Cancer du poumon : quand le ciel vous tombe sur la tête !

- 11,5° C !

- 11,5° ce matin à 7 heures, – 3° à 11 heures ! Il paraît que ce sera la jour­née la plus froide de l’hi­ver. Si ce froid était attendu, espéré, afin de "tuer la vermine", j’ai bien peur que certaines plantes et certains arbres ou arbustes en souffrent fort ! Une pivoine avait démarré, les deux rosiers aussi ; les bour­geons de l’aman­dier avaient commencé à bien gonfler. Deux ans de suite, nous n’avons pas eu d’amandes, je crains donc une troi­sième année du même type.

Je suis surpris de ne pas voir fleu­rir encore le cognas­sier du Japon. L’an dernier, il avait commencé tôt et sa florai­son avait duré plusieurs semaines.

Enfin, après-demain, les tempé­ra­tures devraient remon­ter, mais avec retour de l’hu­mi­dité.

Fati­gué ! Après cette période d’eu­pho­rie où j’ai réussi à brico­ler au-delà de ce que j’au­rais pu imagi­ner il y a quelques mois, où j’ai terminé le porte-bouteilles (vrai­ment pas facile, en fait), je n’ar­rive plus à me moti­ver à faire quoi que ce soit, en dehors de m’oc­cu­per des sites des autres et, acces­soi­re­ment, de certains des miens.

Le temps ne m’a permis ni de finir de tailler mes arbres, ni de les trai­ter. J’es­père quand même pouvoir les trai­ter d’ici peu, d’au­tant qu’a­vec les bles­sures de leurs branches par les grêlons de cet été, le risque de mala­dies est proba­ble­ment plus impor­tant cette année.

Les maquettes attendent toujours. Le range­ment du garage a quand même été un peu fait, mais à moins de 15° malgré ou grâce au chauf­fage d’ap­point, impos­sible d’y rester bien long­temps.  Mais j’ai quand même bien avancé.

Les premiers pollens que je ne supporte pas ont dû arri­ver depuis une bonne quin­zaine : légères cépha­lées, sinus doulou­reux, yeux un peu plus irri­tés. Je me suis décidé il y a huit jours à reprendre mon trai­te­ment anti-aller­gique en compri­més, puis, deux jours plus tard, à recom­men­cer le collyre anti-aller­gique. Les sinus sont moins doulou­reux, il reste une légère cépha­lée, mais peut-être est-elle due à ce trai­te­ment (grâce auquel je dors mieux, soit dit en passant).

Entre le temps qui ne donne pas envie de mettre le nez dehors et le frein de la pein­ture pour les maquettes, je passe donc mon temps devant mon écran... Et comme il y a peu de choses à faire sur les sites, je passe trop de temps à jouer au Mah-jong sur mon écran, ce qui n’est pas génial pour les yeux.

Depuis long­temps, les yeux me brûlent depuis le lever jusqu’au coucher... Depuis plusieurs années, j’ai des épisodes d’éblouis­se­ment qui durent quelques instants et dont je ne sais pas s’il s’agit de migraines ophtal­miques ou pas (je n’ai jamais eu de migraine). Ils peuvent surve­nir n’im­porte quand. J’ai eu beau cher­cher, je ne relève pas de facteur déclen­chant. Après un effort, après être resté debout penché en avant quelques minutes pour faire du tri de pape­rasses, mais aussi devant mon écran sans effort parti­cu­lier de lecture, et même une fois devant la télé­vi­sion, où je regar­dais une émis­sion depuis un petit moment déjà !

En fin de semaine dernière, nouvel épisode devant l’écran. Je ne lisais d’un menu hori­zon­tal que ce qui était dans les parties gauche et centrale de mon champ de vision. Le reste était unifor­mé­ment clair comme le fond de l’écran. Les choses sont rentrées dans l’ordre assez vite. J’ai repris mes acti­vi­tés, puis j’ai eu la mauvaise idée de refaire des parties de Mah-jong, où le regard balaie très vite l’écran. Brusque­ment, j’ai eu l’im­pres­sion que l’œil droit était resté bloqué et n’avait pas convergé vers la partie de l’écran que le gauche regar­dait. Deux images toutes diffé­rentes ! Mon cerveau ne compre­nait plus. C’était flip­pant ! J’ai fermé les yeux, attendu quelques secondes, tout était rentré dans l’ordre. Il ne me restait plus qu’une sensa­tion de gêne de l’œil droit, sensa­tion de tension.

