis aller dans la salle d’at­tente, en attente du verdict.

Quelques minutes plus tard, le radio­logue m’ap­pe­lait pour me signi­fier la norma­lité de l’exa­men. Ouf, encore une bonne nouvelle ! Même si je ne ressens rien de spécial et si j’es­pé­rais qu’on ne trou­ve­rait rien de nouveau, il y a toujours une certaine inquié­tude avant ces examens...

Dans deux jours, je rever­rai le cancé­ro­logue. J’ima­gine qu’il se conten­tera de me pres­crire de nouveaux contrôles dans quelques mois (en début d’an­née prochaine, j’es­père, plutôt qu’au moment des fêtes), biolo­gie et scan­ner TAP, puisqu’il m’avait dit que l’IRM ne serait faite qu’une fois sur deux.

Il me reste main­te­nant à me concen­trer sur les exer­cices d’éti­re­ment et de muscu­la­tion que me fait faire la kiné. Il faudrait que j’ar­rive à faire ces exer­cices d’éti­re­ment à la maison, mais aussi à me déci­der à rentrer enfin le vélo et son home-trai­ner et à m’or­ga­ni­ser pour l’uti­li­ser ainsi que le step­per qui n’est pas très solli­cité : j’y pense et puis j’ou­blie, comme dit la chan­son !

Eh oui, j'ai fait pleuvoir !

Oh, pas beau­coup, pas autant qu’il aurait peut-être fallu. La nature a très soif, malgré l’orage d’il y a un mois et un ou deux autres depuis, qui lui ont permis de rever­dir.

Oui la raison en est que mardi dernier, le 15 août donc, avait lieu au village une brocante et vide-grenier, et pour la première fois depuis deux ans, alors que je doutais et crai­gnais de me dégon­fler au dernier moment, je suis allé m’y prome­ner ! Depuis plus de dix-huit mois en effet, je ne suis allé au village que pour y cher­cher mes médi­ca­ments ou me faire couper les cheveux, ou encore pour aller chez la kiné, trois dépla­ce­ments où je me gare toujours à quelques mètres seule­ment.

Y aller à pied depuis la maison voulant dire un bon kilo­mètre de marche de plus, nous sommes allés nous garer sur le haut du village (les places étaient chères !) et nous avons commencé par faire le tour de la place de la Salle des Fêtes avant de descendre la Grande Rue, puis d’al­ler jusqu’à la sortie de l’autre côté, au milieu d’une foule impres­sion­nante. Je ne me souviens pas que les années précé­dentes nous ayons croisé autant de gens. Pour retrou­ver la voiture, il nous fallait donc remon­ter la Grande Rue ! Depuis un moment, à force de piéti­ner proba­ble­ment, j’ai ressenti comme début mai une anes­thé­sie doulou­reuse de la face anté­rieure et laté­rale de la cuisse gauche. peu de douleurs lombaires, ou alors, trop habi­tué, je n’y ai pas prêté atten­tion... Même si la pente n’est pas vrai­ment raide, il m’a fallu faire quelques pauses sur le haut, le souffle et la fatigue muscu­laire me rappe­lant à l’ordre ! Mais je l’ai fait !!!

M’étant lancé dans la recons­ti­tu­tion de la série d’ap­pa­reils photos que j’ai possé­dés ou avec lesquels j’ai eu l’oc­ca­sion de faire des photos (ceux de mon père par exemple), avec l’en­vie de l’aug­men­ter par quelques boîtiers qui m’avaient fait rêver mais que mes moyens à l’époque ne me permet­taient pas (en occa­sion main­te­nant, c’est plus abor­dable, enfin, beau­coup me restent encore inac­ces­sibles), j’es­pé­rais y trou­ver peut-être quelques vieille­ries inté­res­santes. S’il y en avait parfois, d’une part leurs marques m’étaient souvent incon­nues, d’autre part sans expé­rience de ce qu’il faut véri­fier, je ne me suis même pas avancé pour en deman­der les prix, souvent déri­soires à ce que je lis sur un forum photo... Ces "vieux" appa­reils argen­tiques, je compte bien les utili­ser de temps à autre (et déve­lop­per moi-même les pelli­cules noir-et-blanc avant de les scan­ner). J’ai déjà changé les mousses d’étan­chéité du Nikon de mon épouse et du Topcon que j’ai trouvé en occa­sion, copie du premier reflex que j’ai acheté au début des années 70. Il faudra peut-être aussi que je le fasse sur d’autres. J’en repar­le­rai proba­ble­ment bien­tôt sur mon site de photos.