Il faut dire aussi que la correc­tion de mes lunettes actuelle date de 9 ans, et qu’il faudrait peut-être la revoir à la hausse !

Ne devant voir mon ophtalmo que début juin (huit mois de délai pour une simple consul­ta­tion !), je l’ai contacté espé­rant qu’il pour­rait m’exa­mi­ner rapi­de­ment afin de me rassu­rer. Trop débordé peut-être, ou alors imagi­nant qu’on m’y ferait des examens pous­sés, il m’a conseillé de me rendre aux urgences ophtal­mo­lo­giques de l’hô­pi­tal de Valence. Arri­vés sur place vers 10h45, après un passage au service admi­nis­tra­tif des urgences géné­rales, direc­tion le service d’oph­talmo où nous arri­vons à 11h15. Salle d’at­tente pleine, entre les urgences et des personnes ayant rendez-vous pour des injec­tions. Près de trois heures d’at­tente avant mon tour.

Je confie au méde­cin qui me reçoit (un interne peut-être ?) mon IRM qu’il trouve trop ancienne (6 mois !), la liste des médi­ca­ments que je prends en ce moment et lui explique ce qui m’ar­rive. Première chose : il m’ap­prend que les ophtal­mos ne s’oc­cupent pas des migraines ophtal­miques, mais personne n’en ayant fait le diagnos­tic, sinon moi qui l’ai évoqué, je m’at­ten­dais à ce qu’il essaie de confir­mer ou d’in­fir­mer et me deman­de­rait des préci­sions sur ce que je ressens dans ces cas. Rien. Alors que mon ophtalmo était persuadé qu’on me dila­te­rait les pupilles pour faire un examen complet (c’est pourquoi j’avais demandé à mon épouse de m’ac­com­pa­gner, au cas où je ne pour­rais pas conduire au retour), le confrère a fait tout son examen sans dila­ta­tion. Son seul diagnos­tic a été celui d’une insuf­fi­sance lacry­male et sa pres­crip­tion a consisté en des collyres pour laver, ajou­ter des larmes arti­fi­cielles et combattre l’ir­ri­ta­tion des pollens. Ah oui, il a noté un début de cata­racte droite, discret. Aucun examen complé­men­taire. J’es­père que l’IRM prévue pour bien­tôt ne trou­vera rien qui puisse expliquer ces phéno­mènes.

Quoi qu’il en soit, 24 heures plus tard, il me reste une gêne de l’œil droit, parfois un très léger voile selon l’in­ci­dence de la lumière, parfois une sensa­tion de film trans­lu­cide sur la cornée. Mais suivre les instruc­tions de l’oph­talmo est une gageure : 3 lavages oculaires par jour, 5 instil­la­tions de larmes arti­fi­cielles et 2 de collyre anti-aller­gique !

Espé­rons que d’ici quelques jours les choses se seront stabi­li­sées et vive­ment le contrôle de correc­tion dans trois mois, celle-ci, incor­recte après si long­temps, pour­rait en effet être en partie respon­sable de mes soucis.

Il y a quelques jours, en allant cher­cher mes médi­ca­ments habi­tuels, j’ai appris en discu­tant avec le phar­ma­cien qu’il y avait une consul­ta­tion avan­cée de cardio­lo­gie à l’hô­pi­tal local. En fait, j’en avais déjà entendu parler, mais je ne savais pas si c’était encore d’ac­tua­lité. Mon géné­ra­liste m’ayant déjà posé la ques­tion des visites de contrôle de mon trai­te­ment à visée cardio-vascu­laire, j’ai essayé de prendre rendez-vous : deux mois de délai. Je tente­rai donc direc­te­ment au service de cardio­lo­gie de l’hô­pi­tal d’An­no­nay où j’avais été hospi­ta­lisé et d’où viennent les cardio­logues qui consultent ici, en espé­rant (sans grand espoir) que le délai sera moins long.

Deux ans !

Sous un peu de neige, je fête, si l’on peut dire, le deuxième anni­ver­saire de ce diagnos­tic de belle tumeur du poumon !

Il s’en est passé des choses depuis... Aujourd’­hui, s’il n’y avait les séquelles de la pneu­mo­nec­to­mie et surtout de la chimio­thé­ra­pie, mais aussi la néces­sité de contrôles régu­liers, je me senti­rais comme avant, un peu plus vieux et moins perfor­mant, mais "normal".