Autre chan­tier : scan­ner, en plus des albums qu’a­vait créés ma mère, les pelli­cules 24x36 héri­tées de mon père (1950 à 1975 proba­ble­ment) et les miennes datant des années 70–80, avant que nous passions l’un et l’autre à la couleur, papier ou diapo. Comme ces pelli­cules sont encore enrou­lées, soit dans les boîtes métal­liques en ce qui concerne les miennes, déve­lop­pées par moi dans les années 70, soit dans les boîtes allon­gées dans lesquelles les photo­graphes nous les rendaient après déve­lop­pe­ment, la première étape est de les mouiller et rincer, comme on le fait en fin de déve­lop­pe­ment, histoire de les dépous­sié­rer et de tenter de les apla­nir pour les décou­per et les placer en bandes de six clichés dans un clas­seur à néga­tifs. En ce moment, quatre pendent dans mon bureau, suspen­dues après rinçage en atten­dant d’être décou­pées. Ensuite vien­dra la phase longue et fasti­dieuse de tenta­tive de clas­se­ment par date, puis de scan image par image.

Mais ma plus grande inter­ro­ga­tion est celle de comment ensuite trans­mettre ces photos à mes descen­dants, pas seule­ment elles, mais accom­pa­gnées de commen­taires pour qu’ils sachent qui est qui, où se situe la scène... bref que la mémoire ne soit pas perdue. Pour l’ins­tant, je ne sais pas comment je vais procé­der : un site Inter­net se perdra si personne ne le prend en mains après mon décès ; une présen­ta­tion sur DVD devra être trans­fé­rée plus tard sur d’autres supports ; recons­ti­tuer des albums à partir de ces photos, après un tri dras­tique, sera peut-être la meilleure solu­tion, celle que j’avais choi­sie pour trans­mettre le "repor­tage" de la jour­née que j’avais merveilleu­se­ment passée avec mon frère Jean-Pierre le 12 octobre 2008 à Soleil­has, le village de nos ancêtres pater­nels.

Je dispose aussi de films 8mm et Super-8 venant de mon père et de mon parrain, quelques-uns m’ap­par­te­nant aussi, que j’es­père pouvoir trans­fé­rer sur DVD, en espé­rant là aussi qu’il seront trans­fé­rés plus tard sur d’autres supports pour être lus encore pendant long­temps. Il me faudra aussi être capable de les commen­ter ! De quoi m’oc­cu­per pendant des jours et des jours...

Au fait, j’al­lais oublier : jeudi passé, j’ai eu droit à mon IRM céré­brale de contrôle. Pas d’ano­ma­lie ! Ouf ! L’exa­men en lui-même m’a paru beau­coup plus long et beau­coup plus angois­sant que les deux précé­dents. L’ap­pa­reil m’a donné une impres­sion d’en­fer­me­ment beau­coup plus intense ; il me semble que les deux autres, à Anno­nay et à Valence, possèdent plus d’es­pace au-dessus du visage. Plus d’une fois, j’au­rais aimé qu’on fasse une pause. C’est un peu comme si j’avais été en apnée sous l’eau, avec le besoin de remon­ter prendre un peu d’air ! Je le saurai pour la prochaine fois, si ça se passe au même endroit !

Et demain matin, ce sera le scan­ner, en espé­rant qu’on arri­vera à me trou­ver une veine à piquer et surtout que l’exa­men ne montrera rien d’anor­mal !

À bien­tôt pour d’autres nouvelles !

Triste !

Il y a presque une semaine, je m’éton­nais que nous ne soyons pas encore en alerte séche­resse renfor­cée. Le lende­main, le Préfet signait l’ar­rêté : plus d’ar­ro­sage des jardins d’agré­ment, arro­sage des pota­gers auto­risé seule­ment les mercre­dis, vendre­dis et dimanches soirs. Les cuves de récu­pé­ra­tion d’eau étant quasi­ment vides déjà, la suite s’an­nonçait mal.

Quelques averses avaient à peine mouillé et très peu rempli les cuves ; j’es­pé­rais un peu plus d’eau, car même après ces averses, les frai­siers et des violettes bais­saient sacré­ment la tête !