Oh, certes, les projets que j’ai commencé à faire dès la certi­tude après le scan­ner qu’il s’agis­sait bien d’un cancer ne se sont pas tous réali­sés... Si j’ai eu l’éner­gie de me battre ("Sus au crabe !"), je dois dire que j’ai plutôt failli dans les semaines après la chimio. Autant au décours de la pneu­mo­nec­to­mie, je me suis senti en rela­tive bonne forme, bien qu’es­souf­flé, autant ces mois de mai et juin 2016 ont été une période où je me lais­sais aller. Impos­sible d’ava­ler quoi que ce soit pendant des jours et des jours, fatigue extrême, je n’ai plus quitté mon lit que pour aller aux toilettes et faire ma toilette au strict mini­mum ! J’ai eu très vite, après le diagnos­tic confirmé, le projet de me remettre au vélo et au tandem, mais toujours rien. Et comme j’ai dû le dire, le fait d’être sous anti­coa­gu­lant me fait beau­coup craindre la moindre chute. La fati­ga­bi­lité et l’es­souf­fle­ment rapides sont aussi un sacré frein. Mais qui sait ? Il faudrait déjà que j’ar­rive à rentrer le vélo sur son home-trai­ner et y monter.

Ce qui est pénible en ce moment, c’est que je ne dors pas aussi bien que souhaité. Je me réveille plusieurs fois dans la nuit, en me rendor­mant parfois tout de suite après avoir changé de posi­tion, mais parfois je mets un long moment avant de me rendor­mir, et je me réveille au matin plutôt cuit. Parfois sans raison, sans aucune préoc­cu­pa­tion justi­fiant ce réveil prolongé, parfois à cause des douleurs coliques que provoquent les ballon­ne­ments. C’est une séquelle de la chimio qui m’em­bête vrai­ment !

Comme je l’ai dit il y a peu, je n’ai vrai­ment ressenti une grande amélio­ra­tion de mes douleurs muscu­laires et lombaires que vers la fin du mois de novembre dernier. Est-ce le chan­ge­ment de mate­las, le nouveau étant un peu plus moel­leux ? En tout cas, ça a été spec­ta­cu­laire, et comme je l’ai expliqué, j’ai pu me remettre à brico­ler sans trop de diffi­cul­tés. C’est sûr, il me faut frac­tion­ner ; la station debout prolon­gée, même en chan­geant de posi­tion et en me penchant lorsque je bricole, réveille ces sensa­tions désa­gréables d’anes­thé­sie de la face externe des cuisses. Rapi­de­ment, les muscles comme l’épaule droite, me disent "ça suffit ! temps mort !". Les lombaires ont aussi recom­mencé à me gêner, et lorsque je me penche, notam­ment le soir pour me désha­biller, elles claquent plus ou moins selon les jours.

Mais, lente­ment et sûre­ment, en en faisant peu à la fois, j’ar­rive au bout de mon "gros" brico­lage. Le plus pénible, comme je l’ai précé­dem­ment évoqué, a été le ponçage et le vernis­sage de toutes les planches, opéra­tions répé­ti­tives dans des posi­tions que je n’aime pas... Aujourd’­hui, c’est terminé, il ne me reste plus qu’à placer un renfort sur une traverse laté­rale, puis à remettre les lattes, nettoyer la pièce et repla­cer les mate­las. Ce sera terminé demain !

Entre deux séances, lorsque je ne suis pas devant mon écran, je profite du spec­tacle des dizaines d’oi­seaux qui viennent profi­ter des boules de graisse, des graines de tour­ne­sol et des vers de farine que nous leur offrons : rouge-gorge, pinsons, bouvreuils, char­don­ne­rets et d’autres que je n’ai pas iden­ti­fiés viennent se restau­rer, parfois se chamailler, alors qu’il y en a pour tous... C’est amusant de les voir "passer à table" en même temps que nous, au moment du petit-déjeu­ner, du déjeu­ner et du goûter !

Un travail plus déli­cat m’at­tend main­te­nant, pour arri­ver à faire le porte-bouteilles prévu pour complé­ter celui déjà exis­tant, le perçage sur les arêtes des tasseaux néces­si­tant d’une part que je ponce ces arêtes pour obte­nir un méplat sinon la mèche part de travers. Trente tasseaux, une centaine de tourillons à couper, puis ce ponçage et ce perçage, enfin l’as­sem­blage collé : de quoi m’oc­cu­per quelques jours et me casser les oreilles ! Je recom­men­ce­rai à travailler avec mon casque audio pour atté­nuer le bruit.

Il faudrait aussi que je termine la taille de mes arbres frui­tiers, le temps ne m’ayant pas aidé. Il me reste essen­tiel­le­ment à les étêter et à les trai­ter à la bouillie borde­laise, d’au­tant que le gros orage de grêle en juillet dernier a vrai­ment blessé les branches. En contrejour, on pour­rait croire que ce sont des bour­geons gonflés qui donnent cette teinte rouge pâle, mais il s’agit de l’écorce qui s’est fendue et rele­vée partout où les grêlons ont frappé !

À bien­tôt pour d’autres nouvelles !

Nouvelle année

Honte à moi d’avoir tant tardé à vous racon­ter la suite ! J’au­rais dû le faire juste après mes contrôles, mais avec les fêtes immi­nentes, j’ai remis à plus tard !

Une nouvelle année vient de commen­cer, mais j’ai la sensa­tion qu’elle ne commen­cera réel­le­ment que le 30 mars...

Le 19 décembre, le scan­ner ne montrait rien de nouveau. Le 21, je voyais l’on­co­logue. Il était satis­fait de mon surpoids retrouvé, n’a rien dit sur mon bilan biolo­gique toujours perturbé, anémie persis­tante et insuf­fi­sance rénale modé­rée. On fait avec...

Les fêtes se sont bien passées, fati­gantes mais agréables. J’avais mis en pause mon brico­lage, je l’ai repris depuis. Pas facile car j’en suis au stade du ponçage, qui m’oblige à porter un masque de protec­tion, et je n’aime pas ça ! Souvent, de la buée se forme sur les verres de mes lunettes, et je n’y vois plus grand-chose. Parfois, j’ajoute mon casque audio, bien rembourré, pour atté­nuer le bruit des ponceuses. J’ai trois ponceuses, deux anciennes, filaires, et depuis peu un outil multi­fonc­tions sans fil. La ponceuse à bande récu­père bien la sciure mais est très lourde et pas adap­tée à ces fini­tions, l’autre remplit très mal le sac censé récu­pé­rer cette pous­sière mais est un peu plus maniable et légère ; quant au multi­fonc­tions, il ne récu­père rien du tout, mais il est telle­ment plus facile à mani­pu­ler que c’est lui que j’uti­lise le plus volon­tiers. Et au stade de fini­tion avec du papier de verre très fin où j’en suis actuel­le­ment, il y a une pous­sière pulvé­ru­lente qui se dépose partout dans le garage : je ne peux éviter le masque !

Malgré mes capa­ci­tés amélio­rées, je suis obligé de frac­tion­ner les séances de brico­lage. Les douleurs lombaires sont modé­rées, appa­rais­sant surtout si je dois travailler penché ou me contor­sion­ner, mais plus gênant, la station debout prolon­gée me provoque une hypo­es­thé­sie désa­gréable de la face externe des cuisses des genoux aux fesses. La première fois que je l’ai ressen­tie, c’était au prin­temps dernier, après une station debout très prolon­gée. Comme ça m’évoquait plutôt une méral­gie pares­thé­sique, j’ai alors pensé que c’était le panta­lon et sa cein­ture, un peu serrés, qui étaient en cause. Une fois assis, les symp­tômes se sont atté­nués. J’ai ensuite oublié...

La méral­gie pares­thé­sique a globa­le­ment deux causes : la compres­sion du nerf fémoro-cutané au niveau de la cein­ture, et cette même compres­sion au niveau lombaire haut.

Il y a plus de dix ans, j’avais eu un truc bizarre que je ne me suis jamais expliqué. Lorsque j’étais debout à discu­ter, il m’ar­ri­vait de ressen­tir une gêne au niveau externe du genou gauche. Je pliais alors ce genou et ressen­tais un claque­ment. Ménisque ? Proba­ble­ment pas, car un jour cette gêne et ces claque­ments ont disparu, lais­sant une hypo­es­thé­sie désa­gréable aux envi­rons de la tête du péroné.

Pour Noël, j’ai remis le même panta­lon et la même cein­ture, et là encore, cette hypo­es­thé­sie est réap­pa­rue après quelques instants de station debout à discu­ter. Je me suis d’abord assis, ensuite dit qu’il faudrait que je change de panta­lon la prochaine fois. En temps normal, je porte des panta­lons très légers, exten­sibles, et je ne ressens jamais cette sensa­tion. Mais avec la reprise du brico­lage de manière plus intense et le temps que me prend le ponçage, malgré l’ab­sence de compres­sion par la cein­ture, cette hypo­es­thé­sie réap­pa­raît sur la face externe des cuisses. Entre ça et les batte­ries de l’ou­til multi­fonc­tions qui craquent avant moi... je suis contraint et forcé de faire de longues pauses entre deux séances de ponçage ou vernis­sage (je mène deux projets en simul­tané, et un troi­sième est en attente).