Ces derniers temps, j’avais remarqué que les buis semblaient attaqués, feuilles jaunis­sant évoquant une infes­ta­tion par la pyrale, mais impos­sible de voir des chenilles. De plus, avec mes diffi­cul­tés à me pencher ou me bais­ser, il m’était diffi­cile de bien regar­der... Et puis, j’avais installé un piège à phéro­mones : autant celui pour les proces­sion­naires dans le pin avait piégé un bon nombre de papillons, autant celui-ci était vide : trois papillons seule­ment, ce qui me faisait imagi­ner (ou espé­rer) que ce n’était pas la pyrale. Alors j’ai fait des recherches pour décou­vrir que le buis subit aussi des attaques de cham­pi­gnons sans aucun trai­te­ment possible. Je me suis donc dit que ça devait être ça... Mais quelques jours plus tard, les chenilles se sont montrées, et les buis sont main­te­nant presque tous détruits. J’hé­site entre les arra­cher complè­te­ment et les brûler, ou encore tenter de les sauver en les taillant très courts et en essayant de détruire à la main les chenilles restantes.

Les mésanges qui foisonnent ne semblent pas s’in­té­res­ser à ces chenilles, elles préfèrent s’at­taquer aux noisettes ! Elles pour­raient nous être recon­nais­santes en nous proté­geant de cette pyrale !

Cette histoire me rend triste, car certains pieds de buis viennent de boutures que j’avais faites de ceux du jardin de mes parents, eux-mêmes prove­nant certai­ne­ment de collines où mon père s’était promené. J’ai­me­rais donc bien les sauver.

Ce que j’es­père, c’est que l’orage dévas­ta­teur d’hier soir aura tué nombre de ces chenilles. En effet, hier soir, entre 20h30 et 21h envi­ron, un gros orage a éclaté, avec d’abord une très grosse pluie qui allait remplir de nouveau un peu les cuves. Je m’en réjouis­sais, même si la pluie me semblait un peu forte pour les plantes et arbres.

Mais hélas, au bout de quelques instants, la grêle est arri­vée, grêlons de la taille des billes avec lesquelles je jouais enfant ! Et drue ! Rapi­de­ment, le sol a été blanc comme s’il avait neigé. Les grêlons faisaient un bruit d’en­fer contre la porte d’en­trée de la maison et sur la terrasse et bien sûr le toit. Et ça a duré ! L’orage a conti­nué, la grêle s’est peu à peu arrê­tée et la pluie lui a succédé pendant un petit moment, puis tout s’est calmé.

Ce matin, je me suis levé vers 7h et suis allé consta­ter les dégâts : déso­lant ! J’en ai même oublié de regar­der si la voiture qui dort à la belle étoile n’avait pas été abîmée. Tout le jardin et la terrasse sont jonchés de feuilles déchique­tées et en bien des endroits, il y avait encore des grêlons non fondus.

Les arbres et certains arbustes ont perdu au moins les deux-tiers de leurs feuilles ; sur le prunier Reine-Claude et le mira­bel­lier, il ne reste pratique­ment plus de fruits et très peu de feuilles. Il n’y en avait déjà pas beau­coup... et je n’avais encore pu manger que trois Reine-Claude. Le prunier d’Ente est aussi bien touché, mais il lui reste encore des fruits. Les cassis et groseilliers semblent avoir été passés au défo­liant. Sur un des pommiers, on ne voit pratique­ment plus que quelques fruits qui restent. Les salades et hari­cots sont dévas­tés tout comme les frai­siers, les tomates ont une sale tête, feuilles déchique­tées et fruits tombés...

Nous nous réjouis­sions hier après-midi de voir que les gink­gos qui me préoc­cupent tant semblaient avoir bien repris, leurs feuilles étant main­te­nant belles et bien vertes : eux aussi ont énor­mé­ment souf­fert, feuilles tombées ou décou­pées. Le lagers­troe­mia commençait juste à fleu­rir : feuilles et fleurs ont été en grande partie coupées.

Si les feuilles jonchant le sol y reste­ront, il va falloir ramas­ser les prunes et voir si certaines sont mangeables, mettre les autres au compos­teur, ainsi que les pommes tombées. Du boulot donc ! Aïe mes lombaires...