Un des projets est un peu fou ! Augmen­ter la capa­cité de stockage de nos bouteilles de vin. Pour le moment, nous avons un vieux système fait de tasseaux soli­da­ri­sés par des tourillons. On trou­vait ça il y a long­temps, en kit à monter et coller. On n’en trouve plus, les tourillons ont été rempla­cés par des carrés en métal pour soli­da­ri­ser les tasseaux entre eux. Il existe bien d’autre solu­tions, plus esthé­tiques, mais occu­pant plus d’es­pace pour le même nombre de bouteilles. Or l’es­pace est limité en hauteur et de telles solu­tions ne convien­draient pas vrai­ment. Il y a la solu­tion des caisses avec une case par bouteille, un peu comme les anciens casiers à bouteilles. Je la garde en réserve au cas où je n’ar­ri­ve­rais pas à ce que je veux. J’ai donc choisi d’ache­ter des tasseaux d’une taille compa­rable à celle de ce que nous avons déjà, des tourillons de 10mm de diamètre, et de fabriquer moi-même l’équi­valent de ce que nous avons déjà, pour l’étendre et utili­ser au mieux l’es­pace. Problème : si j’ai bien calculé, il va me falloir décou­per 30 morceaux de tasseaux et 108 morceaux de tourillons. Je pense mettre la scie sauteuse sur son socle, ça devrait être plus aisé qu’a­vec la scie à main ou la scie circu­laire. Je teste­rai... Ensuite, sur un berceau impro­visé pour les main­te­nir, il me faudra percer 8 trous, quatre à chaque extré­mité de chaque tasseau, au niveau de leurs arêtes, comme le sont déjà ceux en place. 240 trous... Enfin, il faudra assem­bler et coller en espé­rant que tout ne soit pas de travers. De quoi m’oc­cu­per un petit moment !

Je me demande depuis long­temps si un siège "assis-debout" pour­rait m’ai­der, mais je ne suis pas sûr de suppor­ter de rester sans me dépla­cer, sauf pour un tel travail de perçage avec la perceuse trans­for­mée en perceuse à colonne où je n’au­rais pas besoin de chan­ger de place, ou alors il faudrait que ce siège soit soli­da­risé à mes fesses comme le tabou­ret à un pied qu’u­ti­lisent les paysans lorsqu’ils traient leurs vaches dans les champs !

Enfin bref, même si ce brico­lage est fati­gant, si j’ai mal à la main de tenir ferme­ment les outils, tout ça me fait du bien !

Je n'en reviens pas !

J’au­rais dû attendre un peu avant d’écrire mon précé­dent billet ! Le lende­main vendredi, il y a juste huit jours donc, nous nous levions avec 10 centi­mètres de neige dans le jardin. Samedi, le mistral a commencé à souf­fler assez fort et à l’as­sé­cher, puis le réchauf­fe­ment des tempé­ra­tures l’a fait fondre presque partout. Il n’y a que dans des endroits toujours à l’ombre qu’il en restait encore un peu hier, mais aussi près de chez nous, là où le chasse-neige en avait repoussé un bon paquet sur le chemin d’un voisin, au bord de la route.

Hier, en reve­nant de la phar­ma­cie en milieu d’après-midi, j’ai croisé un chasse-neige dans le village, puis suivi un autre sur la route près de chez nous, qui se rendait au petit village le plus proche, à 2 km d’ici. Branle-bas de combat à la DDE : il va de nouveau neiger !

Ce matin, j’ai décou­vert en me levant une fine couche toute fraîche, tombée dans la nuit, un à deux centi­mètres, pas plus. La tempé­ra­ture était un peu en dessous de 0°, elle n’est pas passée sous –1° dans la nuit. Il fait encore nuit, mais j’ima­gine le ciel très couvert et le risque de nouvelles chutes impor­tant. Mais peut-être ai-je tort ?

Pour en reve­nir au titre de ce billet, je suis extrê­me­ment étonné. Alors que j’avais beau­coup souf­fert pour reve­nir de chez mon gara­giste, je suis capable depuis une dizaine de jours de brico­ler sur du lourd (c’est rela­tif, hein !) : découpe de tasseaux, évide­ment de ceux-ci pour y faire des encas­tre­ments, râpe et lime ou ponceuse pour ajus­ter, ceci dans le garage à une tempé­ra­ture de 15°. Essais de montage "à blanc" dans la maison, plus au chaud. Pas d’es­souf­fle­ment parti­cu­lier, peu de douleurs lombaires ni scia­tique, juste parfois le besoin de m’as­seoir un peu. Beau­coup de dépla­ce­ments entre le garage et la pièce où je teste le montage, ce qui pour­rait de nouveau se traduire par une grosse fatigue au niveau des cuisses. Mais non, juste un endo­lo­ris­se­ment modéré auquel je ne prête pas spécia­le­ment atten­tion. Je prends mon temps, retour­nant de temps à autre devant mon écran pour véri­fier ma messa­ge­rie et jeter un oeil au forum où tout est très calme.

Le plus déli­cat de ce travail va main­te­nant arri­ver, avec l’ajus­te­ment, la pose des chevilles d’as­sem­blage, le ponçage défi­ni­tif et surtout le vernis­sage. Là, ma posi­tion sera souvent statique plus long­temps. J’es­père que ça ne sera pas plus géné­ra­teur de douleurs que ce que je fais depuis dix jours.

Il m’en aurait peut-être coûté moins cher d’ache­ter tout fait ce que je suis en train de fabriquer, mais j’au­rais sûre­ment pesté au montage, et sûre­ment pas non plus ressenti ce bien-être de réali­ser moi-même ce projet ! Reste quand même à le fina­li­ser et surtout à m’as­su­rer qu’il ne risque pas de s’écrou­ler dès le montage terminé (ni ensuite, d’ailleurs) !

Hier, lorsque je suis allé cher­cher mes médi­ca­ments, il m’a fallu me garer à une bonne cinquan­taine de mètres de la phar­ma­cie, dans la rue au-dessus, qui monte modé­ré­ment. Arrivé à la phar­ma­cie, pas d’es­souf­fle­ment, juste ce satané écou­le­ment nasal habi­tuel lorsque je fais des efforts (et surtout quand je mange). Il m’a fallu attendre un peu, le phar­ma­cien et les deux phar­ma­ciennes étant occu­pés (je n’y ai jamais vu autant de monde à la fois : quatre personnes avant moi, et lorsque je suis parti, il devait encore y en avoir au moins six à se faire servir ou attendre de l’être !). Une fois mes médi­ca­ments récu­pé­rés, je suis reparti, allé­gre­ment, et en arri­vant presque à ma voiture, je me suis brusque­ment étonné de la vitesse à laquelle je marchais, pressé de rentrer et sans essouf­fle­ment ! Il n’y a qu’une fois assis au volant que j’ai ressenti une légère fatigue et un petit essouf­fle­ment. Incroyable, ce chan­ge­ment récent !

J’ai eu tort : pendant que j’écri­vais (je prends toujours mon temps pour vous racon­ter ces histoires !), le jour a commencé à se lever : le ciel est clair avec quelques rares nuages, ce qui ne présage en rien de la suite de la jour­née... 8h38 : le soleil vient de passer au-dessus de la colline et d’éclai­rer le village et mon bureau. J’ai eu le tort d’al­ler voir s’il n’était pas sorti d’un nuage : j’en suis tout ébloui, très gênant pour écrire et relire ce que je vous raconte !

Quelqu’un sait-il inter­pré­ter les rêves ? Je me suis réveillé ce matin alors que j’étais en train d’en faire un très curieux. Trois événe­ments plus ou moins intriqués en un même lieu, qui ressem­blait beau­coup au bloc opéra­toire de la clinique où j’ai long­temps traîné mes bottes (ceci dit, je n’ai jamais traîné mes bottes, je n’en avais pas, sauf celles de jardin...). J’étais là sans savoir ce que j’y étais, spec­ta­teur plus qu’autre chose, mais en blouse blanche. D’abord un jeune adulte venait s’y faire endor­mir, puis plus tard, il se réveillait seul sur la table d’opé­ra­tion, sans personne dans la salle avec lui, l’anes­thé­siste et son infir­mière étaient déjà partis s’oc­cu­per de quelqu’un d’autre, de même que le chirur­gien. Et puis tout d’un coup en reve­nant dans cette salle (qu’a­vais-je fait entre­temps ? mystère), je le retrouve debout, un gobe­let en carton à la main, en train d’es­sayer d’uri­ner dedans, à la demande (comment en suis-je si sûr ?) de l’anes­thé­siste de nouveau reparti... J’es­saie de lui faire comprendre qu’il doit rester allongé, mais il s’en moque, finit par pisser et pose son gobe­let au sol, contre un mur. Je le retrouve un peu plus tard sur son lit qu’il a ramené lui-même dans la salle d’op au lieu d’al­ler s’y instal­ler dans le hall du bloc ! Il nous tourne le dos, à moi et à une jeune femme allon­gée nue sur le sol. Une petite brune aux cheveux courts et ondu­lés, juste mignonne, assez mince, ni maigre ni grosse, agréable à regar­der, à qui on a envie de prendre la main pour lui deman­der ce qui ne va pas. Elle se plaint, ne pleure pas mais est désem­pa­rée. Comment sais-je qu’elle a pour rôle de remettre en formes, au sens esthé­tique du terme, des femmes qui veulent se plaire ? Masseuse, coach spor­tif ? Je l’ignore mais j’ai cru le comprendre, mais ce que j’en­tends surtout, c’est son désar­roi : si elle est vrai­ment agréable à regar­der, ses cuisses un peu trop rebon­dies, excès de graisse ou cellu­lite, la déso­lent, et c’est vrai, elles détonent ! J’ai l’im­pres­sion que ce ne sont pas les siennes, seul bémol à son charme. Mais sous une jupe ou un panta­lon, qui le remarque­rait ? Dommage que je ne sois pas capable de vous faire un dessin d’elle, vous verriez que je n’ai pas toujours tort... Après avoir tenté de la rassu­rer, debout face à elle nue comme un ver, l’opéré assis dans son lit et nous tour­nant le dos, rêvant lui-même à je ne sais quoi, je m’al­lon­geai sur elle (tout habillé et en tout bien tout honneur), la tête au niveau de ses seins, mais juste pour être proche de son visage, pas pour m’oc­cu­per d’eux, et tenter, en étant plus près, de la convaincre qu’une solu­tion devait pouvoir se trou­ver et qu’elle n’avait pas de raison de déses­pé­rer. Pourquoi me suis-je allongé sur elle plutôt que de la rele­ver ? Peut-être parce que je n’au­rais alors pas eu cette proxi­mité des visages pour la regar­der dans les yeux, sa taille étant bien moindre que la mienne, ce qui m’au­rait donné l’im­pres­sion de la domi­ner alors qu’en m’al­lon­geant, je me mettais à son niveau ?
Là-dessus, sans savoir si je l’ai convain­cue, je me retrouve dans la pièce voisine, celle où le person­nel du bloc s’oc­cupe du maté­riel. Je suis main­te­nant un lycéen (on dirait main­te­nant un "collé­gien"). J’ex­plique à ces dames que je ne sais plus dans quelle classe je suis ni dans quelle salle je dois me rendre. Je suis en sixième. Mais non, en cinquième puisque j’étais premier de la classe l’an­née précé­dente, en sixième, leur dis-je. Et je me réveille !

Drôle de rêve, vous disais-je !

 

Oh, j’avais oublié ! Depuis quelques mois, mon épouse arrive à me trou­ver de temps à autre des huitres sur le marché du vendredi au village. Depuis plus de 40 ans, j’avais l’ha­bi­tude de les ouvrir avec dans la main un chif­fon plié ou plus récem­ment un gant épais qu’on utilise pour sortir les plats du four, et un couteau à huitres à manche en plas­tique avec une lame large, usten­sile bien en main. Jamais je ne m’étais blessé en les ouvrant, que ce soit en les attaquant sur le côté ou par le talon. Il y a quelques mois, mon épouse m’a acheté un kit incluant un couteau à lame étroite, parfait car plus effi­cace que le précé­dent, et une base en plas­tique souple avec un rabat permet­tant à la fois de coin­cer l’huitre et de proté­ger la main, un retour passant au-dessus du pouce. Inat­ten­tif tout à coup, hier midi, j’ai ouvert une huitre, puis deux sans inci­dent, mais à la troi­sième, le couteau a ripé et ma main était pouce par-dessus le rabat, non protégé donc. La pointe du couteau n’a eu aucune diffi­culté à plon­ger dans le gras du pouce ! En temps normal, ça ne m’au­rait pas perturbé plus que ça (je m’étais déjà large­ment fendu la pulpe du même pouce il y a une ving­taine d’an­nées, avec un Opinel bien aiguisé), mais aujourd’­hui, sous anti­coa­gu­lant, j’étais moins rassuré ! Vite à la salle de bains pour pouvoir prendre un coton démaquillant et compri­mer, puis imbi­ber ce coton d’an­ti­sep­tique. Ah, ça saignait bien dès que je relâ­chais pour voir ! Restait à trou­ver comment placer un panse­ment assez compres­sif pour être effi­cace sur cette plaie carré­ment en travers de la pulpe, de 8 mm de large envi­ron... Au milieu du stock de panse­ments dont certains doivent avoir plus de trente ans, et devraient déjà être passés à la poubelle, nous en avons trouvé un étroit qui a fait le boulot, puis un plus large pour renfor­cer. Comment m’y étais-je pris pour mettre du sang un peu partout sur le lavabo ? En secouant la main proba­ble­ment, après avoir enlevé le coton ??? Il ne me restait plus qu’à ouvrir les huitres restantes. Le panse­ment s’est un peu taché de sang, le pouce était doulou­reux au rythme de mon pouls, j’étais surtout gêné, et je le suis encore, par le fait que je ne peux plus me servir de ce pouce, de crainte de rouvrir la plaie. Hier soir, j’ai pu chan­ger seul ce panse­ment. Le doigt est un peu endo­lori, la plaie a semblé propre, elle n’avait en fait qu’à peine saigné, une fois compres­sée. Un peu gênant quand même pour mon brico­lage...
J’es­père main­te­nant que ça guérira vite et surtout que la plaie ne s’in­fec­tera pas !

L'hiver est arrivé !

Nous avions eu quelques gelées mati­nales, bien légères, avant que le vent du sud nous ramène de la douceur, puis le vent du nord est revenu, et une toute petite averse de neige est passée dans l’après-midi de dimanche. Lundi matin, il y en avait envi­ron deux ou trois centi­mètres dans les champs, près d’un col à envi­ron 700 mètres d’al­ti­tude. Hier, nous avions remarqué que certains sommets, de 1000 m envi­ron, alen­tour étaient blancs, et cette nuit, il a neigé ici et sur la plaine, un centi­mètre dans le jardin, plus par endroits, et tout à l’heure, quelques flocons tombaient encore par moments. Un petit vent froid souffle, ne donnant pas très envie de mettre le nez dehors ! La tempé­ra­ture est à peine au-dessus de zéro ce matin.

En ce moment, les mésanges qui se souviennent qu’on les a nour­ries l’an dernier viennent se mani­fes­ter devant les fenêtres pour nous rappe­ler qu’on devrait recom­men­cer à leur propo­ser des graines...

Il y a deux semaines, je suis allé en début d’après-midi amener la voiture chez le gara­giste pour l’échange des roues et une révi­sion avant l’hi­ver. Il m’a proposé de me rame­ner la voiture après travaux. Bonne idée ! Le retour à pieds, bien que ne faisant qu’en­vi­ron 300 à 350 mètres, s’est fait en trois étapes !!! Bien sûr, j’ai commencé à marcher d’un bon pas, comme je faisais avant... et avant même d’ar­ri­ver au chemin descen­dant vers la maison, j’avais envie de m’as­seoir pour souf­fler un peu : plus mal en point au niveau muscu­laire qu’au niveau du souffle, mais les deux ensemble ça faisait trop. Je me suis arrêté pour m’ap­puyer sur le bord du muret du voisin, puis de nouveau une cinquan­taine de mètres plus loin, avant de faire la dernière étape et de m’écrou­ler sur une chaise !

Bref, si dans la maison, et dans une moindre mesure dans le jardin, j’ar­rive à bouger à peu près "comme avant", quitte à faire des pauses et à frac­tion­ner mon temps de brico­lage, je ne suis pas près de récu­pé­rer une acti­vité exté­rieure comme je l’es­pé­rais.

Quand je pense qu’à peine ma tumeur déce­lée, j’avais en projet de reprendre un an plus tard des balades à tandem ! Je ne suis pas remonté sur un vélo depuis plusieurs années main­te­nant, si on excepte les dix minutes de vélo d’in­té­rieur chez la kiné cet été, à chaque séance. Et j’ai toujours cepen­dant l’idée de rentrer le vélo et le home-trai­ner pour m’y mettre.

Trop de projets ? Du brico­lage un peu plus lourd que jusqu’ici, des maquettes à peindre et monter, les anciennes photos à scan­ner, d’autres à prendre sur pelli­cules puis déve­lop­per et scan­ner pour tester la collec­tion de reflex anciens, clas­ser ensuite tout ça... sans comp­ter une tenta­tive de modi­fier le code d’une exten­sion de généa­lo­gie pour un de mes sites qui n’avance pas et me prend ces jours-ci tout mon temps !

Tant pis, je n’au­rai pas le temps d’al­ler faire de la luge ou du ski ! ;-)